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    Asie-Pacifique

    Devant le tribunal, Carlos Ghosn se dit «faussement accusé»

    media Le tribunal de Tokyo devant lequel Carlos Ghosn a comparu ce mardi 8 janvier. Kiyoshi Ota/Pool via Reuters

    L’ancien PDG de Renault est apparu pour la première fois mardi depuis son arrestation en novembre. Devant le juge, Carlos Ghosn a clamé son innocence. Une comparution publique qui a suscité une effervescence médiatique sans précédent.

    Pour sa première comparution depuis son arrestation le 19 novembre dernier, Carlos Ghosn est arrivé menotté, une corde nouée à la taille, et visiblement amaigri.

    Ni revenus cachés ni abus de confiance

    C’est à sa demande que le PDG de Renault et ex-patron de Nissan de 64 ans était auditionné, ce mardi matin, par un tribunal de Tokyo. Ses avocats avaient demandé à ce que les motifs de sa détention soient clarifiés. Carlos Ghosn clame publiquement son innocence pour la première fois, au risque d’irriter aussi bien le juge que le procureur de Tokyo.

    Le patron déchu de la firme automobile déclare n’avoir jamais reçu des revenus de Nissan qui n’ont pas été déclarés aux autorités boursières japonaises, rapporte notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles. Quant à l’accusation la plus sérieuse, l’abus de confiance aggravé, Carlos Ghosn dément avoir utilisé des fonds de Nissan, ceux de la réserve du patron, pour compenser un milliardaire saoudien qui l’aurait aidé à éviter de subir une perte sur des investissements personnels en bourse pour un montant de plus de 14 millions d’euros.

    « J’ai été injustement accusé et placé en détention sur la base d’accusations sans fondement », a-t-il assuré dans une déclaration écrite qu'il devait lire.

    Selon Carlos Ghosn, l’ami milliardaire a été dédommagé pour avoir rendu des services à Nissan. Carlos Ghosn dit avoir agi de manière honorable et légale, avec l’approbation des cadres compétents de Nissan: « J'ai agi avec honneur, légalement et avec la connaissance et l'approbation des dirigeants de la compagnie ».

    Le juge du tribunal a par ailleurs indiqué que le magnat de l’automobile était détenu en raison d’un risque de fuite.

    Nissan rétorque aussitôt

    Dans la foulée de la comparution de Carlos Ghosn au tribunal de district de Tokyo, le constructeur japonais fait paraître un communiqué en forme de contre attaque. Il déclare avoir les «preuves substantielles et convaincantes de manquement». On sait que les malversations financières qui lui sont imputées avaient été révélées par un lanceur d'alerte, ce qui avait poussé Nissan à ouvrir cette enquête interne et à en informer la justice. Une enquête qui serait toujours en cours et le champ d'investigation serait étendu. Une bataille d'avocats commence.

    Un engouement médiatique sans précédent

    Trois heures avant le début de la comparution de Carlos Ghosn, alors que le jour venait à peine de se lever sur Tokyo, plusieurs dizaines puis centaines de personnes patientaient, malgré le froid glacial, devant le tribunal de district de la capitale, rapporte notre envoyé spécial Bruno Duval. Des curieux venus dans l'espoir d'apercevoir le détenu le plus célèbre du Japon et surtout, une nuée de journalistes du monde entier.

    Ce matin, certains médias nippons comme la grande agence de presse Kyodo, hystérisés par l'«affaire Ghosn», ont envoyé une quarantaine de professionnels couvrir l'événement. En pure perte, dans la plupart des cas. L'accès à la salle d'audience a été réduit au strict minimum : une quinzaine seulement de membres du public, tirés au sort. Ces heureux élus ont été soumis à des consignes draconiennes. Par exemple, laisser les téléphones portables à l'entrée de la salle d'audience, pour éviter toute prise de son ou image volée du patron déchu de Nissan, pendant sa comparution.

    Quelques heures avant qu'elle débute, en milieu de nuit, la terre a tremblé, à Tokyo. Un séisme de faible intensité, sans commune mesure avec les immenses remous que va continuer à susciter la retentissante affaire Ghosn au Japon et dans le monde entier.

    Rappelons que Carlos Ghosn a été mis en examen le 10 décembre pour dissimulation aux autorités boursières d’une partie de ses revenus perçus chez Nissan, soit environ 5 milliards de yens (38 millions d’euros) entre 2010 et 2015. Mais il a fait depuis l’objet de deux nouveaux mandats d’arrêt : l’un pour les mêmes raisons mais cette fois entre 2015 et 2018, l’autre pour abus de confiance.

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