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    A la Une : l’avertissement

    « L’avertissement » : c’est le grand titre de Libération et du Midi Libre ce lundi, après le second tour des cantonales hier. Avertissement, car attention, l’abstention a atteint un taux record, 55%, et le Front national a confirmé sa percée, à maintenant un an de l’élection présidentielle.

    « Elle s’installe », s’exclame Le Parisien, avec cette grande photo d’une Marine Le Pen souriante, sortant de l’isoloir.
    « Martine qui rit, Nicolas qui pleure », constate France Soir qui relève qu’en effet, « malgré l’abstention record, le PS est le grand vainqueur des cantonales et l’UMP la grande perdante. »
    Le Figaro minimise pour sa part la victoire du PS avec ce titre : « l’abstention record relativise les gains de la gauche ».
    Alors, pas de quoi pavoiser le pour parti socialiste ? En effet, relève La Presse de la Manche, « hier, le Parti socialiste, sans même parler des autres, s'est classé premier parti de France... derrière celui des abstentionnistes. Dans ce cas, on est en droit de s'interroger : vainqueur, où est ta victoire ? C’est un cuisant échec de la démocratie, estime le quotidien normand. Ce n’est pas un camp battu par un autre camp. C’est, pour l’heure, un verdict mis en délibéré par le peuple français qui est mécontent de la situation actuelle, mais qui s’interroge de plus en plus sur la pertinence d’accorder sa confiance à l’ensemble des formations politiques. »
    Une « défiance », renchérit La Montagne, qui « donne l’image d’un pays troublé dans lequel colère et désenchantement se mêlent en un cocktail détonnant dont nul ne peut pronostiquer ce qu’il donnera dans un an si les crises continuent de s’enchaîner. »
     
    Vers un nouveau 21 avril ?
     
    Et en effet, la présidentielle est dans tous les esprits… Pour Libération, « ces cantonales, qui devaient être une véritable démonstration de force, le nouvel acte d’une montée en puissance, fournissent quelques raisons d’y croire pour 2012, bien d’autres de s’inquiéter. Tout reste à faire. »
    Le Midi Libre dresse un constat accablant : « électorat dépité, vaguelette rose, droite à la peine, extrême droite prégnante. A quatorze mois de la présidentielle de 2012, le décor politique ne respire pas la sérénité. Ni pour l’UMP au pouvoir, ni pour le PS de l’opposition. Deux formations traditionnelles affaiblies par l’abstention qui, au vu de la très sérieuse alerte frontiste de ce scrutin cantonal, s’acheminent, faute de réaction, vers un nouveau 21 avril 2002. »
    Un scénario corroboré par l’enquête d’opinion réalisée par Ipsos pour France 2. Une enquête qui montre, précise Sud Ouest, que « dans trois hypothèses sur quatre, Nicolas Sarkozy est éliminé dès le premier tour. Il n’obtiendrait que la moitié des voix de Dominique Strauss-Kahn ! Seule la candidature de Ségolène Royal (qui serait elle-même éliminée) permettrait au président sortant de se qualifier pour le tour décisif. Bref, dans tous les cas, il y aurait un 21 avril, à l’envers ou à l’endroit, relève Sud Ouest, avec Marine Le Pen au second tour. Si la course est ouverte au parti socialiste, la crise couve plus que jamais à l’UMP. »
    Pour Le Figaro, n’allons pas trop vite… Le Figaro qui relativise la victoire du PS. « D’abord, écrit-il, parce qu’il est difficile de tirer un enseignement national d’une élection locale. Ensuite parce que ce second tour a été marqué par un record d’abstention. Enfin parce que la gauche a l’habitude depuis des lustres de remporter les élections locales. Et d’échouer à la présidentielle. Il n’en reste pas moins, poursuit Le Figaro, que Nicolas Sarkozy sait désormais que ce qui l’attend l’an prochain. Il lui faudra se battre sur deux fronts. Les coups viendront de la gauche et de l’extrême-droite, ce qui est beaucoup. »
     
    Quelles stratégies pour les deux camps ?
     
    « Afin d’entrer concrètement dans la course à la présidentielle, la gauche devrait sans doute accélérer et simplifier le processus de désignation de son candidat, estime La Charente Libre. Mais pour Nicolas Sarkozy, le temps urge encore davantage d’une reprise en mains qui passe nécessairement par un démarquage des thèses du Front national. »
    Et pour Les Echos, « Nicolas Sarkozy a, ce matin, à choisir entre le populisme et la République. La première option consiste à poursuivre dans la voie des derniers mois, celle de la stigmatisation répétitive des immigrations et des religions. Elle est vouée à faire éclater la majorité, estime le quotidien économique, et à renforcer le parti de Marine Le Pen sur son territoire de légitimité, celui de l'excès de sécurité comme réponse aux peurs de toujours et de tout ordre. (…) La deuxième option du président, poursuivent Les Echos, est, dans ce temps où l’opinion est troublée, la nation bousculée, de se réaffirmer garant des valeurs de la République, d’une France où chacun se sent chez soi. Pas celle de la préférence nationale. »
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