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    La «banane durable» antillaise contre la «banane dollar» ou la «banane bio»

    Claire Fages.

      Comment concurrencer la banane latino-américaine, peu chère et de plus en plus présente en Europe depuis que les droits de douane ont été réduits ? Comment se positionner par rapport à la banane bio de République dominicaine, qui fait une percée fulgurante ? Les planteurs de Guadeloupe et de Martinique ont opté pour la « banane durable » !

      « On ne peut pas faire de banane complètement biologique aux Antilles françaises, explique Sébastien Zanoletti, directeur de l'innovation de l'Union des groupements de producteurs de banane de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN). C'est un climat tropical humide où se développe la cercosporiose, la "maladie des feuilles", et nous n'avons pas de pesticide "bio" homologué dans l'Union européenne contre cela... Même en expérimentation, ça ne donne pas grand chose. Le "bio" est possible dans les pays plus secs, comme la République dominicaine ou le Pérou. Alors aux Antilles, on essaie de s'en rapprocher le plus possible. »

      Avec une diminution de 72% des pesticides en 15 ans (1), la banane antillaise peut désormais se targuer d'être la banane conventionnelle la plus proche du bio, quand par exemple la banane du Costa Rica, produite dans un contexte climatique comparable, utilise dix fois plus d'intrants. Aux Antilles, le traumatisme qu'a constitué à la fin des années 90 la révélation d'une contamination des sols par le chlordécone, abandonné depuis 1993, a obligé la profession à redoubler d'efforts : la lutte contre le charançon, les vers et les insectes privilégie aujourd'hui la rotation des cultures et les pièges à phéromones, plutôt que les insecticides. De même l'association à des plantes protectrices limite l'usage des herbicides.

      Encouragés par les chercheurs du CIRAD (
      Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), les planteurs de Guadeloupe et de Martinique ont réussi à s'unir, avant de lancer ce plan « banane durable », qui met aussi en avant les conditions sociales et salariales plus avantageuses de la main d'œuvre dans les bananeraies antillaises. Le but est au moins de pérenniser la présence de la banane antillaise sur les étals, un peu plus de 30% en France. En attendant la découverte d'une variété résistante à la « maladie des feuilles », qui permettrait de se passer totalement de fongicide et d'envisager, un jour, une banane antillaise « bio ».
       
      (1) La banane durable antillaise et les pesticides (sources CIRAD et IRD)
       
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