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    La demande de sucre raffiné fait grimper les cours à l’approche du Ramadan

    Claire Fages.

    Mardi 6 juillet, la bourse de New York a répercuté sur le prix du sucre roux, la forte hausse, la veille, du sucre blanc à Londres. La demande de sucre raffiné livrable immédiatement est très forte mais difficile à contenter en ce moment. Or, le Ramadan approche. Le sucre blanc livrable en août a atteint un plus haut de quatre mois en début de semaine à Londres, près de 475 dollars la tonne.

    A première vue, cela peut sembler étonnant : on sait depuis le printemps que la production de sucre sera très généreuse cette année, au Brésil et en Inde, les deux pays qui comptent sur le marché mondial, ce qui a d'ailleurs contribué à faire dégringoler les cours de leur zénith de l'an dernier depuis le mois de février. Mais après un plus bas au mois de mai, les cours du sucre se relèvent et particulièrement ceux du sucre blanc.

    La raison est à chercher du côté de la demande immédiate de sucre raffiné. Cette dernière est insatiable ces jours-ci car, après des mois d'achats au compte-goutte lorsque le sucre était hors de prix, les utilisateurs qui disposent de très peu de réserves, sont en train de reconstituer leurs stocks massivement. Or, la récolte, qui s'annonce très bonne au Brésil, commence doucement. Elle battra son plein en août et septembre. Déjà, les cargos font la queue au large des côtes brésiliennes en attente de l'édulcorant. « On pourra bientôt aller du Brésil en Europe à pied en sautant d'un navire à l'autre », ironise le courtier en sucre Kingsman, basé à Lausanne. « La demande de sucre raffiné de qualité est aujourd'hui bien supérieure à l'offre », résume un autre courtier basé à Paris, Marex Commodities.

    Le Pakistan ou le Bangladesh, qui pourtant sont gros producteurs de sucre, doivent encore importer cette année. Quant à la Thaïlande, deuxième exportateur mondial, elle devrait retirer du marché 100 000 tonnes de sucre supplémentaires pour ses besoins domestiques. De leur côté, les Etats-Unis ont augmenté leur quota d'importation de 300 000 tonnes et l'Indonésie a lancé un appel d'offres de 500 000 tonnes. En d’autres mots, il s’agit d’un véritable étranglement du marché physique.

    « Une bonne mesure de cette tension, c'est la surcote de 75 dollars du contrat le plus rapproché par rapport à celui d'octobre. Dans ce contexte, l'arrivée prochaine du Ramadan, c'est un peu la cerise sur le gâteau », commente le courtier français. Cette période, faste pour la consommation nocturne de sucreries, l'est beaucoup moins pour le déchargement diurne des bateaux à quais dans les pays destinataires, d'où la nécessité d'importer au maximum avant le début du jeûne. En ce moment les raffineurs, du Brésil à Dubaï, n'arrivent pas à fournir, malgré l'augmentation des cadences, mais ils ont le sourire : leurs marges s'envolent !

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