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    France

    France: l’unité syndicale de la SNCF se fissure sur la poursuite de la grève

    media Manifestation de cheminots à Lyon le 9 avril 2018. REUTERS/Emmanuel Foudtrot

    L’Unsa et la CFDT ont décidé mardi soir, à la sortie d'une réunion de l'intersyndicale, de sortir de la grève après le 28 juin, contrairement à la CGT et SUD-Rail qui, eux, veulent poursuivre le mouvement.

    Lors de la réunion de mardi soir, les syndicats ont acté leurs divergences. Les deux syndicats réformistes l’Unsa et la CFDT n’ont pas jugé utile de continuer la grève au-delà du 28 juin. Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a évoqué sur CNews plusieurs raisons :

    « D’abord je crois qu’il ne faut pas perturber ce moment qui est un peu " sacré " pour les citoyens français. Et deuxièmement parce que nous avons fait le travail pendant le processus parlementaire pour améliorer la loi même si elle ne nous convient pas dans sa philosophie, mais nous avons obtenu des garanties pour les cheminots. Nous prenons acte aussi d’une avancée dans la branche, dans la concertation pour construire la future convention collective du ferroviaire. Et cette semaine, la SNCF discute avec nos cheminots pour regarder également quelles sont les avancées nécessaires. »

    Cette division syndicale semble ne pas perturber Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-cheminots : « C’est une division sur le calendrier. Ma foi, chacun assumera ses positions vis-à-vis des cheminots et puis gérera à sa manière la suite de la bataille. Puisque de toute façon à partir du moment où tout le monde est mécontent de la réforme, il faudra bien qu’il y ait une suite à la bataille », a-t-il estimé sur France Inter.

    La CGT, premier syndicat de la SNCF et SUD-Rail, la troisième, veulent donc poursuivre la grève cet été. Ils n’ont pas encore fixé les dates de la mobilisation. L’hypothèse du 6 et 7 juillet qui coïncide avec les premiers départs en vacances est sur la table. Mais le retrait de la CFDT sera un coup dur pour la poursuite du mouvement. Même si la CGT et SUD-Rail constituent la majorité, la CFDT est le syndicat le plus représenté chez les conducteurs. Ces derniers ont été les plus grévistes ces trois derniers mois.

    Les raisons de la désunion

    L’intersyndicale, qui faisait bloc depuis l'annonce du projet de réforme de la SNCF, se fissure donc aujourd’hui pour les raisons suivantes : La CFDT et l’Unsa estiment qu’il y a un essoufflement de la grève, donc il n’y a plus de raisons de continuer. Les deux syndicats réformistes considèrent qu’ils ont obtenu des avancées avec les amendements dans la loi de la réforme de la SNCF adoptée par le Parlement. La CGT et SUD-Rail, eux, estiment qu’il faut tout réécrire. Les syndicats n’ont pas non plus les mêmes points de vue concernant le deuxième chantier qui a commencé vendredi dernier : celui des négociations sur la convention collective du secteur ferroviaire.

    A l’issue de cette réunion avec la ministre des Transports Elisabeth Borne et le patronat du ferroviaire, la déception de la CGT et de SUD-Rail contrastait avec les points positifs relevés par l'Unsa et la CFDT. Des désaccords ont été relevés au sein même des syndicats contestataires. La CGT avait surpris la semaine dernière en annonçant la poursuite de la grève pour cet été. Cela a suscité des critiques de SUD-Rail qui ne comprenait pas une telle décision prise unilatéralement et sans concertation au sein de l’intersyndicale.

    Enfin, du côté du gouvernement la situation est claire : la réforme de la SNCF a été adoptée par le législatif et elle va être appliquée. La ministre des Transports accuse la CGT de faire une grève politique.

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