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    Agent orange au Vietnam: les débuts de la décontamination

    L’environnement autour de l’aéroport de Danang, où furent stockés des défoliants épandus pendant la guerre, continue d’empoisonner les habitants. Plus pour longtemps, grâce au nettoyage que vont entreprendre les Américains. Les victimes vietnamiennes, elles, réclament aussi des réparations financières.

    Les rues du quartier de Hoa Khê se terminent sur un long mur en briques, par endroits, crépi en jaune. Au-delà, des terrains vagues, parsemés de lacs et étangs, au bout des pistes d’atterrissage de l’aéroport de Danang (centre du Vietnam). C’est là que l’armée américaine a stocké, pendant la guerre, une partie des herbicides, dont l’Agent orange, qu’elle épandait sur la jungle vietnamienne. La zone est, depuis, l’un des trois endroits du pays les plus contaminés par le défoliant (des taux 300 à 400 fois plus élevés que les normes internationales).

    « Je n’ose plus boire l’eau d’ici, ni manger les légumes ou les agrumes des arbres qui poussent dans le voisinage », grimace Tran Thi Hai Yen, une habitante, hôtesse d’accueil de Vietnam Airlines. Car l’environnement expose toujours les riverains et les employés de l’aéroport à la dioxine, responsable de malformations à la naissance, de cancers ou d’autres maladies. Selon une étude du cabinet canadien Hatfield, on en retrouve la trace dans leur sang ou dans le lait maternel des femmes.

    40 ans après la fin de la guerre

    A partir de juillet, les Américains débuteront le nettoyage des sols pollués. Une opération de 34 millions de dollars qui devrait se terminer en 2013… presque 40 ans après la fin de la guerre. « Mais il y a encore deux ans, il n’y avait pas de consensus entre les différentes parties impliquées [les Etats-Unis, les autorités vietnamiennes, l’Onu] sur la manière de se débarrasser définitivement de la dioxine, se défend Francis Donovan, directeur à Hanoi d’USAID, l’Agence américaine pour le développement international, chargée de l’entreprise. Et les technologies, comme cette méthode de désorption thermique qui sera utilisée, n’ont émergé que récemment. »

    Bien, mais pas assez, selon Nguyen Thi Hien, présidente de l’Association des victimes de l’Agent orange de Danang (Vava). « Les Etats-Unis doivent aussi aider financièrement les malades de la dioxine, martèle cette ancienne enseignante, qui a perdu deux proches contaminés. Ils sont responsables de leurs souffrances ! »

    « Brûlé de l’intérieur »

    D’après la Croix-Rouge locale, plus de 27 000 Vietnamiens – un chiffre controversé en l’absence de tests médicaux – vivent avec un handicap dû aux armes chimiques, à Danang et dans la province limitrophe de Quang Nam. Le défunt mari de Huynh Thi Bông a vécu des épandages quand il était bô dôi (soldat) du Viêt công, dans les forêts d’Annam. « Son corps était brûlé de l’intérieur », se souvient Bông, 55 ans. Le couple a eu deux filles, toutes deux atteintes d’un lourd retard mental.

    Nguyên Thi Thuy Phuong, 28 ans, marche en se déhanchant. Une coquille soutient sa jambe droite, atrophiée. « Je suis tellement contente pour la décontamination de l’aéroport de Danang, s’enthousiasme cette victime de l’Agent orange de seconde génération. Mais j’espère qu’il ne s’agit que d’un début, que d’autres nettoyages suivront. »

    Plus au Sud, l’armée américaine avait également stocké des défoliants à Phu Cat et Bien Hoa. Les Vietnamiens qui y vivent courent, eux aussi, le risque d’une contamination.

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