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    Economie

    Les Français en majorité opposés à la sortie de l'euro

    media Les Français sont partagés sur l'appartenance de la France à l'Union européenne, mais très majoritairement hostiles à la sortie de l'euro. REUTERS/Kai Pfaffenbach/File Photo

    La dissolution de l'euro, c'est la proposition phare de Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle. Mais qu'en pensent les Français ? Selon une enquête d'opinion Elabe, pour le journal Les Echos, Radio Classique et l'institut Montaigne, ils seraient 72% à ne pas souhaiter sortir de la monnaie unique pour revenir au franc. Un chiffre sans appel, mais, par ailleurs, le sondage confirme la défiance de l'opinion envers les institutions européennes. L'appartenance à l'Union européenne est perçue comme une source d'inconvénients, davantage que comme source de bienfaits par les Français.

    Selon ce sondage, notamment publié par Les Echos, 72% des français ne sont pas favorables à la sortie de l'euro prôné par le programme du Front national. 44% d'entre eux y sont même très opposés. Preuve que les Français n'adhèrent pas dans leur majorité au discours de Marine Le Pen qui envisage « le retour au bon vieux franc comme un retour de la souveraineté monétaire. »

    L'europhilie en berne

    En revanche, et ce n'est pas une surprise, l'europhilie est en berne, selon ce même sondage. «Clairement, l'idée que l'Europe représente le progrès n'est plus majoritaire dans le pays», commente le président de l'institut Elabe. 37% des sondés y voient davantage d'inconvénients que de bénéfices.

    Près de 50% des jeunes croient encore à l'UE

    L'adhésion aux institutions européennes différe selon l'âge, selon la taille de l'agglomération où les sondés vivent. Ainsi, moins d'un quart des personnes vivant dans une ville de moins de 20 000 habitants voient l'Union européenne de façon positive, contre 44% pour ceux qui vivent en région parisienne. Près de la moitié des 18-24 ans y croient encore, quand les plus de 65 ans sont à peine un tiers à y adhérer. Bref, c'est une des principales fractures de la société française. Elle influera sans doute sur les résultats du scrutin présidentiel.

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