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    Economie

    Les vins bio, un marché en progression en France

    media Les consommateurs s'intéressent aux vins issus de la viticulture respectueuse du climat. Agnieszka Kumor / RFI

    Le 3e salon Vinibio se tient à partir de ce vendredi 14 décembre jusqu'au dimanche 16 décembre à la Porte de Versailles à Paris, avec pour fil rouge la protection des sols et de l’environnement. En France, les vins élaborés sans utilisation de produits chimiques représentent encore un marché de niche. Pourtant, leur consommation grimpe en flèche. Reportage.

    Dans les allées du salon des Vignerons indépendants, bon nombre de clients sont intéressés par les vins issus de l’agriculture biologique. Mais ils restent formels : le vin doit être bon avant d'être bio. Devant un stand bio, Bruno, 47 ans, entame une discussion avec un vigneron et déclare : « On ne vient pas spécialement pour acheter les vins bio. C’est mieux, évidemment, s’il n’y a pas de pesticides, mais ce n’est pas ce que je recherche de prime abord ». Sa femme, Virginie, opine du chef : « Si l’on trouve d’excellentes choses en bio, c’est mieux, mais ce n’est pas le but ». Un peu plus loin, Tiphaine, 27 ans, a mis de côté ses préjugés : « En goûtant, je me suis rendu compte que le vin bio était aussi bon que le vin issu de l’agriculture traditionnelle. Je pense que je me dirigerai désormais plus facilement vers les vins biologiques ».

    Le marché français en pleine expansion

    Tiphaine comptera, peut-être, parmi ces Français amateurs de vins issus de l'agriculture respectueuse du climat, dont le marché doit doubler d'ici à 2022, d’après une étude d’International Wine & Spirits Research (IWSR) pour l’association interprofessionnelle Sudvinbio. L’institut, basé à Londres, qui suit l’évolution du marché mondial des vins et spiritueux, a procédé à une analyse statistique de 120 marchés. Résultat : le marché du vin bio est en train de prendre une nouvelle dimension, notamment en France.

    Le marché structurellement solide

    Pour l’instant, les vins bio ne représentent que 3,7% du marché total des vins en France. C’est encore un marché de niche. Pourtant, c'est le seul secteur de la filière vin qui progresse, alors que la consommation de vin dans l'Hexagone ne cesse de baisser depuis 20 ans. Ce marché des vins bio a des bases solides, car l’initiative vient des producteurs, estime Olivier Borneuf, expert chez Bettane & Desseauve : « Le vigneron a pris conscience que, à la fois pour lui, pour ses salariés et pour l’environnement il fallait évoluer dans les méthodes culturales ». Notons, par ailleurs, que ce terme « d’agriculture biologique » inclut non seulement les méthodes de culture bio, mais aussi la biodynamie, une approche qui utilise le bio, mais qui respecte en plus les rythmes lunaires et planétaires de la plante.

    De plus en plus de vignerons franchissent le pas de la conversion, confirme Benoît Chaignon duChâteau Montplaisir à Valréas dans le sud de la France. « Le passage au bio est d’abord une affaire de conviction. C’est un engagement qui est partagé par toute l’équipe, mais c’est d’abord un engagement personnel du vigneron. Nous sommes passés au bio il y a trois ans et j’ai constaté que les vignes sont beaucoup plus résistantes. En 2018, il y a eu beaucoup d’orages, nous avons vécu une période très difficile avec des maladies, comme le mildiou [NDLR: une maladie de la vigne provoquée par un champignon parasite]. Les plantes cultivées en bio se sont beaucoup mieux défendues. »

    Et le prix dans tout cela ?

    La fabrication d’un vin sans intrants chimiques nécessite de consacrer plus de temps au vignoble. Le producteur a peu de produits à sa disposition, à l’exception du soufre et du cuivre, des métaux lourds, pour lutter contre les maladies de la vigne. « Cependant, le risque de perdre la récolte à la suite d’une année compliquée est grand », confirme Jean-Michel Giboulot, vigneron à Savigny-lès-Beaune, dans l’est de la France.

    Après vingt ans de lutte raisonnée [NDLR: avec les traitements phytosanitaires réduits au strict minimum et qui ne sont utilisés qu’en cas de besoin], le passage en bio a été simple pour ce producteur bourguignon. Il a dû aussi en informer ses clients. « Les consommateurs ne connaissent pas souvent les méthodes de culture bio. Mais après explication, ils comprennent que le produit final coûte un peu plus cher en raison du coût de la main-d’œuvre qui y est associé ». Le prix d’une bouteille de vin doit prendre en compte ce coût de revient, le volume de la production et la valorisation du vin sur le marché. Une équation parfois difficile à résoudre pour un producteur. Mais les consommateurs acceptent de payer un peu plus cher une bouteille de vin bio, selon un sondageIpsos.

    Une prise de conscience parmi les jeunes

    Les vins bio, sont-ils un moyen de conquérir une clientèle nouvelle, des jeunes notamment ? Soucieux de l’environnement et surtout de leur santé, ils sont de plus en plus exigeants sur la qualité, estime Alain Dutournier, chef doublement étoilé du Carré des Feuillants. Sur 3 500 références qui figurent sur la carte des vins de ce restaurant, une centaine sont des vins bio et biodynamiques. « Je souhaite ardemment que le vin bio attire les jeunes générations. Je crois que le vin bio leur permet une prise de conscience. Si cette prise de conscience s’opère sur le vin biologique, elle existera aussi pour les végétaux, les fruits, pour les volailles. Cela signifie le respect de ce que l’on met dans sa bouche pour se nourrir et, encore plus, pour nourrir ses enfants », souligne ce chef, co-président du Collège Culinaire de France et qui, lui-même, cultive quelques pieds de vigne dans son Sud-Ouest natal.

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