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    Economie

    Areva: le plan de sauvetage est lancé

    media Le siège du groupe Areva, quartier de la Défense, à Paris. Reuters/路透社

    Areva, l’ancien fleuron du nucléaire français, n'a plus guère aujourd'hui que son nom pour briller. Le groupe, né il y a quinze ans de la fusion entre Cogema et Framatome, est en grande difficulté financière. Le sauvetage d’Areva passera par une recapitalisation du groupe à hauteur de cinq milliards d’euros, et par la vente de l’activité réacteur à EDF.

    « Le conseil d’administration a pris acte que l’Etat participera à la recapitalisation d’Areva. Un enveloppe d’augmentation de capital de cinq milliards d’euros », écrivait dans son communiqué l’ancien géant français du nucléaire mercredi 27 janvier aux alentours de 22h. Une augmentation de capital pour remettre les comptes du groupe sur le droit chemin, et poursuivre la restructuration d’Areva. L’Etat premier actionnaire - avec près de 87% des parts - participera, mais il ne sera pas le seul. D'autres investisseurs seront associés.

    Lesquels et à quel niveau ? Pour l'instant nous n'avons pas de détails. On se souvient qu'en novembre dernier, il y avait eu des discussions avec la compagnie nucléaire nationale chinoise, groupe public chinois, sans plus de précision. Areva communiquera ses résultats et donc ses besoins en financement après la présentation fin février de ses résultats pour 2015. Ils étaient estimés à quelque sept milliards d'euros à l'horizon 2017. En 2014, le groupe avait enregistré près de cinq milliards d'euros de perte.

    EDF, nouveau chef de file du nucléaire français

    L’électricien deviendra après ce rachat la tête de pont du nucléaire en France. L’activité réacteur, c'est l'activité la plus rentable d'Areva. Mercredi soir, à l'issue des conseils d'administration des deux groupes, Areva comme EDF ont fait savoir que l'électricien avait fait une offre de deux milliards et demi d'euros. Une somme qui pourra être revue à la hausse si dans deux ans, en 2018, les résultats de l'activité réacteur s'avèrent meilleures que prévu. Alors EDF remettra 350 millions d'euros au pot. A la hausse ou à la baisse si les besoins en fonds de roulement sont plus importants que prévu. EDF conditionne toutefois son offre au règlement du dossier de de l'EPR d'OLKILUOTO3 en Finlande

    L’EPR finlandais Olkiluoto3 : un cauchemar pour Areva

    A l'époque, en 2005, la construction de ce réacteur EPR nouvelle génération devait être le premier d'une longue série. La commande avait même été jugée vitale pour crédibiliser les projets de croissance d'Areva. Mais le chantier s'est révélé être un bourbier sans nom. Le réacteur aurait dû être mis en service en 2009, il ne le sera pas avant 2018. Les retards se sont accumulés, tous comme les surcouts liés à ce projet. En tout Areva a dû provisionner, mettre de côté quatre milliards six cents millions d’euros, soit plus que le prix de vente du réacteur fixé à trois milliards. EDF refuse naturellement d'assumer les risques financiers et juridiques liés à ce projet, et demande à ce que le schéma d’immunisation soit finalisé pour s’engager plus avant.

    Areva ou la chute d’un géant mondial du nucléaire

    Le chantier de cet EPR, c'est une mésaventure de plus pour Areva qui a enchainé les difficultés ces dix dernières années. Areva pourtant avait tout pour plaire. Le géant est né de la fusion entre Framatome et Cogema. C’était en 2001. L’idée était ambitieuse. Avec Anne Lauvergeon à sa tête, le groupe avait pour but de devenir un champion intégré du nucléaire. Maitrisant toute la chaine de production de l'atome : de l'extraction du minerai au traitement des déchets en passant par la construction des centrales.

    Mais le groupe a vu trop grand, a fait de mauvais investissements, notamment en rachetant le groupe canadien Uramin à prix d'or en 2007. Un investissement aussi lourd que malheureux. Puis en 2011, la catastrophe de Fukushima, dans la foulée du tourbillon de la crise financière. Coup difficile pour l'ensemble du secteur, pour les cours de l'uranium, le coup de trop pour Areva qui déjà très endetté n'a pas depuis réussi à sortir la tête de l'eau. L’ancien fleuron a lancé en mai dernier le plus grand plan de restructuration de son histoire, les marchés semblaient croire au plan de sauvetage tout juste annoncé. Le titre Areva progressait de 11% à l'ouverture jeudi 28 novembre à Paris.

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