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    Economie

    GM&S: les promesses des constructeurs n'apaisent pas l'inquiétude des salariés

    media Quelques milliers de personnes réunies en soutien aux salariés GM&S Industry ont parcouru près de 4 km depuis l'usine, à La Souterraine, jusqu'à la mairie, mardi 16 mai. GEORGES GOBET / AFP

    Il l'avait promis aux syndicats. Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, a convaincu dimanche 21 mai PSA et Renault d'augmenter leurs commandes à GM&S, leur sous-traitant, menacé de liquidation. Depuis près de deux semaines, les 283 salariés font grève pour exiger l’augmentation des commandes et permettre ainsi qu'un repreneur se manifeste pour relancer l'entreprise. Les constructeurs automobiles, principaux donneurs d'ordre de GM&S, ont promis de s'engager, mais cela est loin de régler le problème.

    Interrogés à l'annonce de la nouvelle, les syndicats ont semblé à la fois surpris et incrédules. Depuis 12 jours, les 283 salariés et leurs représentants sont lancés dans une mobilisation musclée. Ils ont arrêté l'usine de La Souterraine dans la Creuse, deuxième employeur privé de la région. Ils ont détruit des machines servant à l'emboutissage des pièces automobiles sur place et ont enfin manifesté devant la préfecture. Tout cela, pour pousser l'Etat, en tant qu'actionnaire de Renault et PSA, à faire pression sur les constructeurs.

    Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a demandé aux dirigeants des deux groupes, Carlos Ghosn pour Renault et Carlos Tavares pour PSA, de s’engager sur un montant de commandes supplémentaires. Finalement, PSA les augmentent de 10 à 12 millions d’euros et, de son côté, Renault promet de les doubler, de 5 à 10 millions d'euros en 2017. Cela ferait monter le chiffre d'affaires de GM&S à 25 millions d'euros. Pour la CGT, ce n'est pas suffisant pour sauver le travail de tous les salariés, mais c'est « un petit pas » dans la bonne direction.

    Enjeu: attirer un repreneur

    Désormais, tout l'enjeu est d'attirer un repreneur pour la société. Les engagements formulés par PSA et Renault doivent permettre de regagner l'intérêt des éventuels racheteurs. Depuis de nombreuses années, l'usine de La Souterraine (Creuse) passe de mains en mains avec des gestionnaires dépourvus de stratégie industrielle claire et, parfois, dénués de scrupules. Actuellement, deux sociétés sont sur le coup: GMD, un spécialiste français de la découpe de tôle fine, et Magneto, une entreprise italienne. Tout le monde espère une offre de reprise avant les élections législatives.

    Mardi 23 mai, le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer sur le cas GM&S. Jusqu'à maintenant, cette étape était la plus redoutée, celle où le tribunal aurait prononcé la liquidation pure et simple de GM&S. Mais les nouveaux éléments du dossier devraient plutôt l'inciter à prolonger ce qu’on appelle la « période d'observation » pour permettre aux repreneurs de préciser un plan de cession de l'entreprise.

    Mobilisation nationale maintenue mardi

    Le repreneur le plus pressenti, GMD, va rédiger une offre « mise à jour » avec les derniers éléments. D'après la CGT, PSA et Renault devraient se fendre également d'un courrier de soutien à la reprise de l'usine. La région Nouvelle-Aquitaine, qui grâce à une garantie d'emprunt qu'elle octroie permet aux salaires des ouvriers d'être versés jusqu’à fin juin, se prononcera pour la prolongation de la période d'observation. L'administrateur judiciaire, qui est actuellement responsable de l'usine, ne devrait pas y mettre de frein, d'après les syndicats.

    Mardi après-midi, près du tribunal de commerce de Poitiers, les salariés de l'usine de La Souterraine mais aussi des soutiens syndicaux de toute la France se sont donné rendez-vous. Habitués des promesses non tenues, les salariés veulent maintenir la pression. Leur usine, à cette heure, est toujours occupée. « Piégée », assurent-ils, avec des bonbonnes de gaz.

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