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    [Analyse] L'UE invite Russes et Ukrainiens à s'entendre sur le transit du gaz

    media Installation souterraine de stockage de gaz près de Striy, dans l'ouest de l'Ukraine, mai 2014. (photo d'illustration) REUTERS/Gleb Garanich/Files

    L’Union européenne réunit ce 17 juillet Russes et Ukrainiens à Berlin pour tenter de s’entendre sur le transit du gaz russe en Ukraine. 33% du gaz européen provient de la Russie et le choix des voies d’approvisionnement pose problème. Si le gazoduc Nord Stream 1 - arrivant en Allemagne - est devenu au premier trimestre 2018 le principal canal, il y aura bientôt son petit frère, Nord Stream 2, que le groupe russe Gazprom espère mettre en service à la fin 2019. Or, pendant longtemps, le gaz russe a majoritairement transité par l'Ukraine. Analyse avec Thierry Bros, chercheur à l'Oxford Institute for Energy Studies.

    RFI : Quel est l’enjeu de cette réunion à Berlin ?

    Thierry Bros: La problématique est de voir comment on peut faire après la fin 2019, car après cette échéance il n’y aura plus de contrat de transit pour le gaz russe en Ukraine. Donc, est-ce qu’on fait un nouveau contrat ? Et puis il y aussi la question du transit pour les prochains mois, puisque la Russie et l’Ukraine sont en arbitrage international sur ces problèmes de contrat.

    L’objectif pour l’Union européenne, qui supervise cette réunion en tant que puissance invitante, est de maintenir un volume non négligeable de transit par l’Ukraine. C’est la volonté de Bruxelles, car cela permet de stabiliser le pays et lui procurer des revenus sur ce service. 

    Enfin, il y aura la question des autres pipelines avec la problématique du Nord Stream 2, à savoir comment les Ukrainiens, Russes et Européens voient ce projet. Ici, la position est assez simple : les Russes y sont favorables, les Ukrainiens y sont opposés et les Européens sont divisés sur le sujet. 

    Depuis plusieurs années, la compagnie russe Gazprom et celle ukrainienne de Naftogaz s’affrontent devant les tribunaux. On parle de divisions commerciales, mais s’il y avait une volonté politique de régler ce litige, n’y aurait-il pas d’autres alternatives pour régler ce litige et s’entendre sur les prix ?

    Dans ces problèmes énergétiques, il y a forcément toujours une dimension politique, cela a d’ailleurs été reconnu par la chancelière allemande Angela Merkel il y a quelques mois. Le problème est effectivement de savoir comment nous allons gérer nos approvisionnements gaziers, comment nous voyons l’avenir. Mais, encore une fois, il est très compliqué pour l’Union européenne d’avoir une position unique car elle est divisée : L’Allemagne est favorable au Nord Stream 2, l’Italie n’y est pas très favorable, les pays de l’Est y sont défavorables.

    Je pense que la problématique politique est plus importante mais en plus de cela, oui, se greffe la problématique économique : combien coûte ce service ? Aujourd’hui, l’Ukraine a un coût de transit qui n’est pas suffisamment avantageux pour les Russes. Ainsi, pour ces derniers, la position est simple : politiquement et économiquement, ils estiment que Nord Stream 2 est favorable car il leur permet de ramener du gaz directement en Allemagne, et pour un coût moindre que le transit en Ukraine.

    Que faudrait-il alors pour débloquer la situation ?

    On connaît l’équation, il n’y a pas de secret là-dessus. Or, pour en résoudre une partie, il faudrait que les Ukrainiens arrivent à proposer une structure tarifaire qui soit compétitive, concurrentielle par rapport à celle de Nord Stream 2, qui est à peu près la même que Nord Stream 1. Il suffit donc juste que les Ukrainiens proposent un projet économiquement plus attractif. Pour le moment, ils ont déjà fait un pas sur ce point mais cela n’est que de l’ordre du projet et demande à être amélioré sur le plan économique. 

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