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    A la Une : le sauvetage de l'euro

     

    Un billet de cinq euros en train de brûler à la Une de la Tribune… L’Irlande, au bord de la faillite, pourrait être l’étincelle qui embraserait la monnaie européenne. Les ministres des Finances de la zone Euro ont dû jouer les pompiers hier. Et pour l’instant, le feu est maîtrisé… « Crise financière : l’Europe se mobilise pour éviter la contagion », soupire Le Figaro en Une. « Un accord historique pour sauver l’euro », s’exclame La Tribune. « Dette : le plan de l’Europe pour juguler les crises », annonce le journal Les Echos qui détaille ce plan : « 85 milliards d’euros pour sauver l’Irlande » et « les banques privées qui seront mises à contribution. (…) Il était temps, remarque le quotidien économique. Vendredi, la situation sur les marchés n’était pas loin d’échapper à tout contrôle. »
     
    Pour autant, tout n’est pas réglé, relèvent Les Echos. « Il faudra aussi que l’Europe se penche sur la question de la dette portugaise. L’épisode irlandais montre que la zone euro ne peut plus se payer le luxe d’abriter en son sein des bombes à retardement, dont l’explosion peut avoir des conséquences dévastatrices pour l’ensemble de la zone. »
    « L’Europe craint une contagion de la crise irlandaise », renchérit Le Parisien. « Après la Grèce et l’Irlande à qui le tour ? », se demande le journal. « Le plan de sauvetage annoncé hier suffira-t-il à enrayer la contagion ? » Pour Le Parisien, le « pire scénario » pourrait être une possible contagion à l’Espagne, avec un risque d’éclatement de la zone euro qui n’est « plus exclu »…
    Et la France ? L’Elysée se veut rassurant, relève le Figaro Economie. L’Elysée qui, écrit-il, « rejette les amalgames, rappelant que les marchés ne sanctionnent pas la dette française. »
     
    Les banques s’en tirent bien !
     
    En tout cas, ce plan de sauvetage de l’Irlande ne fait pas l’unanimité dans les journaux. Pour L’Humanité, « il faut émanciper l’euro de la tutelle des marchés financiers. Depuis 2008, des sommes astronomiques sont engouffrées dans les opérations des banques qui réaniment des spéculations à grande échelle », remarque le quotidien communiste.
    En effet, « une fois de plus, ce sont les banques que l’on sauve », déplore La Montagne. « Non seulement l’Europe se contente de gagner du temps, mais elle transforme scandaleusement la dette des banquiers investisseurs en dette publique, affirme le journal. Et rien ne nous dit que les milliards accordés, hier, à l’Irlande, ne vont pas très vite aller se placer sur des fonds spéculatifs et réattaquer, pour des profits rapides, le marché des produits de première nécessité ou de l’alimentaire. Monétaire ou pas, le serpent se mord la queue, constate La Montagne, sans jamais se demander comment il compensera les souffrances et les sacrifices qu’il impose aux plus fragiles. »
     
    Analyse similaire pour Le Courrier Picard : « les contribuables devront payer pour sauver des banques qui, une fois renflouées, ne tarderont pas à spéculer sur la chute de leurs voisines ou des États les plus fragiles. (…) L’Union européenne devrait donc s’engager dans une redéfinition de fond de son action financière, préconise le quotidien picard, au lieu de lâcher des dizaines de milliards à la moindre attaque des spéculateurs. Les États et banques d’Europe y regagneraient de la crédibilité et une assise et donc de la compétitivité, même si leurs dirigeants y perdront des plumes. Les citoyens apprécieraient ce volontarisme, leur portefeuille encore plus. »
     
    Climat : cessons de rêver ?
     
    C’est dans ce contexte de crise financière que s’ouvre ce lundi à Cancun au Mexique la convention de l’Onu sur le climat. « Climat, le monde n’abandonne pas », titre La Croix qui constate « qu’un an après l’échec de sommet de Copenhague, plus de 190 pays vont discuter au Mexique, des moyens de lutter contre le réchauffement climatique. » La Croixqui ne se fait pourtant guère d’illusions : « cessons de rêver. Compte tenu du contexte, du jeu même des négociations internationales à l’ONU, il n’y aura pas d’accord définitif ni de réponse globale. Mais même derrière de petits compromis, la pédagogie des enjeux peut trouver sa place. », espère malgré tout La Croix.
    « Ambiance glaciale à Cancun », s’exclame Libération qui estime que cette conférence sur le climat « risque de pâtir du manque de volonté politique. »
     
    En effet, précise Ouest France, « l’allant, l’argent, et la vision politique manquent cruellement pour mener à bien cette négociation sur l’après-Kyoto. (…) Sans les États-Unis, sans la Chine, rien n’est possible, relève Ouest France. Quant à l’Europe, après l’échec de Copenhague, elle semble avoir égaré sa boussole climatique. Obnubilée par l’avenir de l’euro et les conséquences des crises financières grecque et irlandaise, elle est devenue climato-frileuse. »
    « Faut-il pour autant se désespérer ? Pas sûr, affirme Paris-Normandie. Car Copenhague n’a pas servi à rien. Pour la première fois, tous les pays reconnaissaient la gravité du problème. Depuis, malgré le désaccord au sommet, sur le terrain, dans les entreprises, les collectivités, mais aussi dans la vie quotidienne de chacun, les choses bougent, ici et ailleurs, note le quotidien normand. Le développement durable est devenu une préoccupation planétaire. Les citoyens du monde sont en quelque sorte en train de prendre un coup d'avance sur leurs dirigeants. »
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