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    Carlos Ghosn a été inculpé pour dissimulation de revenus sur cinq ans.

    Un embargo s’instaure de fait sur les exportations de pétrole libyen

    Claire Fages.

    La banque d'investissement américaine Morgan Stanley a annulé toutes ses transactions liées au pétrole libyen depuis la semaine du 28 février. De même source boursière à Wall Street, la major pétrolière américaine Exxon Mobil aurait fait pareil. Exxon ne produit pas de pétrole en Libye - elle a abandonné son forage offshore qui n'avait pas donné grand-chose à l'automne dernier. En revanche, elle continuait à acheter et à vendre du pétrole libyen. A présent, c'est du passé. Fin février, déjà, un tanker qui avait été chargé en Libye avant le déclenchement de la révolution libyenne, a été interdit d'accoster aux Etats-Unis, selon un courtier en fret.

    Pourtant, les sanctions américaines ne prévoient pas explicitement d'embargo sur les exportations pétrolières libyennes. Le Bureau américain de contrôle des actifs chargé d'appliquer ces sanctions a considéré que le gel des avoirs du gouvernement Kadhafi devait s'étendre aux revenus des exportations de brut puisqu'ils vont directement dans les caisses de l'Etat. Même si une partie des gisements ou des terminaux pétroliers sont aujourd'hui aux mains de la rébellion libyenne, les circuits de paiement n'ont pas changé. L'argent va soit sur les comptes de la société nationale NOC, soit sur ceux des compagnies étrangères.

    Les compagnies américaines qui ont décidé de rompre tout lien avec le pétrole libyen devraient être bientôt suivies par les compagnies européennes et même asiatiques. La production a déjà diminué des trois-quarts. Mais maintenant tout va s'arrêter, estime un négociant. Pour des raisons politiques - ne pas donner le sentiment de soutenir un régime qui assassine son propre peuple - autant que pour des raisons très pragmatiques de sécurité et de rentabilité.

    Deux points de départs majeurs des exportations de pétrole sont à feu et à sang, Ras Lanouf et Zaouia. Difficile de continuer les expéditions dans ce contexte. Les assureurs maritimes considèrent désormais la Libye comme une zone à risque, au même titre que la Côte d'Ivoire et le Nigeria, ce qui renchérit le fret pétrolier. Les achats de pétrole libyen peuvent à tous les sens du terme coûter de plus en plus cher. Les raffineurs européens déjà coincés par de très faibles marges préfèrent soit diminuer leur volume, soit en dernier recours faire appel au brut algérien, azéri ou saoudien.

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