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Plongée dans l’océan Indien, entre l’Afrique et l’Asie : l’île de Mayotte, la française,
ne mesure que 376 km²… Ici, la terre est un héritage qui se transmet de mère en fille, de façon tacite, dans un savant mélange de droit coutumier et de droit islamique. Quand la France prend possession de l’île en 1841, la loi sur la propriété tolère que les autochtones continuent de conserver leur terre sans titre de propriété. Depuis, deux formes juridiques parallèles s’alternent dans la gestion du foncier, l’une issue du droit local, l’autre du droit français. L’une considère le sol appartenant à Dieu, l’autre au Roi de France.
Aujourd’hui, Mayotte vit le dilemme d’une terre tiraillée entre droit local et droit commun, les propriétaires historiques ne sont plus reconnus comme tels par le droit français. La régularisation foncière mise en oeuvre en 1996 n’a pas permis de régler le flou qui régit l’occupation des sols, notamment dans la zone des pas géométriques, une zone propriété de l’Etat.
Illustration musicale : Art’ O, extrait de « Kinky Station », dernier album de l’artiste Baco.
Présentation : Jean-Marie Chazeau.
Un reportage à Mayotte de Tiziana Marone.

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