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    Economie

    Assurance-chômage: le constat d’échec du paritarisme

    media Les négociations entre partenaires sociaux ont buté sur l'instauration d'un bonus-malus pour décourager les entreprises de recourir aux contrats courts. PHILIPPE HUGUEN / AFP

    Les partenaires sociaux ont jeté l'éponge mercredi 20 février dans les négociations sur la réforme de l'assurance-chômage voulue par le gouvernement. Syndicats et patronat n'ont pas trouvé de terrain d'entente sur les moyens de limiter le recours aux contrats très courts, synonymes de précarité. Les représentants des salariés souhaitaient l'instauration d'un système de bonus-malus pour sanctionner les employeurs abusifs. Une ligne rouge pour les patrons qui l'ont redit mercredi, actant l'échec des négociations. Le gouvernement reprend donc la main sur cette réforme. Le paritarisme à la française se retrouve ainsi remis en question.

    En appelant au secours l'Etat, les partenaires sociaux reconnaissent la panne de ce système qui existe depuis 1958 et qui consiste en la gestion conjointe par un nombre égal de représentants des salariés et des employeurs, d'institutions sociales : l'assurance-chômage mais aussi la sécurité sociale, les régimes de retraite.

    « Du moment qu’on fait appel à l’Etat, c’est qu’à un moment donné, on ne se sent pas vraiment autonome. Et aujourd’hui, ça devient peut-être un peu une habitude. Sur la formation, les confédérations ont appelé au secours la ministre. Cela fait un peu : "Maîtresse, maîtresse… On n’y arrive pas. Venez nous aider." En fait, on vient juste d’acter la fin du paritarisme de gestion », résume Jean-François Foucard, le négociateur de la CFE-CGC le syndicat des cadres.

    Le gouvernement reprend la main

    Concrètement, le Premier ministre et la ministre du Travail vont convoquer les partenaires sociaux selon un calendrier et des modalités qu'on devrait connaître dans les prochains jours. C'est ce qu'a dit la ministre Muriel Pénicaud mercredi. Et c'est donc là qu'ils devront plancher sur l'équation quasi impossible qui leur avait été donnée à résoudre : réduire la dette abyssale de l'assurance-chômage (35 milliards d'euros), à raison d'un milliard par an environ.

    Cela signifie réduire les droits des chômeurs. Impossible à accepter pour les syndicats. Tout en luttant contre les recours abusifs aux contrats courts, dont un tiers ne dure qu'un jour. Cela pourrait passer par le fameux système « bonus-malus » qui doit rendre plus cher pour les entreprises le recours à ces contrats précaires. Emmanuel Macron s'est exprimé en faveur de ce système jusqu'à très récemment. Mais les patrons ne veulent évidemment pas en entendre parler.

    Un cadeau empoisonné pour Emmanuel Macron

    Le gouvernement reprend donc la main. On imagine que politiquement, il prend aussi le risque de faire passer lui-même une réforme impopulaire. Réduire les droits des chômeurs peut alimenter encore davantage la colère des « gilets jaunes », mais de beaucoup d'autres Français qui naviguent entre des périodes de travail et des périodes de chômage rémunérés pour vivre.

    Et si le gouvernement décidait de mener cette réforme par décret, tout en neutralisant les partenaires sociaux, c'est un risque de voir grossir encore les manifestations. Une nouvelle grande grève générale et nationale se tiendra le 19 mars prochain à l'appel de la CGT, FO et Solidaires. Le 5 février dernier, des gilets jaunes étaient de la partie dans plusieurs manifestations du même ordre qui ont réuni des dizaines de milliers de personnes en France.

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