vendredi 15 avril 2011
Les investisseurs étrangers en France
Le plus grand parc d'éoliennes en Provence, installé à Port-Saint-Louis, avec 24 mâts érigés.
Le plus grand parc d'éoliennes en Provence, installé à Port-Saint-Louis, avec 24 mâts érigés.
© 2009 Thomson Reuters / Pascal Rossignol
Par Agnieszka Kumor

Place aux entreprises étrangères implantées dans l’Hexagone. Tout comme les entreprises nationales, elles ont subi de plein fouet la dernière crise économique. Certaines ont fermé, d’autres ayant fait le tour du monde sont revenues, d’autres encore sont toujours là. Malgré la morosité ambiante, elles investissent. Leur ténacité va à l’encontre de certaines idées reçues.

On parle souvent à l’étranger de la fameuse bureaucratie à la française, du coût salarial élevé, de l’environnement social difficile. Mais dans le même temps, on vient faire des affaires en France, car on y trouve des capacités d’embauche ad hoc et des spécialistes uniques dans leur genre. Et malgré la morosité apparente, les investisseurs étrangers se déclarent optimistes. La France a beaucoup d’atouts et quelques points faibles. Il suffit de les comprendre pour aller plus loin dans les affaires. Yvette Mathon van Loon, de TMF France donne à ses clients, futurs investisseurs, le conseil suivant : « Pendant les premiers six mois, on va vous demander des choses inimaginables, vous n’allez rien comprendre ni pourquoi, ni comment. Ce sont les démarches administratives qui demandent beaucoup d’attention. Mais une fois les six mois passés, quand tout est stabilisé : ça va très bien ! »

Investissements étrangers à l’heure de la globalisation

Selon l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII), l’investissement est réputé d’origine étrangère, s’il est réalisé par une société détenue à plus de 50% par des capitaux étrangers. Pour beaucoup d’entre elles, le rôle de la filiale française au sein du groupe est primordial pour le marché auquel elle appartient. Et souvent ce marché est très vaste, il englobe l’Europe, le Moyen-Orient et même l’Afrique. La plupart de ces groupes sont de dimension internationale, tant leur développement a dépassé le pays d’origine.
Les investissements étrangers sont soumis aux contrôles de divers organes. Ils sont régis par le droit français dans les domaines aussi divers que la fiscalité, le code du Travail ou encore la TVA. La liste des activités soumises à l’autorisation préalable est strictement définie : quatre restrictions relèvent de la Défense nationale, et sept répondent à des préoccupations d’ordre public. Le principe de liberté est défini par l’article L.151-1 du code monétaire et financier, qui énonce : « Les relations financières entre la France et l’étranger sont libres ».

Et ça marche !

Les Français apprécient les produits issus des entreprises étrangères. Pourquoi ? Comme aime le dire Jörn Bousselmi, directeur général de la chambre de commerce franco-allemande : « c’est parce qu’on est complémentaires ». Il n’y a pas de société idéale. Mais on peut échanger les savoir-faire, les méthodes de management, les technologies et les produits, justement issus de ces technologies. Et la richesse nationale y gagne : 42% du PIB sont rapportés à la France par les investissements étrangers. Ce chiffre est en constante progression, car il était de 35% en 2009.

Place de la Concorde à Paris. L'Ile-de-France a attiré 243 projets étrangers en 2010.
(Photo : Agnieszka Kumor)
Festival d'Avignon, région PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur).
(Photo : Agnieszka Kumor)
Flavio Bucciarelli, directeur général France Nord de Starwood Hotels & Resorts.
(Photo : Service de presse)
David Appia, président de l'Agence française pour les investissements internationaux.
(Photo : AFII)
Yvette van Loon, directrice commerciale de TMF Group.
(Photo : Willem ten Veldhuys, TMF Group)
François Gerin, directeur général adjoint de Siemens France.
(Photo : Siemens)
Denis Tersen, directeur général de l'Agence Régionale de Développement Paris Ile-de-France.
(Photo : ARD/François Maillard)
Anne-Gabrielle Dauba-Pantanacce, responsable de la Communication chez Google France.
(Photo : Google)
Jörn Bousselmi, directeur général de la Chambre Franco-Allemande de Commerce et d'Industrie.
(Photo : AHK)
Carcassonne dans la région Midi-Pyrénées.
(Photo : Agnieszka Kumor)
Place Stanislas à Nancy en Lorraine.
(Photo : Agnieszka Kumor)

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