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    A la Une : le chaudron algérien

    La révolution du jasmin en Tunisie et les manifestations en Egypte provoquent bien des remous en Algérie. Avec tout d’abord, de plus en de plus de tentatives d’immolation par le feu. «Le feu du désespoir», s’exclame en Une Le Temps d’Algérie. «Les immolations continuent», déplore Liberté. Rien que pour la journée de ce dimanche, trois personnes ont tenté de se suicider par le feu, relève le journal. Et Liberté s’en prend directement au président Bouteflika : cette vague d’immolations représente, écrit-il, «un message contraire à celui qui promettait 'une vie meilleure' aux Algériens, lequel a survécu l’espace d’une ouverture hasardeuse, qui a fini par donner naissance à une 'race' de prédateurs et qui a emporté dans son sillage la valeur du travail et du mérite. Résultat, poursuit Liberté : un boum de désespoir accompagné d’un discrédit des organes de médiation et d’un verrouillage des espaces d’expression.»

    Trop de chômage…

    Parmi les problèmes les plus criants du pays : le chômage et l’absence de perspectives pour la jeunesse. «Jeunesse et emploi : la difficile équation», relève le quotidien La Tribune. «Qu’ils soient diplômés de l’université, détenteurs de titres sanctionnant leurs stages de formation, ou sans qualification, les jeunes, dans leur majorité, partagent le même sort. Celui de chômeurs, constate le quotidien algérien. Combien sont-ils à solliciter un poste de travail et à voir leurs chances se réduire au fil du temps ? Le grief qui revient souvent : il leur faut bénéficier de sérieux appuis pour pouvoir prétendre à une place. Faute de quoi, ils iront grossir les rangs des sans-emploi. Vivier de l’économie nationale en théorie, les universités et les centres de formation n’ont fait, en réalité, que produire des désœuvrés. (…) C’est dire que le chantier est vaste et la tâche ardue, s’exclame La Tribune, devant des responsables qui doivent se départir de leur placidité et agir pour répondre aux revendications légitimes des jeunes. La lutte contre le chômage et la promotion de l’emploi doivent être des faits concrets et non pas un ergotage tout juste bon à servir d’alibi pour des réunions à répétition.»

    « Dégage ! »

    El Watan, autre quotidien algérien, donne la parole aux organisateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, cette coalition de partis politiques d’opposition, de syndicats et d’associations qui appelle à un rassemblement contre le pouvoir du président Bouteflika samedi prochain 12 février à Alger. «La société bouillonne, affirme l’un d’eux. Elle s’interroge et a besoin de signaux clairs. (…) La seule garantie, en définitive, c’est le départ de ce pouvoir ! (…) Le 12 février n’est pas une fin en soi, renchérit cet autre organisateur de la marche, cité par El Watan. C’est le début d’une longue contestation. Nous disons clairement à ce régime : dégage !»
    Malgré l’interdiction de cette marche par les autorités, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie reste déterminée, relève pour sa part Le Matin. «La confirmation du maintien de la manifestation a été rendue nécessaire par l’évolution qu’a connue, jeudi, la scène politique nationale, rappelle Le Matin, avec l’annonce par le Conseil des ministres d’une série de mesures, dont la levée prochaine de l’état d’urgence et l’instruction faite aux médias audiovisuels de s’ouvrir aux partis d’opposition et au mouvement associatif. Trop peu, juge la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, qui plus est, relève Le Matin, interprète les résolutions du Conseil des ministres comme une manœuvre visant à affaiblir la dynamique citoyenne de changement.»

    Bis repetita ?

    Alors samedi prochain, le mot d’ordre sera clair… Avec ce slogan, «dégage !», déjà entendu à Tunis et au Caire. Désormais, constatent Les Dernières Nouvelles d’Algérie, «en Algérie, des partis d’opposition, des syndicats autonomes, des personnalités de la société civile, de simples citoyens, n’hésitent plus à demander le départ du chef de l’Etat pour permettre une véritable transition démocratique. (…) Que le système politique algérien soit sensiblement différent de celui de la Tunisie ou de l’Egypte n’enlève rien au fait que l’Algérie présente aujourd’hui tous les symptômes, tous les ingrédients, tous les germes, d’un pays au bord de l’explosion.»

    Et pour Les Dernières Nouvelles d’Algérie, «il est temps, avant qu’il ne soit trop tard, que le chef de l’Etat (Abdelaziz Bouteflika) passe la main, qu’il organise une véritable transition démocratique qui permettrait au pays d’éviter une révolution à la tunisienne ou à l’égyptienne.»

    Enfin, cette remarque du quotidien burkinabé Le Pays : «la lame de fond ne semble pas prête à arrêter son effet dévastateur. En remontant aux origines de toutes ces crises, on réalise qu’elles ont pour dénominateur commun les longs règnes et la paupérisation graduelle des populations qui contraste souvent avec l’opulence insultante des dirigeants. Les réalités dans le monde arabe présentent, à quelque chose près, les mêmes similitudes que celles de l’Afrique située au sud du Sahara, relève Le Pays. Des chefs d’Etat accrochés au pouvoir depuis plusieurs décennies, bien souvent déconnectés des réalités de leur peuple (…). Ces chefs d’Etat africains qui ont un goût démesurément prononcé pour le pouvoir, conclut le quotidien burkinabé, devraient faire preuve de suffisamment de sagesse pour partir avant que le peuple ne leur indique la voie de sortie. Car, à trop s’éterniser au fauteuil présidentiel, on finit par lasser, se construire une image de potentat qu’il faudra tôt ou tard déboulonner.»

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