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    Economie

    Après les attentats à Paris, le secteur de l’hôtellerie est inquiet

    media Patrouille de police près de la place de la République, à Paris, deux jours après les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis vendredi 13 novembre. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

    Spectacles et manifestations sportives et culturelles annulés, musées fermés, certaines des mesures prises dans le cadre de l'état d'urgence après les attentats peuvent poser problèmes aux touristes. Une situation qui inquiète notamment les professionnels de l’hôtellerie.

    Deux jours après les attentats à Paris, le terminal 2E à l'aéroport Charles-de-Gaulle n'est pas très encombré. Parmi les touristes arrivant de l'étranger, certains ont l'air déçu. « Les musées, les restaurants, les salles de spectacle ne tournent pas, regrette ainsi une dame. C’est pour ça qu’on vient à Paris, non ? » Venue de Bulgarie, une autre a l’air désemparée : « Je pense que ce sera un peu bizarre. Je venais pour une conférence et elle a été annulée. Maintenant, je me demande ce que je vais pouvoir faire. Les magasins sont fermés, les musées aussi… »

    Un Hispano-Américain se veut pragmatique. Les désistements après les attentats lui ont facilité le voyage, dit-il. « J'étais à Atlanta et le vol n'était pas complet. Beaucoup de gens ont le sentiment du danger et ils annulent leur vol. J'étais persuadé qu'il y aurait beaucoup de monde, mais non. Il est très facile de se rendre en France, il n'y a pas beaucoup de voyageurs », confie-t-il.

    Ce sentiment de danger est perceptible aussi dans les transports en commun. « Nous avons remarqué qu’il n’y a pas de postes de contrôle. N’importe qui peut se faufiler dans le bus. La tension est là, elle est remarquable. Ce matin, j’ai pris le métro, il était presque vide », rapporte ainsi Stanislas, un touriste burkinabè qui s’apprête à quitter la capitale.

    Pour le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et des loisirs, les attentats de vendredi sont un coup dur. Outre les fermetures liées aux recommandations de prudence des autorités, les professionnels s’inquiètent de la baisse de fréquentation, se préoccupent de sécurité et envisagent avec inquiétude la période des fêtes de fin d'année. « L’idée d’avoir du personnel supplémentaire de sécurité ne changera rien à la situation. Par contre, éviter les mouvements de foule à la sortie des établissements, c’est extrêmement important, admet Rebecca Le Chuinton, déléguée générale de la Chambre syndicale des cabarets artistiques et discothèques. Les fêtes de fin d’année, c’est demain. Donc ça se prépare des mois à l’avance. » « Effectivement, il va y avoir quelques problèmes. Ca, tout le monde le sait », prédit-elle déjà.

    Didier Chenet, président du syndicat national des hôteliers restaurateurs cafetiers et traiteurs, prévoit des difficultés financières pour certaines entreprises. « Face aux difficultés que nous allons rencontrer, nous allons voir comment, avec les pouvoirs publics, nous pourrons mettre en place un plan de sauvegarde d’un certain nombre de nos entreprises, parce qu’il est évident que certaines vont être confrontées à des difficultés, dans la mesure où le mois de décembre est un mois extrêmement important. Cela représente pour certaines entreprises près de 20 % de leur chiffre d’affaires. Il est donc extrêmement important de faire en sorte que la situation économique ne soit pas fragilisée », explique-t-il.

    Mais pour l'instant, nous sommes dans le brouillard, avouent les responsables d'un secteur qui emploie près de 200 000 personnes à Paris.

    ■ Trêve sociale pour cause de deuil
     

    Avec l'instauration de l'état d'urgence les manifestations sur la voie publique sont interdites. Les syndicats d'Air France ont donc levé leur appel à manifester jeudi 19 novembre à l'occasion d'un nouveau comité central d'entreprise. D'ailleurs, même sans cette contrainte, pour le responsable de Force Ouvrière, «il y a un temps pour tout et là ce n'est vraiment pas le moment». Les syndicats d'Air France doivent décider dès lundi de la suite à donner à leur action. De même les aiguilleurs du ciel qui devaient cesser le travail tous les matins à partir de mardi ont suspendu leur préavis de grève. Quant aux médecins libéraux pour lesquels cette semaine devait marquer un temps fort de la protestation contre le projet de loi sur la santé ils ont, dès vendredi soir, à l'annonce de très nombreux blessés à Paris, levé leur mouvement de fermeture des cabinets. L'intersyndicale des personnels de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, dont les mandants se sont retrouvés en première ligne après les attentats, ont bien sûr immédiatement suspendu leur appel à la grève pour mardi prochain.

     

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