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    Economie

    Dans une vidéo, Carlos Ghosn se dit «innocent» et victime d’un complot de Nissan

    media La vidéo faite par l'ancien PDG de Nissan Carlos Ghosn est montrée lors d'une conférence de presse tenue par ses avocats, à Tokyo le 9 avril 2019. REUTERS/Issei Kato

    Dans une vidéo diffusée mardi 9 avril, l’ancien patron de Renault et Nissan Carlos Ghosn a clamé son « innocence » et a accusé des dirigeants de Nissan de « trahison ». La vidéo a été enregistrée avant son arrestation le 4 avril sur de nouveaux soupçons de malversations financières.

    « Ce n'est pas une histoire de cupidité, de dictature d'un homme. C'est une histoire de complot, de conspiration, de trahison », déclare l'ancien PDG de Renault-Nissan dans ce message. Dans la version présentée à des journalistes à Tokyo mardi 9 avril, aucun nom n’est cité. Selon son avocat principal, ces références avaient été supprimées au montage.

    « Je suis innocent, voilà mon premier message. Ce n'est pas nouveau, vous l'avez déjà entendu de moi : je suis innocent de toutes les accusations portées contre moi », a martelé M. Ghosn en préambule de la vidéo diffusée pendant une conférence de presse de son avocat.

    Il a réitéré ses accusations d'un « complot » à son encontre, déjà brandies à plusieurs reprises dans les interviews accordées à la presse.

    « Des dirigeants de Nissan ont joué des jeux malsains », estime-t-il. « Il y avait la peur que dans la prochaine étape de l'alliance, l'autonomie de Nissan soit menacée », souligne-t-il, rappelant que lui-même avait « toujours été le farouche défenseur de cette autonomie ».

    Aucun nom

    Cette vidéo de Carlos Ghosn est, avant tout, un exercice de relations publiques, analyse notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles. Elle a été tournée la veille de sa nouvelle arrestation la semaine dernière pour des soupçons de détournement de fonds via Oman et d'enrichissement personnel.

    L'ex-patron de l'alliance Renault-Nissan se sert des médias pour réaffirmer son innocence, redire qu'il est victime d'un complot de la part de certains des dirigeants de Nissan qui ne voulaient pas d'une fusion avec Renault.

    Carlos Ghosn ne cite aucun nom de ceux qui, selon lui, sont à l'origine de ce complot. Selon son avocat, ils ont été effacés compte tenu des risques légaux. Carlos Ghosn rappelle qu'il a toujours été un défenseur de l'autonomie de Nissan.

    Son avocat principal, Junichiro Hironaka, a fait appel à la Cour suprême pour obtenir sa libération. Il accuse les procureurs d'utiliser des méthodes cruelles contre lui pour obtenir des aveux. La conspiration sera un élément-clé de notre défense, précise-t-il.

    À aucun moment Carlos Ghosn ne s'explique sur les raisons pour lesquelles il a été inculpé à quatre reprises par la justice japonaise.

    « Présomption d'innoncence »

    La France a appelé le Japon à respecter la présomption d'innocence et les droits de Carlos Ghosn. Une position réaffirmée mardi matin par le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire. « Comme n'importe quel autre justiciable, il a droit à la présomption d'innocence », a-t-il dit sur franceinfo, tout en se
    refusant à tout commentaire sur les méthodes de la justice japonaise.

    Uune position qui défend également le président des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau. Interrogé mardi 9 avril sur France 2, il a avancé que la France doit assurer « une protection minimale à M. Ghosn comme à n’importe quel citoyen français ». « S’il a commis des fautes, il doit être jugé, mais très franchement, est-ce qu'on supporterait un tel traitement judiciaire au Japon pour un autre Français ? », a relevé le sénateur.

    « Je ne crois pas qu'on doive intervenir et faire des interférences », a estimé en revanche mardi 9 sur RTL le président du parti Les Républicains Laurent Wauquiez, à l'inverse de M. Retailleau. « S'il a à être jugé au Japon, il doit être jugé au Japon. »

    Le Franc-Libano-Brésilien âgé de 65 ans dirigeait la première alliance automobile au monde, constituée de Renault, Nissan et Mitsubishi Motors, jusqu’à son interpellation surprise, le 19 novembre 2018 à Tokyo.

    Il avait été libéré début mars après paiement d’une caution record d’un milliard de yens (8 millions d’euros), mais a été de nouveau arrêté jeudi 4 avril à son domicile à Tokyo.

    Cette fois-ci, le parquet le soupçonne d'avoir transféré des fonds de Nissan à une société « de facto contrôlée par lui », via un distributeur de véhicules du constructeur japonais à l'étranger. Sur les 15 millions versés au total au distributeur, 5 millions ont été détournés, a précisé le bureau des procureurs dans un communiqué. « Le suspect a trahi sa fonction (de patron de Nissan - NDLR) pour en tirer des bénéfices personnels », a-t-il estimé.

    Cette nouvelle accusation s’ajoute à trois autres inculpations : deux pour déclarations inexactes de revenus sur les années 2010 à 2018 et une pour abus de confiance. Cela dans le but, entre autres, de tenter de couvrir par la compagnie des pertes sur des investissements personnels lors de la crise économique de 2008.

    (AFP)

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