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    A la Une : le regain de tension au Sahara Occidental

    Avec des points de vue bien différents, on s’en serait douté, entre la presse algérienne et marocaine… Un camp de protestataires sahraouis a donc été démantelé dimanche et lundi par les forces de l’ordre marocaines près de la ville d’El Ayoun. De violents affrontements s’en sont suivis.
    « Répression marocaine à huis-clos », s’indigne le quotidien algérien Liberté  : « malgré la multiplication des condamnations de la communauté internationale des sanglants évènements du camp de Gdeim-Izik où s’étaient réfugiés plus de 25.000 Sahraouis pour protester pacifiquement contre l’occupation marocaine, Rabat poursuit la répression, affirme Liberté, tout en veillant à empêcher les journalistes et les personnalités à se rendre dans la ville d’El Ayoun. (…) Et sur le terrain, poursuit le quotidien algérien, la répression bat son plein avec l’arrestation par les autorités marocaines de 163 Sahraouis, selon le préfet de police de la ville. »

    Répression aveugle ?

    D’après El Watan, autre quotidien algérien, qui cite des sources sahraouies, « le bilan provisoire de l’aveugle répression s’élève à 19 civils sahraouis assassinés, 732 blessés et 159 personnes portées disparues (…). La tension reste très tendue (…). Certaines sources parlent d’une véritable chasse à l’homme dans la ville d’El Ayoun occupée. (…) Les autorités marocaines, quant à elles, constate El Watan, ont avancé, hier, le chiffre de 11 morts dont 10 militaires, selon l’AFP, prenant le soin d’éviter de parler des victimes du côté sahraoui. »
    El Watan qui s’insurge contre le bouclage de la région et l’interdiction faite aux journalistes d’aller sur place : « les capitales occidentales s’indignent et passent à autre chose, laissant un peuple se faire massacrer impunément, écrit le quotidien algérien. Sans doute que le Maroc veut une répression sans image et sans témoin. Un massacre à huis clos. » El Watan qui fustige également l’attitude de l’ONU : « incapable de faire respecter ses résolutions sur le conflit qui dure depuis 35 ans maintenant, l’ONU s’avère impuissante face au soutien actif qu’apporte l’Occident à l’occupant marocain. Le peuple sahraoui ne pourra plus supporter d’autres concessions et rester les bras croisés en comptant ses morts », s’exclame le quotidien algérien.

    … ou rétablissement de l’ordre public ?

    Changement radical de ton à la lecture de la presse marocaine. S’agit-il bien du même évènement ? On peut se poser la question… « Provinces du sud : les autorités rétablissent l’ordre public à Laâyoune », titre le quotidien Aujourd’hui Le Maroc. Aujourd’hui qui parle d’une « opération pour libérer les personnes âgées, les femmes et les enfants se trouvant sous l’emprise d’un groupe d’individus dans ce camp. (…) Les forces de l’ordre, qui avaient pour but l’arrestation de manière pacifique des éléments hors-la-loi, poursuit le quotidien marocain, ont été empêchées d’accéder au campement et se sont heurtées à une réaction violente par l’usage de bouteilles incendiaires et de bonbonnes de gaz. Selon un bilan provisoire, l’intervention qui a duré moins d’une heure a fait quatre blessés parmi les civils et causé la mort de deux éléments et 70 blessés parmi les forces de l’ordre, dont quatre dans un état grave. Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, précise encore Aujourd’hui, les forces de l’ordre ont agi, dans le cadre de cette opération, sous la supervision des autorités judiciaires et dans le respect total des règles juridiques en vigueur. »

    Manipulations ?

    « Mais que se passe-t-il à Laâyoune ? », s’interroge pour sa part le magazine marocain Tel Quel. « On estime à 15.000 le nombre de personnes qui avaient volontairement choisi de vivre sous des tentes, en plein désert, à l’est de Laâyoune, précise Tel Quel. (…) A la base, ce campement est né il y a une dizaine de jours pour protester contre les conditions de vie de certaines couches de la population au Sahara. (…) Ce campement ne serait-il donc qu’une réponse spontanée à un ras-le-bol massif et populaire ? », s’interroge le périodique marocain. « A voir. Ce qui est sûr, c’est que l’acheminement puis le montage de milliers de tentes en plein désert a nécessité des moyens financiers et logistiques importants », affirme Tel Quel qui cite un observateur local : « les motivations des initiateurs du campement sont strictement sociales, affirme-t-il. Ils ont d’ailleurs interdit aux protestataires de brandir des drapeaux ou de scander des slogans politiques. Mais le mouvement a été récupéré depuis. Les services algériens ont certainement dû offrir un soutien financier ou logistique aux organisateurs qui adoptent aujourd’hui une terminologie de plus en plus politique et indépendantiste », affirme encore cet observateur cité par Tel Quel. « Soit, mais, comment expliquer, s’interroge le journal marocain, que toute cette machine se soit mise en branle sans éveiller les soupçons des autorités locales, d’habitude aux aguets lorsqu’il s’agit de mouvements sociaux ou politiques ? Mystère. »
    Enfin dans la presse française, de nombreux commentaires sur ce regain de tension depuis ces derniers jours. Dernier en date, dans Le Figaro qui constate que « le conflit du Sahara occidental se radicalise. Rabat et le Front Polisario se renvoient la responsabilité des affrontements qui ont fait une dizaine de morts à Laâyoune. (…) L’intransigeance est plus que jamais de rigueur. »

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