GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 12 Juillet
Samedi 13 Juillet
Dimanche 14 Juillet
Lundi 15 Juillet
Aujourd'hui
Mercredi 17 Juillet
Jeudi 18 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Economie

    Droits TV: enfin le jackpot pour le football français ?

    media L'attaquant brésilien du PSG, Neymar, va-t-il contribuerl'envol des droits TV ? REUTERS/Benoit Tessier

    Qui va décrocher les droits TV pour la diffusion de la Ligue 1 et de la Ligue 2 dans les années qui viennent ? Les candidats potentiels doivent dévoiler leurs offres mardi 29 mai. La Ligue professionnelle de football (LFP) espère franchir le cap du milliard d’euros annuels que se partageront les clubs, afin de rattraper leurs voisins européens. Cette course, aux enjeux majeurs, est semée de coups de bluff.

    C’est un véritable jeu de poker menteur qui s’apprête à connaître son épilogue entre beIN Sports, Canal+ et SFR, potentiels diffuseurs des matches du championnat de Ligue 1 et de Ligue 2 pour la période 2020-2024. Mais la Ligue professionnelle de football (LFP) a mis en place un système d’enchères, sans dévoiler le montant du prix de réserve. Avec un objectif majeur : gonfler les revenus issus des droits TV et qui sont ensuite partagés selon un savant barème entre les clubs, selon leur classement et leur palmarès.

    La Ligue espère décrocher un milliard d’euros par an. « Quand on regarde l’évolution des droits à l’international et l’évolution des montants investis par les acteurs en France, on se dit que ce milliard est atteignable », explique Vincent Chaudel, spécialiste de l’économie du football au cabinet Wavestone. « Ça ne veut pas dire qu’il va être atteint. Mais il y a une situation de concurrence qui permet de jouer la surenchère, une construction des lots qui favorise cette surenchère. »

    L’impact de Neymar

    Jusqu'à présent, les droits de diffusion de la Ligue 1 et de la Ligue 2 étaient négociés pour 726 millions d'euros par an. L'Allemagne et l'Italie font beaucoup mieux. La Premier League anglaise est hors catégorie (2,3 milliards d’euros). L'arrivée de stars comme Neymar, les horaires des matches en prime-time en Asie obligeront-ils les candidats à être plus généreux ? Etienne Moatti, journaliste à L’Equipe et consultant dans Radio Foot Internationale est plus dubitatif : «Aujourd’hui, c’est plus compliqué que cela. On a vu que l’appel d’offres des droits anglais a baissé un tout petit peu, les Italiens ont de grands problèmes économico-juridiques autour des droits qui démarrent la saison prochaine. En ce moment, le marché n’est pas très bon. »

    SFR en difficulté

    Suspense donc, d’autant que dans cette quête aux abonnés, on ne sait pas qui ira au bout du processus. De l’avis des spécialistes, diffuser le football semble vital pour beIN Sports. Le groupe Canal+, quoi qu'il en dise, en a fait une marque de fabrique. Mais SFR Sport, qui a énormément misé sur les droits de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa, apparaît beaucoup moins motivé. «SFR (groupe Altice) est aujourd’hui en grande difficulté», poursuit Etienne Moatti. «Est-ce que c’est du bluff ? Je n’en suis pas persuadé. Si on n’a que les acteurs traditionnels, il sera compliqué pour la Ligue d’aller au milliard d’euros

    Tour de chauffe pour les GAFA

    Autre débat qui agite les spécialistes : l’éventuelle entrée dans le jeu des acteurs du numérique. En attendant la vente des droits TV à l’étranger, la LFP, plus que jamais dépendante des revenus audiovisuels, a déjà entamé des discussions avec Facebook et Amazon. « Ces acteurs ont compris qu’ils détenaient un trésor de guerre dans leurs fichiers clients. Et sont en capacité de connaître leurs centres d’intérêts », estime Vincent Chaudel. « Je ne pense pas qu’ils vont gagner des lots, mais je pense qu’ils vont rentrer dans la compétition. C’est un tour de chauffe. Au prochain appel d’offres, ils ne viendront pas pour rien. »

    Etienne Moatti, lui, « ne croit pas » à ce scenario. «Il y a beaucoup de fantasmes qui sont agités souvent par le vendeur pour essayer de faire peur aux diffuseurs traditionnels.»

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.