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Cette semaine nous recevons Tomas Gonzales pour son roman «Au commencement était la mer», aux éditions Carnets du nord.
Un titre tiré d'un poème de la mythologie précolombienne (2) auquel répond l'épilogue du dernier chapitre - qui se déroule après la mort du héros - , enfermant ce roman dans le cycle de la mer, dans l' éternel recommencement du monde.
C'est un livre dur, sombre, qui tente de relier malgré tout à la vie une tragédie personnelle inscrite dans la violence du contexte colombien - comme semble l'indiquer l'image de ce "manguier" aux fruits "diablement délicieux" dont Guillermo se rassasiera après avoir pleuré et enterré son cousin. Car ce roman fut directement inspiré de l'aventure du frère de l'auteur assassiné dans des circonstances similaires. Une histoire emblématique également d'une époque et d'une génération anarchiste, hippie ou bohème qui cultivait l'utopie d'un retour à la nature comme à un paradis perdu.
Tomás González Medellín, 1950. Après des études de philosophie à l’université Nationale de Colombie, il commence à écrire à la fin des années soixante-dix et publie un premier roman, Primero estaba el mar, en 1983. Cette même année, il part aux Etats-Unis, vit pendant 16 ans à New York où il écrit trois romans, un recueil de nouvelles et un recueil de poèmes. Son œuvre, restée dans un premier temps confidentielle, est aujourd’hui considérée comme l’une des plus importantes de la littérature colombienne contemporaine. Elle est accueillie par une critique enthousiaste qui salue aussi bien la force d’évocation des thèmes abordés que la sobriété de son style. Il vit aujourd’hui à Chia, près de Bogotá.
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