Dernières infos
 
vendredi 09 juillet 2010
2. La fibromyalgie
Par Claire Hédon

La fibromyalgie est une maladie qui se manifeste par un éventail de symptômes allant de la fatigue constante jusqu’au besoin d’utiliser un fauteuil roulant, (« fibro » pour les tendons, « myo » pour les muscles; « algie » pour la douleur). Caractérisée par une douleur continuelle aux muscles, tendons et ligaments. Son existence est reconnue depuis 1992 par l’Organisation mondiale de la Santé et a été confirmée depuis 2007 en France par l’Académie nationale de médecine. Encore mal dépistée, la fibromyalgie est souvent diagnostiquée tardivement, après un véritable parcours du combattant pour les personnes souffrantes.

Invités :

• Carole Robert, présidente de l’association Fibromyalgie France.
• Dr Jean-Luc Renevier, rhumatologue, médecin chef du CRF de Goussonville.

  - Le site de l'associaton Fibromyalgie France: www.fibromyalgie-france.org


Les cliniques reviennent à la charge pour un Tarif unique avec les hôpitaux. En fin d’émission nous nous intéressons à la nouvelle publicité de La Fédération de l'Hospitalisation privée. Selon la FHP, le Tarif unique, permettrait à la Sécurité Sociale d’économiser 15 milliards d’euros par an et de sauver le système de santé en France. Intox ou vérité?

Le Pr André Grimaldi, professeur de diabétologie, à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, réagit à cette campagne de communication.

 

Autres parties

 

Commentaires (7)

cela m'est arrivé !!!

Je retrouve dans votre article tout ce que j'ai vécu avant qu'un médecin du centre de la douleur me donne le nom de ce "mal" qui me fait souffrir jour et nuit et sur 99.99 % du corps. Effectivement comme je l'ai dit à ce médecin (que je remercie pour sa gentillesse et pour avoir enfin donné un nom à ma "maladie" IL N'Y A QU'AU BOUT DES CHEVEUX QUE JE N'AI PAS MAL.
Mais encore a-t-il fallu que je persiste auprès de la sécurité sociale, de ses médecins qui vous regardent bizarrement comme s'ils se trouvaient en face d'une mythomane, pour leur expliquer "cette douleur" qui me fait tant souffrir, qui bouffe mon existence et me bouffe aussi par la même occasion ! Le premier m'a simplement répondu : revenez ma voir lorsque vous serez en fauteuil roulant ! Alors j'ai eu envie de hurler, de lui taper sur la tête à coups de marteau pour lui faire comprendre ce que je ressentais, que tout ceci n'était pas de la "foutaise" : j'aurai aimé lui demander s'il voulait prendre mon "mal". J'ai persisté et j'ai fait appel de la décision de la CPAM et après 2 bonnes années de discussions, de recours, la sécurité sociale m'a enfin reconnue en invalidité 2ème catégorie et aussi parce que je souffre d'autres pathologies (hypertension artérielle, diabète insulino-dépendant, perte d'un rein etc...)
Je ne sais quand en France la fibromyalgie sera reconnue comme une maladie à part entière, il y a encore énormément de chemin à parcourir.
En attendant notre vie est bouleversée tant au niveau de la famille, que des relations externes. La souffrance nous empêche de communiquer avec le monde extérieur, on sort de moins en moins. J'évite d'aller dans certains endroits car je ne sais pas si je vais arriver à monter les étages, à supporter de rester assise pendant des heures (par exemple un spectacle)etc...
Et puis notre famille, conjoint, enfants, parents ont du mal à supporter de nous voir ainsi diminué. Mes enfants, âgés de 18 et 16 ans ne se souviennent même plus de ce que leur maman était "AVANT"
Alors toute cette souffrance physique et morale mérite bien d'être reconnue par le monde médical et que l'on soit enfin considéré comme "DES MALADES" à part entière.
Bon courage à vous tous
Arlette DUVAL

comment tenir?

reconnue fibromyalgique avec rhumatismes à hydroxyapatite et syndrome anxio-dépressif. le médecin conseil trouve qui il ne faut pas se plaindre il y a pire! sans ressources depuis janvier 2010 J'ai fait appel au tribunal des affaires de la sécurité sociale de l'Hérault , difficile de supporter les douleurs physiques et le reste.

abandonnés

Oui, nous sommes abandonnés, dans une société civilsée, où tous unanimement s'élèvent contre les tortures, mais ne reconnait pas la douleur physique, invalidante et chronique, comme un handicap !...

