| Dernières infos |
Football : le Français Sabri Lamouchi est le nouveau sélectionneur de l'équipe de Côte d'Ivoire (FIF)Syrie : la Russie estime que l’armée régulière et l’opposition syrienne sont toutes deux impliquées dans le massacre de Houla Syrie : la Chine exige une « enquête » sur le massacre de Houla sans pour autant mettre en cause Damas |
|
Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo ainsi que le président guinéen par intérim Sekouba Konate doivent rencontrer le médiateur dans cette crise, le président burkinabé Blaise Compaoré, pour des entretiens d'apaisement. « Les finalistes à Ouagadougou », titre d'ailleurs Fasozine, qui précise que « le facilitateur Compaoré devrait demander aux deux hommes de faire une campagne civilisée et d'éviter toute attitude qui affaiblirait le fragile processus politique ». La campagne officielle débute dimanche et à seize jours du second tour, L'Observateur, au Burkina, lance un avertissement : « il faut savoir raison garder » car plus le jour approche, plus la tension est palpable. Et de conclure sur les multiples appels à la sagesse lancés par le président de transition, Sekouba Konate, alors que les seconds couteaux des camps Diallo et Condé ne font pas dans la dentelle. « Il ne faut pas encourager la médiocrité à tout prix, écrit le journal. Gageons donc que la rencontre de Ouagadougou fera emprunter la voie de la raison aux deux candidats ».
Au Mozambique, des morts à Maputo lors de nouvelles émeutes de la faim
Et cette crainte, exprimée par le journal Le Pays au Burkina : vit-on actuellement un "remake de 2008" ? Les prix du pain et de l'électricité augmentent et dans ce tourbillon de la vie chère, dénonce le quotidien, « les forces de l'ordre semblent avoir la main trop lourde et la gâchette trop facile ». « Les crève la faim à l'épreuve des balles », renchérit L'Observateur burkinabé qui rappelle que près de 70% des Mozambicains vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté, et la violente répression orchestrée par la police, tirer à balles réelles sur des manifestants, traduit bien, d'après le journal, le malaise qui règne dans le pays. Et de poser cette question plus générale : « Cette situation ne traduit-elle pas l'incapacité des chefs d'Etat africains à trouver des solutions aux problèmes qui assaillent leurs peuples ? » Le Pays, en tout cas, espère ne pas vivre l'onde de choc d'une deuxième saison des émeutes de la faim sur le continent.
La crise freine les ardeurs des investisseurs dans le secteur des énergies renouvelables à Madagascar
On apprend, dans La Gazette de la Grande Ile, que les grands groupes pétroliers comme Total, BP, Shell, ExxonMobil, réfléchissent à l'après-pétrole dans le pays, mais ces entreprises ont désormais perdu leur enthousiasme pour l'éolien ou le solaire. Bref, elles veulent rentabiliser, perdre le moins d'argent possible et donc ne prendre aucun risque. Sortir le portefeuille pour investir dans la recherche sur les énergies vertes à Madagascar ne semble donc plus à l'ordre du jour pour ces multinationales.
Le magazine francophone marocain Tel Quel se lance dans un numéro d'équilibrisme avec un exercice de politique fiction
L'hebdomadaire, considéré comme critique et sans concession envers le pouvoir, analyse vingt ans de règne de Mohamed VI. Vingt ans de règne, c'est-à-dire les onze années déjà passées au pouvoir, et puis la décennie à venir. Dans l'éditorial, 2020 correspondra au « happy end » tant attendu et espéré dans le pays, un pays « où règneraient la démocratie et la bonne gouvernance ».
Et pourtant la description faite du paysage politique est loin d'être reluisante : une « gauche atrophiée, émasculée », écrit Tel Quel, « un vieux parti conservateur corseté par l'esprit de clan et sans idées nouvelles, des islamistes rétrogrades et une formation néo-royaliste qui brouille les cartes du jeu politique » mais qui ne propose aucune alternative crédible aux autres partis. Sur le plan économique, il y a de grands chantiers à accomplir, des défis à réaliser. Mais « cela comblera-t-il le fossé, de plus en plus béant, entre les plus riches et les plus pauvres ? Est-ce que cela fera du Maroc un compétiteur sérieux au niveau mondial ? Douteux » selon l'éditorialiste.
Pour lui, l'Etat est aujourd'hui « ébloui par le verre et l’acier des nouveaux édifices ». Pour aboutir au happy end annoncé, il faut donc « des hommes neufs avec de nouvelles méthodes ». Mais Tel Quel ne se veut pas donneur de leçons, oracle ou prophète. Notre ambition, écrit le rédacteur en chef, est de « raconter une histoire que nous croyons plausible, libre alors à chacun de croire aux miracles, quels qu'ils soient ».

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati












