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    France

    Présidence de Renault: qui pour remplacer Carlos Ghosn?

    media Carlos Ghosn, ici au siège de Renault à Boulogne-Billancourt, en février 2018. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Alors que Carlos Ghosn est incarcéré depuis plus de deux mois au Japon et ne semble pas prêt de sortir, le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé qu'un conseil d'administration serait convoqué « dans les prochains jours » pour désigner « une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault ».

    Renault travaille « activement à la recherche de la meilleure solution pour la gouvernance future du groupe ». Dans un communiqué, le constructeur automobile précise que « les décisions qui s'imposent » seront prises « dès que les éléments nécessaires seront réunis ». Une enquête interne au sein de Renault est en cours.

    Contactés par RFI, plusieurs syndicats qui ont à de nombreuses reprises exprimé leur défiance vis-à-vis de leur PDG n'ont pas souhaité réagir. Embarrassés, certains – sans vouloir être cités – expliquent que les avocats de Renault ont reçu des bribes d'informations, dans le cadre de la procédure en cours au Japon, sur les accusations portées par Nissan contre Carlos Ghosn.

    Ces informations, ou encore la révélation par le journal Libération que Carlos Ghosn ne payait plus d'impôt en France depuis 2012, ont-elles pu provoquer le revirement de l'Etat français et de la direction de Renault, qui avaient jusqu'ici soutenu un Carlos Ghosn « présumé innocent » ?

    Si les affaires courantes sont gérées chez Renault par une direction intérimaire depuis le début de l'affaire, ces sources syndicales expliquent qu'il s'agit surtout d'« aller vite » afin de « trancher » les questions qui se posent désormais : qui va diriger l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, et avec quel rapport de force entre les trois marques ?


    ► L'éclairage de Bernard Jullien, maître de conférences en Economie à l'Université de Bordeaux et directeur du Gerpisa (Groupe d'étude et de recherche permanent sur l'industrie et les salariés de l'automobile). Propos recueillis par Gabrielle Maréchaux.

    RFI : Qui pour remplacer Carlos Ghosn à la tête de Renault ?

    Bernard Jullien : Il s’agit plutôt a priori de choisir deux remplaçants à Carlos Ghosn, comme cela a été fait pour Nissan et un peu comme cela se passe chez Peugeot. L’idée serait d’avoir une disjonction entre la présidence et la direction. On aurait un président non exécutif, qui pourrait être, si l’on écoute ce qui se dit, Jean-Dominique Senard, qui va quitter la présidence de Michelin. Et puis selon toute vraisemblance, la direction opérationnelle continuerait d’être assurée par Thierry Bolloré, qui est déjà aux manettes, qui connait bien l’entreprise et qui éviterait de perdre encore quelques mois, car la question principale maintenant c’est le retricotage de liens de qualités avec Nissan.

    C’est une tâche qui sera gérée politiquement par la présidence et déclinée sur le plan opérationnel sur les différents dossiers technologiques industriels et commerciaux par la direction. Autant sur la direction opérationnelle il est donc important d’avoir quelqu’un comme Thierry Bolloré qui connaisse bien les dossiers, autant à la présidence, le fait que le président ne soit pas du sérail, comme par exemple Jean-Dominique Senard qui vient de Michelin parait plutôt intelligent : ça permet de ne pas être prisonnier de représentation indigène, d’apporter un œil neuf.

    Qui décide ?

    D’après les déclarations du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, on va laisser le conseil d’administration proposer un ou deux candidats et ensuite il y aura un vote de l’actionnariat. L’avis de l’Etat français – qui a une place déterminante chez les actionnaires, avec 15 % des capitaux, mais le droit de vote double grâce à la loi de Florange décidée sous Hollande – sera donc essentiel.

    Daimler est un actionnaire de moindre importance mais qu’il ne faut quand même pas négliger. Car c’est un allié très important pour Renault et il faudra donc que Daimler valide le choix. Nissan a une voix purement consultative, et n’a pas de droit de vote. 

    Quels chantiers attendent le ou les successeurs de Carlos Ghosn ?

    Il y a une mutation économique en cours dans l’industrie automobile mondiale. Une mutation géographique d’abord puisqu’il s’agit de ne plus être présent seulement sur les marchés mûrs, mais aussi sur les marchés en développement. Une mutation technologique ensuite avec des motorisations qui sont appelées à changer très rapidement au profit d’une électrification à marche forcée.

    Il y a aussi la question du véhicule autonome. Ce sont des séries de défis opérationnels qui ont donc commencé à être relevés par Renault et l’Alliance et pour lesquels il va falloir accélérer très vite car Renault vient de perdre deux mois. Il faudra également œuvrer pour une gouvernance stable et durable de l’Alliance.

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