Ce matin comme tous les jours

Ce matin comme tous les jours j ai ecoute votre emission et croyez moi j ai failli tombe Meme si j apprends tous les jours quelque chose avec RFI ce que m a enseigne votre émission de ce matin depasse l entendement :la fibromyalgie
Je vous jure je porte les symtomes que vous avez decrit et personne n a jamais pu mettre un nom a ma maladie Les medecins me disaient tout simplement je ne vois pas ce que vous avez ou vos analyses ne revellent aucune maladie et moi je continuais a souffrir terriblement Je me suis alors resigne a porter tout seul mes maux pour ne plus deranger l autre Meme ma femme j'évite de lui parler de mes souffrances Il m arrive de rester éveiller des nuits entières et le matin comme tout le monde je m habille et je vais au boulot. C'est une situation terrible et comme vous l'avez si bien decrit je sais que c'est venu a la suite de situations difficiles que j'ai vécu.
Afin merci de m'avoir édifier et cette émission a coup sur me permettra de mieux porter ma maladie s'il en est une, en tous cas d'endurer mes souffrances calmement sans déranger l'autre.

jusqu'a ce que "ça" vous arrive !

Que vous soyez priveé : de repères, d'amis, de famille, d'autonomie, de force pour vous laver, vous brosser les dents, ne puissiez plus ni ranger ni nettoyer votre appartement (maison) et ce pendant 10 ans que les services sociaux, malgré l'état, l'encombrement qui vous fait chuter tellement qu'il a fallu vous remplacer une hance, vous dit "que ça ne pue pas assez" pour que vous soyez pris au sérieux. Que vous ne puissiez plus vous soigner parce que une scéance de Balnéothérapie dure 4 h et le parmètre 2, que vous avez interdiction de prendre les transports en commun (et du reste avec un déambulateur à roulettes, ce n'est pas envisageable) que vous n'avez pas droit au "macaron" qui se "vend" sur le marché "gris", que vous deviez choisir entre vous nourrir et vous soigner (médicaments car 250€ par mois ne sont pas rembourssés), que vous ne puissiez plus contenir votre attention ni lecture au delà de 15 mn et qu'un témoignage comme celui çi sera tout ce que vous pourrez faire aujourd'hui, que personne ne ce soucie de vous a part la pharmacie en bas, au bout d'une semaine sans vous voir, et tout ceci, du jour au lendemain, car nous avions un boulot, une famille, une vie...nous ne nous sommes pas drogués, ne sommes pas alchoolisés, n'avons pas de conduite à risque qui nous ai mené à nous faire prendre en charge a 100% par la société, nous avons tiré le mauvais n°...Vous ne comprenez pas ? Et si demain, en vous réveillant, vous ne puissiez vous lever sans en comprendre la raison ? Cela a commencé comme ça, pour chacun des 2 millions d'entre nous. Il y a quelques siècles (à peine un et demi) on brûlait les épileptiques sur le bucher, parce qu'on ne connaissait pas le mot "épilepsie", les dames avaient leurs "vapeurs", sans savoir que c'était la ménopause et que l'on n'en soigne les effets. Et lorsque l'on parle de l'accueil
qui est fait à la Fibromyalgie, nous voulons dire EN FRANCE. Renseignez vous sur les autres Pays. Ayez la curiosité d'aller sur Google et taper "Fibromyalgie" et voyez le nombre de résultats. La loi du nombre ne peut mentir.
Syndrôme, Pathologie, Maladie, appelez ça comme vous voulez, ça existe, c'est une cousine de la Sclerose en Plaques et autres maladies des Neuro Transmetteurs
qui sont nombreux. Et il n'y a pas un seul d'entre nous, qui n'aie, un jour, souhaité avoir un Cancer, noble, soutenu, entouré . En 1992, l'OMS reconnaissait la "Douleur Chronique Aïgue Rebelle" (la définition même de la Fibromyalgie) comme "Handicap Majeur". Tous les Pays ont ratifié, SAUF la France! Lorsque, pentionnée pour invalidité à 8O% par la Sécurité Sociale je me suis présentée à la Cotorep, je me suis trouvée, debout (je n'ai pas eu le droit
de m'assoir) devant une "médecin", qui tout en se déclarant elle même plus une administrative que médecin n'ayant plus pratiqué depuis des années, qui sans lever les yeux m'a proclamé (sic) "qu'un handicap, pour Eux est une Bonne jambe
Coupée ou un Bon bras Arraché". Sommes nous dans un pays civilisé ? Bientôt les touristes Japonnais nous jetterons des cacauétes par les fenêtres des bus !
C'est la colère, et le vertige du puit sans fond de la connerie qui nous maintiens en vie, en fait les plus fort d'entre nous...Chaque jour il y a des suicides. Sans famille, sans membres non douloureux, yeux, bouche, oreilles, tout compris, sans amis, sans but, qu'est ce qui nous garde en vie ? La volonté de ne pas cèder à une politique d'Eugénisme bien plus subtile que par le passé !
Anne Thyssen

