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    Economie

    La colère des agriculteurs ne retombe pas

    media Des agriculteurs brûlent des pneus pour protester contre la baisse des prix, à Tinténiac est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, le 28 janvier 2016. REUTERS/Stephane Mahe

    Les agriculteurs expriment de nouveau leur colère. Les premières manifestations ont démarré en début de semaine par la Bretagne, puis se sont propagées à d'autres départements voisins pour ensuite gagner l'Auvergne ou encore l’Aveyron. Eleveurs et producteurs alertent une nouvelle fois l'exécutif sur la dégradation de leur situation économique. L'annonce, mardi, d'un ajustage du plan de soutien à l'élevage par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll n’a pas calmé pas leurs inquiétudes.

    Les manifestations s'enchaînent et aucune solution ne semble apporter le soutien attendu, de plus en plus d'exploitations sont exsangues... Pour quelles raisons ?
    La crise est multifactorielle et l'agriculture française n'est pas la seule à connaitre des difficultés. En France, les éleveurs de porc, de viande bovine et les producteurs de lait sont particulièrement touchés. Ils subissent de plein fouet la chute des prix. Actuellement, les prix payés aux agriculteurs pour leurs produits sont plus bas que leur coût de production, en somme ils travaillent à perte. Une situation intenable d'autant que la majeure partie d'entre eux sont endettés par de lourds investissements. Certains évoquent même un « état d'urgence de l'agriculture ».

    Passé ce constat, quelles sont les raisons de cet effondrement des cours ?
    Trois grands facteurs : La guerre des prix avec l'industrie de la transformation et de la grande distribution, l'embargo Russe sur l'agroalimentaire européen et la fin des quotas laitiers, tout cela sur fond de crise sanitaire dans les élevages de canards et chez les bovins.

    En ce qui concerne la guerre des prix, le bras de fer avec les industriels du secteur ne date pas d'aujourd'hui. Malgré de nombreuses réunions et de multiples engagements qui devaient garantir un prix minimum d'achat aux agriculteurs, force est de constater que c'est peu ou pas respecté... Que ce soit pour le porc, le boeuf ou le lait, les prix sont très bas. Le cours du porc, fixé à 1,40 euro l’été dernier, avoisine 1,10 euro depuis deux mois.

    Quant à l'embargo russe décrété en 2014, il a été un coup de frein aux exportations de viande touchant en plus des éleveurs, les producteurs de fruits et légumes.
    Sans oublier la fin des quotas laitiers. En place depuis 2015, elle a ouvert la voie à l’exportation et notamment au marché chinois. Pour y répondre, les exploitations ont dû s'agrandir, les fermiers ont dû s'endetter pour investir. Le problème est que tous les Européens se sont engouffrés dans la brèche et aujourd'hui il y a surabondance de lait, donc les prix s'écroulent.

    Le politique semble impuissant dans cette crise

    Que demandent les agriculteurs pour mettre un terme à cette spirale infernale ?
    Les producteurs français réclament des mesures structurelles face à l'effondrement des cours, comme l'étiquetage de la provenance de la viande, l'arrêt des distorsions de concurrence au niveau européen, mais aussi un vrai socle de garantie des prix entre les différents acteurs de la filière. Ils ne veulent plus d'aides publics, mais exigent de vrais changements dans les pratiques.

    Pourtant le ministre de l'Agriculture a annoncé ce mardi que le gouvernement allait débloquer 290 millions d'euros d'aides supplémentaires. Au total, 700 millions d'euros doivent être débloqués d'ici la fin 2017, actuellement 180 millions ont été versés. Une goutte d'eau dans un océan... car selon les producteurs de porcs il leur faudrait 600 millions d'euros pour sortir la tête de l'eau. En moyenne, une exploitation porcine perd actuellement entre 6 à 8 000 euros par semaine.

     

     

    Le plan de soutien à l'élevage, annoncé en juillet dernier, n'a pas réglé la crise, elle s'est même amplifiée. De nombreuses exploitations ne résistent pas à ce raz de marée. En Bretagne, il y aurait 5 exploitations par semaine qui disparaîtraient et si aucune solution n'est trouvée, la France, grande nation agricole, pourrait perdre 30 à 40% de ses éleveurs porcins, bovins et producteurs laitiers.

     

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