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    Economie

    France: un fonds d’investissement chinois rachète les terres du Berry

    media Hongyang vient de racheter 1500 hectares dans trois communes du Berry. GettyImages / Cyrille Gibot

    Depuis quelques mois, un mystérieux fonds d'investissement chinois achète à prix d'or des terres agricoles à des paysans endettés du Berry. Des transactions qui se font dans la plus grande discrétion. On connaissait l'intérêt des Chinois pour les vignobles bordelais et bourguignons, mais pas pour cette région du centre de la France.

    Le mystérieux acheteur se nomme Hongyang, et son site internet délivre peu d’informations. Ses capitaux viennent de Hong-Kong, son siège est basé à Pékin et serait spécialisé dans les équipements pour stations-service. Pourtant, cette société chinoise vient d'acheter près de 1 500 hectares de terres agricoles dans trois communes du Berry : Clion, Châtillon et Vendoeuvres. Plus d’une centaine sur les deux premières communes et un millier pour la dernière. Une quatrième exploitation serait en négociation. A ce rythme-là, le seuil des 5 000 hectares pourrait être atteint.

    C'est grâce à un vide juridique que les Chinois ont pu réaliser ces acquisitions. Les mandataires ont proposé aux agriculteurs berrichons de transformer leur exploitation en sociétés agricoles, pour ensuite leur racheter 98 % des parts sociales. Un tour de passe-passe qui permet de contourner la Safer, le gendarme rural qui veille au grain. Elle dispose d'un droit de préemption sur toutes les transactions agricoles, mais à condition que la vente concerne 100 % des parts, ce qui dans cette configuration n'est pas le cas. Ainsi la transaction échappe à l'organe de contrôle.

    De quoi faire réagir les Safer, qui ne peuvent que constater leur impuissance. Face à l’avidité de certains acheteurs, elles réclament dans un communiqué du 7 avril que la législation soit revue et que la règle soit la même pour toute transaction, peu importe le mode de cession. Au-delà de la règle, ces ventes posent le problème de la sécurité alimentaire du pays et représentent une menace pour le modèle agricole de demain.

    Des motivations inconnues

    Chacun s'interroge sur les motivations de ces investisseurs d'autant que pour le moment aucune demande d'autorisation d'exploitation n'a été formulée auprès de la Chambre d’agriculture. De quoi intriguer davantage. Quant à l’objectif poursuivi par le fonds d’investissement chinois, tout reste flou. Des salariés agricoles devraient y travailler pour une production destinée à l’exportation, sous la condition de l’obtention d’une autorisation d’exploitation délivrée par la préfecture.

    Il est donc urgent de légiférer, car le fonds d'investissement dispose d'arguments financiers redoutables avec des propositions de rachat bien au-delà des prix pratiqués. Certains évoquent 12 à 15 000 euros l'hectare, contre 4 000 euros, le prix actuel.

    Si cette surenchère peut représenter une aubaine pour les anciens qui partent à la retraite, c'est a contrario le début d'un cauchemar pour les jeunes exploitants qui s'installent. L'espoir de s'agrandir et d'acheter de nouvelles terres s'envole, tout comme les prix.

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