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    Economie

    Formation professionnelle, apprentissage: les syndicats à l'Elysée

    media Le président Emmanuel Macron et Philippe Martinez, numéro un de la CGT, à l'Elysée, le 12 octobre 2017. REUTERS/Pascal Rossignol

    Emmanuel Macron donne le coup d’envoi de l’acte 2 de sa réforme du marché du travail. Et la méthode reste la même qu'à l'acte 1 pour la réforme du Code du travail. Avant des concertations plus en profondeurs et plus techniques à Matignon puis avec la ministre du Travail, le président français reçoit ce jeudi 12 octobre et demain les principaux leaders syndicaux et patronaux. Le deuxième grand chantier social du quinquennat porte entre autres sur la formation professionnelle et sur l’apprentissage.

    De notre envoyée spéciale à l'Elysée,

    Le gouvernement veut que ces réformes offrent un emploi à 150 000 chômeurs et 150 000 jeunes d'ici la fin du quinquennat. Maintenant comment s'y prendre ? Ce que l'on en sait, pour l'instant, c'est surtout ce qu'Emmanuel Macron a promis pendant sa campagne. Car ce matin, le président n'est pas rentré dans le détail des futures réformes qui feront l'objet d'un projet de loi au printemps seulement.

    La formation professionnelle

    Le gouvernement veut renforcer les droits individuels à la formation des actifs. Pour cela il compte s'appuyer sur le compte personnel de formation, un dispositif qui existe déjà, mais cette fois, une partie des cotisations aujourd'hui gérée par des organismes paritaires serait directement redirigée vers ce CPF et certains des travailleurs pourraient s'adresser directement aux organismes de formation...

    Force ouvrière et la CFE-CGC s'inquiètent de l'individualisation des droits. Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly a insisté là-dessus, il souhaite des droits certes personnels mais définis collectivement, un point sur lequel il a le sentiment d'avoir été entendu par Emmanuel Macron.

    Et puis, l'attention se focalise aussi sur les organismes de formations eux-mêmes. Tout comme, Jean-Claude Mailly, Philippe Martinez, le numéro 1 de la CGT veut que l'Etat se penche sur leur cas : « J'ai suggéré au président de la République, s'il veut mobiliser les fonds de la formation professionnelle, de faire le ménage dans les milliers d'entreprises qui prétendent faire de la formation professionnelle, qui touchent donc des fonds publics et qui ne forment pas du tout les chômeurs. Ça ce sont des suggestions que j'ai faites. Le président a noté, il semblait d'accord avec moi ».

    L'apprentissage

    Sur la réforme de l'apprentissage, les discussions s'annoncent moins tendues. C'est la moins sensible des trois réformes qui est lancée aujourd'hui. François Hommeril, le président de la CFE-CGC a même salué un thème sur lequel tout le monde est du même avis: il faut développer l'apprentissage. Emmanuel Macron veut le rendre plus attractif, notamment en communiquant davantage sur les résultats des filières en alternance.

    Les syndicats ont émis différentes propositions : Jean-Claude Mailly a notamment demandé une meilleure valorisation du statut de l'apprenti. Il veut que leur salaire s'aligne sur celui des personnes en contrat de professionnalisation. La CGT, elle, demande en quelque sorte un système de financement par répartition : Philippe Martinez veut que les grands groupes financent plus que les TPE avec pour objectif que les apprentis in fine puissent bénéficier de salaires équivalents, qu'ils travaillent dans de grands groupes ou de toutes petites entreprises.

    Il a beaucoup été question aujourd'hui de la forme, les syndicats veulent des négociations. Force ouvrière a notamment réclamé une négociation syndicats-patronat sur la formation professionnelle. L’Elysée entend suivre la même méthode que lors de la réforme du Code du travail. Mais si la méthode est visiblement très appréciée du patron des patrons, Pierre Gattaz, du côté des syndicats, cela coince un peu. Philippe Martinez, le numéro 1 de la CGT, veut être reçu pour être entendu : « on a pas des têtes d’alibi » a-t-il lancé.


    Autre réforme qui s'annonce plus sensible, celle de l’assurance chômage. L'ouverture des indemnisations aux démissionnaires fait craindre aux syndicats une baisse des allocations, et au patronat une augmentation du coût du travail. Dans ce dossier, la grande interrogation, c'est aussi la gouvernance du régime d'assurance chômage. L'Etat veut renforcer son influence, mais l'idée d'une gestion tripartite ne convainc pas tout le monde.

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