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    Economie

    Automobile: après tout le monde, Renault débarque en Chine

    media Des employés de l'usine Renault de Wuhan inaugurée en Chine le 1er février 2016. REUTERS/Darley Shen

    Renault a inauguré ce lundi 1er février sa première usine en Chine. Le constructeur automobile français arrive tardivement sur le premier marché automobile mondial, des années après les autres grands constructeurs étrangers, déjà bien implantés.

    De notre correspondante à Shanghai,

    Il était temps. Renault a inauguré lundi 1er février sa première usine en Chine. Le constructeur automobile français a choisi de s'installer dans le centre du pays, dans la ville de Wuhan, qui est également le fief d’un autre Français en Chine, PSA.

    Mais Wuhan, c'est surtout le territoire du Chinois Dongfeng. Pour produire dans l’empire du Milieu, les constructeurs étrangers sont obligés de monter des co-entreprises avec des locaux. Ils n’ont pas d’autre choix que de produire en commun.

    A Wuhan, Dongfeng est l'allié de PSA depuis 1992, le Chinois est d'ailleurs entré au capital du Français. Dongfeng, c'est aussi le partenaire de Nissan et maintenant de Renault. L'accord a été signé en décembre 2013.

    Cette première usine Renault compte plus de 2 000 employés. Elle commencera à produire d'ici fin mars le nouveau modèle de la marque, un crossover – un 4X4 de ville – baptisé Kadjar. 150 000 voitures devraient sortir de ses chaînes de production chaque année.

    L'ambition de Carlos Ghosn, le patron du groupe Renault-Nissan, c'est de capter à terme une part de marché de 3 %. Sur un marché chinois de plus de 20 millions de voitures par an, cela représente 600 000 voitures. Ce chiffre correspond à ce qu'ont vendu l'an dernier Renault et Dacia en France, tous types de véhicules confondus.

    Une arrivée tardive

    La question que tout le monde se pose, c’est celle du timing. Renault n’arrive-t-il pas trop tard sur le marché chinois ? Tous les grands constructeurs étrangers sont présents et bien implantés depuis une quinzaine d'années.

    Aussi, la marque au losange débarque au moment où le premier marché de l'automobile commence justement à se tasser. Sa croissance reste tout de même honnête, autour de 5 %.

    Mais elle va devoir se battre pour se faire une place. Carlos Ghosn l'a d’ailleurs reconnu lundi : « On arrive tard, mais on a un bon produit. » Il est vrai que les SUV se vendent très bien en Chine.

    Ce qui est dommage dans la stratégie de Renault, c'est que l’entreprise s'est installée dans le pays en 1992 et qu'elle a quitté le marché dix ans plus tard, en 2002, pensant que l'investissement n'en valait pas la peine. Elle avait alors choisi de se développer au Brésil et en Russie, des marchés qui s'essoufflent aujourd'hui.

    Ce choix a fait passer le constructeur à côté du premier marché mondial, mais il a sa petite idée pour compenser cette bourde stratégique. Le constructeur annonce qu'il va vite rattraper son retard, et cela grâce à son partenaire Nissan. Ce dernier produit sur place depuis 2003 et a vendu 1,25 million de véhicules en Chine l'an dernier.

    Le site de Renault à Wuhan est un copié-collé de l'usine voisine de Nissan. Le Français va bénéficier du même réseau de fournisseurs et ses ouvriers ont été formés durant quatre mois chez Nissan en Chine. Une synergie qui limite les coûts et les risques de cette arrivée tardive.

    Renault compte aussi jouer la carte de l'électrique, avec une berline quatre portes qui sera commercialisée sous une marque du chinois Dongfeng. Cette voiture électrique sera produite à partir de 2017, à un rythme de 10 000 unités par an. Et elle sera exclusivement destinée au marché chinois.

    Dans sa lutte contre la pollution, Pékin encourage le développement de l'électrique. La demande est pour l'instant plus forte que l'offre. C'est donc le moment de se positionner sur ce créneau.

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