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    A la Une : retour sur la révolution tunisienne

    AFP

     

    Utile session de rattrapage pour ceux qui auraient manqué un épisode de cette révolution qui a chassé du pouvoir Ben Ali, il y a huit jours, et pour les autres, la lecture des hebdomadaires prolongera la réflexion autour de cet évènement, souvent qualifié de « première révolution démocratique du monde arabe ».

    « Vive la Tunisie ! » s'exclame en couverture Courrier International. Lui et les autres applaudissent à tout rompre les protagonistes de la révolution de jasmin,  d'autant plus d'ailleurs que pour beaucoup de ces titres de la presse française, elle est synonyme de retour dans les kiosques , après de longues années de censure et d'interdiction. C'est le cas de Courrier International, de Paris Match, du Canard Enchaîné...

    Au passage, comment ne pas saluer les photographes de presse pour la qualité de leur travail ? Parce que de simples photos informent souvent aussi bien que de longs articles,  aussi parce que dans ces moments-là, leurs auteurs exercent leur métier dans des conditions particulièrement dangereuses. C'est ainsi que l'un d'eux, Lucas Mebrouk Dolega, a été tué le 14 janvier, touché à l'œil par un tir de grenade lacrymogène. 

    « A Tunis, le prix de l'information » : sous ce titre, Paris Match montre le photographe de 32 ans au moment du drame. Le bonheur d'un peuple qui savoure enfin la liberté ne doit pas faire oublier qu’avec lui,  près de 80 personnes ont trouvé la mort. Comme l'écrit l'éditorialiste de Paris Match, « le soulèvement  des Tunisiens a d'abord eu le goût du sang », à commencer par celui du jeune marchand de fruits et légumes de Sidi Bouzid qui s'est immolé par le feu, le 17 décembre.

    Héros et martyr de la révolution de jasmin, Mohamed Bouazizi est comparé dans les journaux à Jan Palach, lui aussi sacrifié durant le Printemps de Prague, et à l'étudiant anonyme, qui avait défié l'armée chinoise en 1989 sur la place Tiananmen.

    Toqueville et Marx

    L'éditorial de Paris Match n'est pas le seul, il y en a même beaucoup d'autres ! Claude Imbert et Bernard Henri-Lévy dans le Point,  Jacques Julliard dans Marianne ou bien encore Christophe Barbier et Jacques Attali dans l'Express : la fine fleur au grand complet des éditorialistes revient sur un événement qui a transporté de joie Jean Daniel.

    Il confie dans le Nouvel Observateur qu'il est un homme âgé, mais que ces dernières années deux évènements l'ont rajeuni : l'arrivée d'Obama à la Maison Blanche et cette première révolution d'un pays arabe depuis la décolonisation.

    Pour Jean Daniel, « le peuple tunisien a révélé à ses frères arabes que ce qui paraissait impensable était possible».

    Alors pourquoi la révolution là et par ailleurs ? Dans Marianne,  Jacques Julliard a cette réponse : « D'une certaine manière, Ben Ali (...)  a été victime de ce qu'il avait laissé de modernité dans la société : émancipation de la femme, développement de l'enseignement et de la culture, relative laïcité des institutions »..
    Jacques Julliard rappelle un théorème de Toqueville qui veut qu' «un régime autoritaire périt par ce qu'il a laissé se développer en lui de libéral».

    Dans l'Express, Jacques Attali cite Karl Marx qui, lui, avait expliqué que la démocratie finit par s'imposer partout où se développent l'économie de marché et l'émergence d'une bourgeoisie. Appliquée aujourd'hui à la Tunisie, la règle se vérifiera, selon Jacques Attali, « en Egypte, au Vietnam, en Chine, en Afrique subsaharienne, et bien plus tard parce ce que l'économie de marché y est balbutiante, en Algérie et en Syrie ».

    Révolution Facebook

    Internet aura joué un rôle décisif, c'est l'une des grandes leçons tirées des événements en Tunisie. Dans le Point, Bernard-Henri Lévy juge que les internautes auront été « le moteur de cette révolution » et dans Paris Match, Olivier Royant parle de « la première révolution Facebook de l'histoire avec ses mots d'ordre lancés sur internet et sa guérilla informatique contre les sites officiels de propagande ».

    Encore deux points sur la Tunisie, deux aspects assez longuement traités dans la presse magazine. D’abord, la place de l'islamisme. « Grâce à Bourguiba, la Tunisie a développé une forme d'immunité, et c'est pourquoi on n'assiste pas aujourd'hui à une connexion entre le religieux et le politique » : cette analyse est celle de l'écrivain Abdelwahab Meddeb, interviewé dans le Nouvel Obs.

    Terminons, et c'est le second point, par la place très particulière de la France dans ce contexte. Ce thème a retenu l'attention de Jean-François Kahn dans Marianne. Pour lui, « la chute de Ben Ali a révélé les lâchetés, aveuglements et intérêts peu dignes qui liaient une bonne partie de la classe politique française, droite et gauche confondues, à ce régime ». La classe politique, mais aussi une partie du monde des affaires, des intellectuels et des médias.

    Les Unes de la presse de ce dimanche

    Le Monde revient sur les performances de l'économie chinoise, notamment l'explosion de la consommation intérieure : elle « bouleverse le commerce mondial », affirme le Monde.

    « L'incroyable affaire qui ébranle Renault » fait la une du Journal du Dimanche qui a recueilli une interview exclusive du PDG  Carlos Ghosn. «C'est notre stratégie dans la voiture électrique qui est visée, aujourd'hui nous sommes les seuls au monde à produire l'ensemble du système », déclare Carlos Ghosn au JDD à propos de cette affaire d'espionnage.

    Le Parisien Dimanche lui s'intéresse aux Forces spéciales, ces militaires français chargés d'intervenir sur tous les terrains, notamment en cas de prise d'otages,  comme au Niger au début de ce mois.

    Enfin à la Une de l'Equipe, non pas « tonnerre de Brest » mais « Tonnerre de Chambéry ! », car ce sont les amateurs savoyards qui ont sorti les professionnels bretons en 16e de finale de la coupe de France de football.

     

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