jusqu'à ce que "ça" vous arrive

Excellent, Anne !!! tout à fait d'accord! Je rajouterais que la "reconnaissance" pour une fibro est une "loterie", tout dépend de la connaissance, de l'humeur, peut-être du "quota" du médecin-conseil, même lorsqu'il reconnaît les douleurs elles ne sont pas invalidantes.!!
De plus,profitant du "flou",n'étant classés dans aucunes "cases", nous sommes le plus souvent, "ballotés" telle une balle de ping-pong, entre fibromyalgie et maladie psy, comme ça arrange l'administration en question, et qui laisse le malade sans les aides auxquelles il pourrait prétendre.
Il serait temps que les pouvoirs publics prennent en considération cette pathologie ainsi que les décisions qui en découlent.

Bernadette

que de douleurs, de doute sur

Que de douleurs, de doute sur sa santé mentale puisque les médecins pensent souvent que c'est psychosomatique, de culpabilité vis à vis de son entourage, surtout de son mari et ses enfants. Que d'efforts à fournir pour faire semblant de vivre comme tout le monde sinon on passe pour une personne qui s'écoute ou ne se secoue pas. La tête est prête à exploser et il faut vivre sans être compris ce qui est le plus difficile. Que reste t-il alors ? Quelques joies que nous procure la vie et qu'il faut saisir dès qu'elles s'offrent à nous. Une fois que l'on a bien compris la maladie, essayer d'avoir une paix intérieure, de faire et dire ce que l'on pense vraiment et ne plus vivre avec de faux semblants. Avoir une qualité de vie dans son alimentation, ses loisirs, ses heures de repos et sommeil si possible. On prend bien en charge les délinquants, les criminels, on s'apitoie sur leur sort, celui de leur famille et non sur les victimes, en ce qui concerne la maladie c'est pareil, on se sent seul à se battre ce que l'on n'a pas choisi et pourtant il n'y a eu aucun excès. Ni boisson, ni sorties tardives, ni cigarette, une vie monacale puisque le corps ne peut permettre aucun abus et ce n'est pas reconnu par la médecine. Que faire ?

Réagissez à cet article

To prevent automated spam submissions leave this field empty.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier que vous n’êtes pas un robot afin de prévenir le spam automatique.
Image CAPTCHA
Saisissez les caractères (sans espaces) indiqués dans l'image.
Fermer