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    Economie

    Le fonds souverain norvégien se désengage du pétrole

    media La plate-forme pétrolière de Stord en Norvège, le 8 mars 2018. REUTERS/Nerijus Adomaitis

    C'est une décision très attendue que vient de rendre la Norvège et elle va réjouir les défenseurs de l'environnement. Ce pays d'Europe du Nord, l'un des plus importants producteurs d'hydrocarbures, s'éloigne du pétrole. Le fonds souverain norvégien, le plus gros au monde, va se désengager partiellement des compagnies pétrolières.

    Le fonds souverain norvégien, ce sont 37 milliards de dollars d'actions dans le secteur pétrolier. Des participations importantes notamment chez BP, Total, Shell, ExxonMobil. Un cinquième de cette somme, soit tout de même 7,5 milliards de dollars, vont donc échapper aux géants de l'or noir.

    La proposition du gouvernement, qui a toutes les chances d'être validée par le Parlement, porte sur l'exploration et la production de pétrole, et non sur la distribution et le raffinage. C'est pourquoi les grandes multinationales ne seront pas inquiétées. « En clair, ça ne va toucher que des petites compagnies, ce qu'on appelle des indépendants, qui sont notamment présents en Afrique. En fait, les majors ne seront pas du tout concernées. Et de fait, le fonds norvégien a 2% de Total, plus de 2% de Shell, 1% d'Exxon - et c'est beaucoup. Donc ça ne remet pas en cause la stratégie d'investissement du fonds souverain », estime Philippe Sébille-Lopez, qui dirige le cabinet Geopolia, spécialisé dans la géopolitique du secteur de l'énergie.

    Un premier pas donc, de la part d'un pays fortement dépendant des hydrocarbures, 20% de ses revenus, et qui s'inquiète du recul régulier des prix du pétrole. Il s'agit de réduire et disséminer les risques, explique la ministre des Finances, encouragée en ce sens par la Banque de Norvège.

    Plus économique qu'écologique

    Pour Clémence Dubois de 350.org, mouvement international qui combat les énergies fossiles, cette annonce du gouvernement norvégien est « un bon signe », « le signe évident que l'ère des combustibles fossiles et en train de prendre fin », et aussi « le signe que ces investissements sont risqués, raison pour laquelle des investisseurs clairvoyants s'en déssaisissent dès aujourd'hui ». Toutefois, pondère-t-elle, « cela ne suffit pas, ce n'est pas à la mesure de l'urgence climatique. Le fonds souverain norvégien continuera à investir dans des entreprises comme Shell, Exxon ».

    Et quelle que soit la satisfaction des organisations écologistes, qui y voient un coup d'arrêt pour les énergies fossiles et polluantes, ce seraient bien avant tout des raisons financières et non environnementales qui ont fait pencher la balance. Le même fonds norvégien s'était retiré du secteur du charbon, provoquant déjà des remous sur les marchés. « C'est un message tendance en matière de lutte contre le changement climatique mais c'est un message biaisé. Au fond, cette décision est économique », confirme Philippe Sébille-Lopez.

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