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    France: l’aciérie d’Ascoval de nouveau sans repreneur

    media Les 281 salariés de l'aciérie Ascoval à Saint-Saulve (ici le 19 décembre 2018) sont de nouveau plongés dans l'incertitude. FRANCOIS LO PRESTI / AFP

    Les 281 salariés de l'aciérie de Saint-Saulve, dans le nord de la France, sont de nouveau plongés dans l'incertitude. Altifort, la PME franco-belge qui avait été désignée par la justice pour reprendre l'usine, ne possède pas les fonds nécessaires.

    Pour les protagonistes du dossier Ascoval, l'annonce d'Altifort a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Jeudi, la PME franco-belge a admis ne pas disposer des financements nécessaires pour son projet de reprise de l'acierie de Saint-Saulve, pourtant validé en décembre par la justice. Le ministère de l'Economie, qui suit le dossier de près depuis quatre ans, estime avoir été berné.

    Maître Guilhem Brémond, avocat de l'usine en redressement, ne s'explique pas l'attitude du repreneur. Le 19 décembre, le tribunal de Strasbourg avait approuvé la reprise d'Ascoval pour un montant total de 152 millions d'euros, dont 47 millions d’euros de fonds publics « sous forme de prêt », 35 millions d’apport d’Altifort et 40 millions de crédit pour le financement d'un nouveau procédé de fabrication, et 30 millions de gestion des comptes clients par un organisme extérieur.

    Un dossier hautement politique

    Ascoval est pourtant un dossier hautement médiatique et politique. Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, s'est particulièrement investi. C'est lui qui est allé chercher en 2015 Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie et lui a fait promettre de ne pas lâcher l'usine. Depuis, Bercy surveille le dossier comme le lait sur le feu.

    En décembre dernier, quand Altifort, l'unique repreneur se présente et peaufine son offre, son montage financier avec les responsables publics et ceux de l'usine, tout le monde croit à la fin de ce feuilleton qui dure depuis quatre ans. Sans l'engagement politique, l'usine aurait fermé depuis longtemps.

    Si l'horizon s'assombrit pour Ascoval, les acteurs politiques ne baissent pas les bras. Une recherche d'autres repreneurs en renfort ou à la place d'Altifort a été lancée. « Ce n'est pas encore fini », veut croire Xavier Bertrand, qui s'est exprimé au micro de France 3 Régions. Selon le président des Hauts-de-France, une vingtaine de clients seraient intéressés par la production d'Ascoval, sans compter les entreprises qui s'étaient déjà manifestées et qui pourraient vouloir investir dans l'aciérie.Le PDG d'Altifort a lui-même juré jeudi 21 février dans un communiqué qu'il allait fouiller son carnet d'adresses pour recontacter des investisseurs intéressés.

    Nouvelle audience le 27 février

    Car Ascoval, fleuron de la métallurgie française, a des atouts à faire valoir. De gros investissements y ont été réalisés ces dernières années par le sidérurgiste Vallourec, avant de se désengager pour cause de difficultés financière. L'outil industriel doit être étoffé avec l'installation d'un laminoir à fil qui permettrait de satisfaire de nouveaux clients avec des aciers spéciaux, à forte valeur ajouté.

    Le 27 février, le tribunal de grande instance de Strasbourg doit se pencher à nouveau sur le dossier. D'ici là, la direction de l'usine indique que les salaires de février seront bien payés. Les salariés veulent espérer que d'ici l'audience, Altifort pourra réunir les 35 millions en fonds propres et en obligations qu'il avait promis de réunir. Et si une liquidation judiciaire était prononcée, l'usine dispose toujours de 12 millions d'euros pour financer le départ des 281 salariés.

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