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    France: un jeu d'argent pour rénover le patrimoine

    media Le couvent Saint-François datant du XVe siècle, dans le village de Pino, dans le cap Corse, fait partie des 18 projets retenus pour le loto du patrimoine. CC 1.0/Pierre Bona

    Un Loto du patrimoine a vu le jour hier lundi en France pour financer la restauration de 270 sites répartis sur l’ensemble du territoire. Chargé par Emmanuel Macron d’une « mission patrimoine », l’animateur Stéphane Bern en est la figure emblématique. Estimant que le gouvernement n’en fait pas assez, il a cependant menacé de quitter ses fonctions, avant d’être rassuré par l’Elysée.

    Monsieur et Madame Tout-le-monde au secours du patrimoine, tel est dans l’esprit le but du Loto du patrimoine qui a débuté hier lundi en France. Dans un pays riche en histoire et en monuments mais aussi très fervent de jeux d’argent de toutes sortes, cette initiative dévoilée fin 2017 par la ministre de la Culture Françoise Nyssen et confiée par le président Emmanuel Macron au populaire animateur Stéphane Bern a pour objectif de susciter une grande mobilisation autour d'une loterie et d'un jeu de grattage, pour financer la rénovation de monuments. Cette manne viendra s’ajouter aux 326 millions d’euros annuels dévolus par le ministère de la Culture à la préservation du patrimoine.

    Au total, 270 sites ont été sélectionnés, dont 18 monuments en péril jugés « emblématiques » qui seront aidés en priorité grâce aux futures recettes de ce loto, soit un par région métropolitaine et cinq pour l'outre-mer, représentant les différentes facettes du patrimoine (religieux, industriel...). Parmi ce sites : la maison de l'écrivain voyageur Pierre Loti à Rochefort (Charente-Maritime), dont les portes restent closes depuis cinq ans dans l'attente d'un très onéreux chantier de rénovation, l'ancien fort militaire de Fort-Cigogne dans l'archipel des Glénan (Finistère), la villa Viardot à Bougival (Yvelines), rachetée en 1874 par l'écrivain russe Ivan Tourgueniev, ou encore la maison d'Aimé Césaire à Fort-de-France (Martinique).

    Le tirage spécial du Super Loto « Mission patrimoine », qui sera répété chaque année selon Emmanuel Macron, aura lieu le 14 septembre, veille du week-end des 35e Journées européennes du patrimoine. Il sera doté d'un jackpot de 13 millions d'euros, équivalent à celui d'un tirage exceptionnel du vendredi 13. Les grilles, dont la validation a donc débuté hier lundi, coûtent 3 euros. Le jeu à gratter est pour sa part doté d'un gain maximum d'1,5 million d'euros, un montant inédit pour ce type de jeu. Au total, 12 millions de tickets grand format sont ornés de 13 des 18 principaux monuments choisis, et vendus 15 euros pièce.

    « Une goutte d’eau »

    La Française des Jeux (FDJ) attend de cette opération, soutenue par une campagne de publicité télé, radio et internet, des gains « exceptionnels », de 15 à 20 millions d'euros, qui seront affectés à un fonds spécifique. Dans le détail, en achetant une grille de loto, 25% de la mise iront au financement du patrimoine français (0,75 euro), et 10% pour le jeu de grattage (1,52 euro), précise la FDJ dans un communiqué. « Ces 15 millions d'euros sont une goutte d'eau », avait souligné Stéphane Bern lors de la présentation de l'opération, alors que 5% des monuments classés en France, soit environ 2 000 chefs d'œuvre, sont considérés en état de péril. Mais « ils donnent le sentiment aux Français que le patrimoine appartient à chacun d'entre eux » et cela « va leur donner envie de se mobiliser », avait ajouté l'animateur, qui lui-même présente depuis lundi « L'émission patrimoine », un programme court diffuser sur la chaîne France 2 à 20h35.

    Pour le « Monsieur Patrimoine » du service public, ce loto a aussi valeur de test car il a menacé vendredi de quitter à la fin de l'année sa mission s'il estimait n'être qu'un « cache-misère » ou un « pantin », une menace qui prend un relief particulier au moment où deux ministres emblématique du gouvernement Édouard Philippe – Nicolas Hulot (écologie) et Laura Flessel (sports) – viennent de démissionner. « À la fin de l'année, on verra plus clair. On saura si le Loto du patrimoine est un succès. Ce que je voudrais, c'est que les Français me donnent raison. Y compris contre le gouvernement et certaines personnes dans les ministères », a souligné Stéphane Bern dans un entretien aux journaux du groupe Ebra.

    La loi Élan en question

    L’animateur s’en est pris particulièrement à la future loi Élan sur logement qui fait selon lui la part trop belle aux architectes des bâtiments de France face aux élus. Il a également pointé du doigt certaines disparités dans la politique du gouvernement en matière de patrimoine. « On est prêts à distribuer 450 millions pour le Grand Palais à Paris alors que les églises de nos campagnes sont en train de demander grâce (...) parce que personne ne vient à leur secours », s’est-il emporté sur l’antenne de la radio RTL. « Moi je me bats pour récolter (...) entre 15 et 20 millions d'euros avec le loto patrimoine. (...) J'ai l'impression d'écoper un bateau qui prend l'eau de toute part avec une cuillère à soupe », a-t-il ajouté. Après un entretien avec Emmanuel Macron durant le week-end durant lequel le président lui a manifesté son soutien, Stéphane Bern n’a pour l’instant pas mis sa menace à exécution.

    (Avec AFP)

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