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    Traité de libre-échange transatlantique: les chances d’aboutir s’amenuisent

    media L’opacité dans laquelle se déroulent les négociations autour du TTIP irrite et inquiète. REUTERS/Kai Pfaffenbach

    Le président américain Barack Obama a effectué une visite de deux jours en Allemagne - les 24 et 25 avril - chez la chancelière Angela Merkel pour vendre le Traité transatlantique, le TTIP, dont les négociations reprennent ce lundi 25 avril à New York pour une semaine de discussion. A l'occasion de cette visite, le président américain s'est entretenu avec les chefs d'Etats européens François Hollande, Matteo Renzi et David Cameron, afin de trouver la voie d'un compromis. Mais les oppositions sont croissantes et la défiance, notamment de la France, pourrait faire avorter le projet.

    Qu’il se nomme TAFTA ou TTIP, il désigne le Traité de libre-échange transatlantique. C’est un projet ambitieux, car il prévoit de réunir les deux plus grandes économies mondiales, Amérique du Nord et Union européenne. L’objectif : libéraliser le commerce entre les 315 millions d’Européens et les 500 millions d’Américains. Si ce nouveau marché voit le jour, il représentera 49% du produit intérieur brut mondial.

    Mais pour que ce gigantesque marché fonctionne, il faut alléger les droits de douane et simplifier les échanges entre les Etats-Unis et l'Union européenne. Ils doivent se mettre d'accord sur de nouvelles normes qui vont toucher différents secteurs tels que l'industrie, l'énergie, la santé, l'agriculture et les appellations d'origine contrôlée; une spécificité française qui valorise les produits du terroir et que les Américains voudraient voir disparaître, car ils les assimilent à une mesure protectionniste, les empêchant de pénétrer nos marchés.

    C’est la 13e séance de travail et on est loin du compte

    De nombreux points de blocage subsistent entre les Etats-Unis et l’Europe. Sur le Vieux continent, les opposants sont très soucieux d'une remise en cause des normes. Celles en vigueur aux Etats-Unis sont beaucoup plus souples que les nôtres, réputées sévères. Ainsi, les poulets américains lavés au chlore, le bœuf aux hormones ou les légumes avec des OGM, qui sont interdits en France, pourraient faire leur apparition dans nos assiettes. De quoi faire bondir les opposants à la malbouffe. Ils redoutent un nivellement des normes par le bas imposé par les multinationales.

    Autre point de désaccord : le refus des Américains d'ouvrir leurs marchés publics. Selon Mathias Fekl, secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, « les marchés européens sont ouverts à plus de 90% et les marchés américains sont ouverts à moins de 50% ». L’Europe refuse de revoir la réglementation de son secteur bancaire, tout comme l'instauration d'une juridiction qui jugerait les conflits commerciaux entre les Etats et les multinationales. En quelque sorte, une institution au-dessus des Etats.

    Si les deux plus grands défenseurs du projet, Barack Obama et Angela Merkel, affirment que cet immense marché relancera l'économie, donc la croissance, créera de nouveaux emplois et favorisera des baisses de prix, de plus en plus de voix s'élèvent pour exprimer des doutes.

    Un problème d'accès à l'information

    L’opacité dans laquelle se déroulent les négociations irrite et inquiète. Les parlementaires ont beaucoup de mal à accéder à l'information. Secrètement gardés, les textes rédigés en anglais ne sont consultables que sur rendez-vous, en présence d'un fonctionnaire qui veille, et pas question de faire des photocopies, seule la prise de note est autorisée. Difficile de saisir les subtilités des centaines de pages qu'il faudrait étudier à la loupe. Enfin, après consultation, le parlementaire est prié de ne pas communiquer ce qu'il a lu.

    Le projet divise et le ton entre les parties se durcit. Les Européens considèrent que le projet d'accord présente un déséquilibre en faveur des Etats-Unis. La France se montre de plus en plus ferme. Mathias Fekl affirme qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir, « si tel était le cas, les négociations s'arrêteront ». François Hollande a d’ailleurs prévenu : « Si il n'y a pas de réciprocité, si il n'y a pas de transparence, si pour les agriculteurs il y a un danger, si on n'a pas accès aux marchés publics et qu'en revanche les Etats-Unis ont accès a tout ce que l'on fait ici, je n'accepterai pas ». Si le président américain est persuadé qu'une position commune est possible, la France ne veut pas d'accord au rabais et pourrait faire capoter l’accord.

    Matthias Fekl a d'ailleurs déclaré ce mardi matin que la possibilité de conclure un accord « s'éloigne ». Interrogé sur la radio RTL sur l'éventualité de la conclusion d'un accord avant la fin de l'année, le secrétaire d'Etat français, qui mène les négociations pour la France, a répondu : « Non, je ne pense pas. On s'éloigne d'ailleurs des chances, ou des risques, chacun jugera, de conclusion tout court ».

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