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    Economie

    François Hollande en Roumanie pour renforcer la coopération économique

    media François Hollande et Klaus Iohannis, le président roumain lors d'une cérémonie de bienvenue au palais présidentiel de Cotroceni à Bucarest, le 13 septembre 2016. DANIEL MIHAILESCU / AFP

    François Hollande est en visite officielle ce mardi 13 septembre en Roumanie, quelques jours avant un sommet crucial post-Brexit à Bratislava, en Slovaquie. Une délégation d'une trentaine de chefs d'entreprise fait le déplacement avec lui. François Hollande a plusieurs rendez-vous à caractère économique, notamment l'inauguration de l'usine d'Airbus Helicopters à Brasov (centre de la Roumanie).
     

    Le président de la République française entame une visite d’Etat en Roumanie. Une nouvelle étape avant de relancer le projet européen au sommet de Bratislava le 16 septembre, un projet contrarié par la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

    Il s’agit donc d’une visite très protocolaire, censée renforcer les relations entre les deux pays. La dernière, à ce niveau, remonte à François Mitterrand en 1991. François Hollande visitera un centre de recherche en physique nucléaire. Il inaugurera une usine d'Airbus Helicopters à Brasov, dans le centre de la Roumanie. Il sera accompagné d’une trentaine d’entrepreneurs pour signer de nouveaux contrats.

    Le H215 un hélicoptère « entrée de gamme »

    L’usine Airbus Helicopters fabriquera un appareil « entrée de gamme » tout terrain, économique à l’achat comme à l’utilisation, le H215. Polyvalent, il peut éteindre des incendies, effectuer des opérations humanitaires et de maintien de la paix. Sa construction en Roumanie est un choix évident pour Serge Durand, directeur général d’Airbus Helicopters. « On a une belle histoire de coopération avec la Roumanie. Dans les années 1970, le groupe, qui à l’époque s’appelait Aérospatiale, avait confié la fabrication du Puma sous licence à la Roumanie. 300 Puma y ont été fabriqués. Il y a une compétence ici et des gens qui savent fabriquer ce type d’hélicos. Il se trouve que le H215 c’est le successeur naturel du Puma. C’est ce qui a présidé le choix de la Roumanie. C’est un pays où il y une tradition aéronautique et on veut être présents et pas la concurrence ! »

    Les opérations commenceront dès que des contrats significatifs auront été signés. Avec cet hélicoptère, le groupe espère conquérir de nouveaux marchés, précise Serge Durand : « Nous voulons nous attaquer à des parts de marché d’hélicoptères qui jusqu’à maintenant sont détenus par la concurrence russe ».

    Fiscalité et coût du travail avantageux

    La fiscalité aussi attire les investisseurs français : 16% d’impôt sur les bénéfices des entreprises, c’est un des plus faibles d’Europe.

    Le coût du travail est également compétitif, explique Stéphane Albernhe, Managing Partner chez Archery Consulting. « C’est un des rares pays de l’Europe centrale qui a réussi à conserver une compétitivité forte au niveau des coûts de main d’œuvre et donc à justifier pleinement son statut de pays à bas coût là où d’autres pays ont vu une inflation de leur taux horaire, c’est le cas en Chine. La Roumanie a une tradition d’ingénieurs et de techniciens dans le domaine de la mécanique qui fait qu’il y a des entreprises locales qui font un travail de qualité et à des prix très compétitifs. Cela explique l’attrait de ce pays pour la filière automobile, dans une logique d’assemblage final, comme Dacia ou dans la fabrication de composants et d’équipements». 

    Dacia est une filiale du groupe Renault présente dans le pays. Le constructeur automobile génère 3% de la richesse de cet Etat du sud-Est de l’Europe de quelque 21 millions d’habitants. La Roumanie est un pays francophone. Un Roumain sur cinq parle le Français. La communication est donc facile pour les entrepreneurs. De nombreux étudiants roumains vont étudier en France dans le cadre d’Erasmus. C’est un pays également plus ouvert que ces voisins de l’ex-bloc soviétique.

    Tous ces éléments font de ce pays un partenaire commercial de choix. Stéphane Albernhe : « La France est un partenaire important parce que tout simplement les échanges commerciaux sont importants : 6 à 7 milliards d’euros à peu près équilibrés entre les importations et les exportations. La France est un pays qui a fait le choix de la compétitivité par le haut. Ce n’est pas incompatible. C'est-à-dire, dans un même pays, vous pouvez avoir de la production bas-coût et avoir d’autres industries dans lesquelles vous essayez de développer une industrie haut de gamme et la France est un excellent partenaire pour cela. »

    Les lasers ELI

    Le président de la République ne découvrira pas seulement les produits « entrée de gamme ». Il visitera aussi le centre de recherche des lasers ELI, dans la banlieue ouest de Bucarest. Les applications de ces lasers vont du traitement du cancer à la physique des matériaux, en passant par le retraitement des déchets nucléaires, s’enthousiasme le professeur Nicolae Victor Zamfir, directeur du projet Extreme Light Infrastructure : « Ce seront les laser les plus puissants au monde. Juste pour comparer, c’est 10% de l’énergie du soleil concentré dans un rayon. »

    La présence ce cet institut en Europe de l’Est a aussi des implications géopolitiques poursuit-il : « Jusqu’à présent les grands instituts de recherches étaient en Europe de l’Ouest. Et la création de cet institut avec le financement du gouvernement et de l’Union européenne, 310 millions euros, une grosse somme, va permettre de développer la région. Pas juste sur le court terme pour construire des autoroutes ou des ponts, mais sur le long terme. Nous espérons attirer ici des industries de haute technologie. »

    La visite du chef de l’Etat est aussi l’occasion de confirmer la saison culturelle croisée Roumanie-France 2018-2019, marquant le centenaire de la création de la Roumanie moderne en 1918.

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