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    Economie

    Inquiétudes en Europe sur les créances douteuses des banques

    media Quartier de la City, à Londres, centre financier de la capitale britannique. REUTERS/Toby Melville

    Les créances dites douteuses sont ces prêts qui risquent de jamais être remboursés. Elles sont « bien trop élevées », estime Klaus Regling, le patron du fonds de soutien de la zone euro (MES). Ces créances ont plus que doublé depuis 2009 pour atteindre aujourd'hui plus de 900 milliards d'euros.

    Les créances douteuses des banques européennes restent « bien trop élevées » et continuent de peser sur leur rentabilité, même si elles cessent d'augmenter, a déclaré mercredi Klaus Regling. Ces créances douteuses, ou prêts non performants, « sont élevées, autour de 900 milliards d'euros, mais elles n'augmentent plus », a relevé le patron du Mécanisme européen de stabilité lors d'une conférence donnée à Londres.

    « Ce qui est positif, c'est que les provisions (des banques) sont aussi relativement élevées », et qu'ainsi le ratio de couverture de ces créances s'est stabilisé au « niveau adéquat de 52% », a-t-il ajouté. Mais « il ne s'agit pas de dire que nous pouvons nous reposer sur nos lauriers », car ce stock de 900 milliards d'euros est « bien trop élevé », « cela limite la croissance du crédit et la rentabilité ».

    Pour Christophe Dispas, professeur de Finances à Skema Business School, « cela reflète une fragilité que l'on observe déjà depuis un certain nombre d'années au niveau du secteur financier européen. » Il développe : « Au niveau des Etats-Unis, après la crise financière [2008, ndlr], des mesures extrêmement fortes ont été prises très rapidement. En terme de recapitalisation, en terme de création, de ce que l'on appelle les "bad banks", les mauvaises banques, on a un peu isolé toutes les créances douteuses. Au niveau européen, c'est un processus qui a pris beaucoup plus de temps. » 

    Les créances ralentissent le crédit et donc l'économie

    Et Klaus Regling d'enchaîner : « Ces prêts sont inégalement répartis, les deux tiers (d'entre eux) concernent les pays du sud et l'Irlande. S'efforcer activement de les réduire libérera des montants significatifs de capital pour de nouveaux prêts, particulièrement dans ces pays ».

    Christophe Dispas confirme : « Aujourd'hui, en ayant les créances douteuses toujours dans le portefeuille des banques, celles-ci ont des marges de manoeuvre beaucoup plus limitées pour faire du crédit et donc pour soutenir l'économie réelle. »

    Dans ce discours distribué à la presse européenne, le patron du MES se livre à une comparaison du redressement du secteur bancaire américain avec celui de son homologue européen, depuis la crise des subprimes de 2008.

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