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    France: l'agriculture peut-elle se passer du glyphosate ?

    media Le Parlement européen demande l'élimination progressive du glyphosate dans l'Union européenne d'ici cinq ans. PHILIPPE HUGUEN / AFP

    Faute d'accord, les Etats-membres de l’Union européenne viennent de reporter la date du vote sur le renouvellement de la licence du glyphosate, cet herbicide controversé, jugé « probablement cancérogène » par l'Organisation mondiale de la Santé. L'exécutif européen dit vouloir s'aligner sur la résolution votée hier, mardi 24 octobre, au Parlement, pour une interdiction du glyphosate d'ici cinq à sept ans. La France, qui en est une grande consommatrice, devrait se prononcer en faveur de son interdiction à terme. Mais le monde agricole dans l'Hexagone est-il prêt ?

    La fin du glyphosate serait une révolution en France. Le produit vedette de la firme Monsanto a la cote chez les agriculteurs français, et ce depuis des décennies. Très bon marché, il accompagne l’essor des grandes cultures. Chaque année, on estime à environ 8 500 tonnes les quantités de désherbants à base de glyphosate vendues aux professionnels.

    Au point que pour Philippe Pinta, président de l'Association générale des producteurs de blé (AGPB), le « surcoût de charges représenterait de 900 millions à un milliard d’euros pour les grandes cultures », c'est-à-dire les cultures annuelles, à savoir les céréales, les oléo-protéagineux et la betterave. Lui-même en vaporise dans ses champs pour se débarrasser des « adventices », les mauvaises herbes comme le chardon ou le chiendent, qui nuisent à sa production.

    Pour le président de l’AGPB, interdire du jour au lendemain l’usage du glyphosate serait une aberration économique. Doublé d’un reniement écologique, soutient le responsable. Beaucoup d'agriculteurs utilisant le glyphosate dans le cadre de ce qu'on appelle « l'agriculture de conservation », pour éviter de travailler la terre, ce qui favorise la conservation du carbone dans les sols. Pour les associations écologistes, il s’agit surtout d’un argument brandi par les partisans du glyphosate pour maintenir le statu quo.

    Depuis au moins vingt ans, des chercheurs tentent de remettre en question l'idée que l'usage des herbicides favorise forcément le rendement. Une équipe du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a mené des enquêtes auprès d’agriculteurs dans le département des Deux-Sèvres, dans l’ouest de la France, et a prouvé tout le contraire.

    « Au moins pour le territoire dans lequel nous avons mené nos recherches, on a pu réduire de 30% les herbicides et l’azote sans affecter les rendements et mécaniquement augmenter les revenus puisqu’on a diminué les charges », explique Vincent Bretagnolle, directeur de recherche au CNRS.

    Fin du productivisme

    L’étude n’est sans doute pas transposable partout. Mais défricher ce terrain est un enjeu crucial. Pour la Confédération paysanne (CP), troisième syndicat agricole en France, il faut mettre fin au modèle productiviste français hérité de la Seconde Guerre mondiale.

    « S’attaquer au glyphosate, la molécule la plus utilisée, alors qu’on n’a pas remis en question les fondements de l’agriculture chimique, un certain rapport de la société à l’alimentation, ce n’est pas la façon la plus simple d’aborder la question », estime Emmanuel Aze, le secrétaire national de la CP, chargé des pesticides.

    Ce quadragénaire cultive des fruits d'été dans le Lot-et-Garonne, dans le sud-ouest de la France, et a sensiblement réduit son usage du glyphosate pour proposer en vente directe des fruits de qualité, forcément plus chers qu'en supermarché. Mais il a choisi de s'éviter un « probable cancer ».

    Cet exemple démontre en tout cas que se passer d’un usage systématique des désherbants est forcément plus long, plus chaotique et moins confortable. Mais aussi plus stimulant, à en croire les chercheurs agronomes qui planchent sur des systèmes de culture innovants qui visent à allier respect de la biodiversité et soutenabilité économique pour les agriculteurs.

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