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    Economie

    Charbon: la fin de l'âge d'or

    media Les mineurs finissent le dernier quart de travail avant la fermeture à la Fosse Kellingley dans le Yorkshire, nord de l'Angleterre, le 18 Décembre 2015. La fermeture de la mine dans le Yorkshire clôt un chapitre de l'histoire NIGEL RODDIS / POOL / AFP

    Le charbon, la principale énergie fossile qui a permis la révolution industrielle du XIXème siècle, n’a plus la cote. Bien qu’encore très utilisé, l’âge d’or du « charbon roi » semble bien révolu. Un récent rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) explique ce déclin par la conjonction de plusieurs facteurs, liés au constat que le charbon est l’énergie fossile qui émet le plus de gaz carbonique et qu’elle est donc la ressource énergétique qui contribue le plus au réchauffement climatique.

    Le charbon, qui a été la seconde source énergétique de l’humanité derrière le pétrole et le premier producteur d’électricité, est aujourd’hui considéré, avec ces 44% d’émissions de gaz carbonique (35 % pour le pétrole, 20 % pour le gaz), comme l’énergie qui contribue le plus fortement au réchauffement climatique.

    Avec le renforcement des politiques environnementales, réaffirmé par « l’Accord de Paris » (Accord mondial pour contenir le réchauffement climatique en dessous de 2° Celsius), récemment adopté par tous les pays du monde dans le cadre de la COP21, de nombreux pays se désengagent de cette ressource ou prévoient de le faire dans les prochaines décennies.

    Le ralentissement de la consommation de charbon

    D’après le rapport annuel de l’AIE sur le marché du charbon, publié une semaine après l’adoption de « l’Accord de Paris », la planète devrait consommer 5,8 milliards de tonnes de charbon en 2020, soit une baisse de plus de 500 millions de tonnes par rapport aux estimations précédentes. La croissance de la demande mondiale va ainsi ralentir à une moyenne annuelle de 0,8 % jusqu’en 2020 et la part du charbon dans la production d’électricité va diminuer. L’Agence considérant que la croissance de la demande mondiale de charbon s’est arrêtée en 2014.

    Pour l’Agence internationale de l’Energie, plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer ce retrait du charbon. Il y a les nouvelles exigences environnementales qui préconisent la diminution de l’usage des énergies fossiles et notamment du charbon pour lutter contre le réchauffement climatique et la montée en puissance des énergies renouvelables. Mais aussi une conjoncture favorable due entre autres au prix historiquement bas du cours du pétrole (entre 31 et 36 dollars le baril) et donc du gaz, le principal concurrent du charbon pour la production d’électricité, et surtout une diminution de l’appétence chinoise pour le charbon.

    La transformation de la Chine

    La Chine est le premier consommateur mondial de charbon avec plus de 4 milliards de tonnes par an et engloutit à elle seule la moitié des ressources mondiales en charbon. Elle produit avec cette énergie 70 % de son électricité mais connaît un fort ralentissement de sa croissance économique qui l’a amenée à développer une économie davantage axée sur les services au détriment d’une industrie lourde très gourmande en énergies fossiles.

    De plus, le géant asiatique, victime de graves pollutions intérieures dues principalement à son activité charbonnière, s’est engagé ces dernières années dans la lutte contre le changement climatique et a procédé à de nombreuses transformations en modernisant notamment ses centrales à charbon pour les rendre moins polluantes. Ces mesures qui visent à économiser 100 millions de tonnes de charbon brut devraient empêcher le rejet dans l’atmosphère de 180 millions de tonnes de gaz carbonique chaque année.

    La Chine s’est engagée à stabiliser ses émissions de gaz carbonique autour de 2030, considérant qu’elle a besoin du charbon pour son développement d’ici là et qu’ensuite cette tendance s’inversera au profit d’énergies renouvelables. Des régions fortement dépendantes du charbon comme le Shanxi (40 millions d’habitants) a vu son PIB n’augmenter que de 2,8 % cette année, très en dessous de la croissance nationale. Un conglomérat minier du Heilongjiang (nord-est) a annoncé le licenciement de 100 000 personnes. Même si le gouvernement a commandé le lancement de 150 nouvelles centrales à charbon, le pays se désengage progressivement de cette ressource énergétique tout en essayant de préserver la stabilité sociale et économique de régions encore très dépendantes du charbon.

    Le dernier eldorado du charbon

    Bien que la tendance mondiale est au désengagement progressif, et que de nombreuses banques et institutions ont décidé de ne plus subventionner le charbon, l’Inde qui est le troisième émetteur mondial de dioxyde de carbone et qui dépend de cette ressource pour les deux tiers de ses besoins énergétiques, entend continuer à développer son extraction. Au surlendemain de la conclusion de « l’Accord de Paris », un haut fonctionnaire indien de l’énergie, Anil Swarup, disait : « l’environnement n’est pas une chose négociable et nous y sommes extrêmement attentifs, mais notre dépendance vis-à-vis de la houille se poursuivra. Il n’y a pas d’alternative possible ».

    L’Inde a toujours l’intention de doubler sa production de charbon d’ici à 2020 et de s’appuyer sur cette source d’énergie pendant les décennies à venir. Pour l’AIE, l’Inde deviendra le deuxième consommateur mondial de charbon et le premier importateur de charbon thermique, mais l’AIE estime que cette consommation restera insuffisante pour contrebalancer significativement la tendance générale.

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