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    Déficit chinois : la soie de plus en plus chère

    Claire Fages. RFI/Pierre René-Worms

    La soie est en passe de redevenir un produit de luxe. Avec la baisse de production en Chine, les prix de la fibre ont doublé depuis un an.

    A la Bourse chinoise de la soie, les cocons se vendent 13 dollars 50 le kilo, deux fois plus cher qu'il y a un an. Le fil grège qui est dévidé de ces cocons a suivi la même tendance, la plus belle qualité dépasse aujourd'hui les 40 dollars le kilo, contre 25 dollars en septembre dernier. «Les prix continuent d'augmenter, jour après jour, semaine après semaine», témoigne un importateur français, dont l'entreprise travaille la soie depuis deux siècles à Lyon.

    La sécheresse qui sévit depuis la fin de l'année dernière en Chine a perturbé le cycle très délicat du ver à soie, alors que la sériciculture y est déjà en constante régression. Très concentrée autour de Shanghai, la culture du mûrier, l'arbuste qui nourrit la chenille du «bombyx mori», recule d'année en année, à mesure que l'urbanisation et l'industrialisation progressent dans cette région. « C'est comme si l'on avait une mégalopole qui grossissait dans le vignoble du champagne, en France ! », commente le même soyeux lyonnais.

    Or le recul de la production chinoise, de 15 % rien qu'en un an, est impossible à compenser : la culture de la soie a disparu depuis plus de cinquante ans d'Europe, pour se reconcentrer en Chine, là où elle est née. La Chine exporte 10 000 tonnes de soie, 10 % de sa production. Loin derrière, le Brésil en exporte 2 000 tonnes. Quant à l'Inde, elle consomme toute la soie qu'elle produit : la Chine y a tué dans l'œuf tout essor véritable de la sériciculture, en inondant le marché indien de cocons chinois à moitié prix.

    Cette rareté du produit coïncide avec un retour en vogue des fibres naturelles, après 50 ans de règne sans partage des fibres artificielles, viscose ou rayonne. Des fibres issues de la pétrochimie dont les prix ont par ailleurs augmenté avec la hausse des cours du brut. Les exportateurs chinois organisant de plus une rétention de la soie, les prix ne sont pas près de se calmer et les industriels du textile, tel ce fabricant de soie italien, sont inquiets de devoir répercuter à leurs clients de la confection des prix en hausse de 5 à 10 % tous les mois.

    Auprès de l'acheteur final, l'inflation devrait être modérée, la fibre représentant en théorie moins de 5 % du prix d'un carré ou d'une cravate en soie. Et elle ne devrait de toute façon pas faire fuir les consommateurs de ces produits, bien au contraire. Snobisme oblige, la demande se reprend à mesure que la soie redevient un vrai produit de luxe !

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