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    Record des prix du poivre

    Claire Fages.

      Les prix du poivre continuent leur ascension depuis un an. Ils sont à un niveau record ce printemps. La demande s'accroît mais la production stagne. La semaine dernière la tonne de poivre noir malabar, la qualité indienne qui fait référence sur le marché international, a atteint les 6 300 dollars, un record historique !

      Depuis quelques mois, les négociants de Rotterdam ou de Londres constatent des augmentations de 100 à 150 dollars tous les jours. La tête commence à leur tourner, d'autant que les mouvements sont violents : dans la même journée, la cotation de poivre peut perdre 200 dollars le midi et reprendre 300 dollars le soir. En ce moment, témoigne l'un des négociants, les acheteurs, effrayés, font une pause ! La spirale de hausse qui avait commencé l'an dernier semble ne pas avoir de fin. Les prix ont triplé en un an.

      C'est que la demande mondiale de poivre s'accroît de 2 à 3% par an. L'Inde qui est le deuxième pays producteur au monde, est aussi le plus grand pays consommateur, et elle n'est plus autosuffisante. Le Vietnam, qui l'a doublée en production, se met aussi à consommer son propre poivre. La Chine doit de son côté importer du poivre vietnamien. Quant à l'Europe et aux Etats-Unis, leurs stocks d'épices sont au plus bas.

      Pendant ce temps la production mondiale stagne. Ou les poivriers sont vieillissants, ou la main-d’œuvre coûte désormais trop cher. A cela s'est ajoutée une météo contrariante cette année : les pluies intempestives de novembre et décembre ont amoindri les rendements dans le sud de l'Inde. Le Brésil qui a fini sa récolte cet automne, n'a de son côté pratiquement plus de stock de report. C'est le Vietnam qui dirige en ce moment le marché mondial et la récolte doit s'arrêter début mai. Elle avait été catastrophique l'an dernier. Meilleure cette année, elle est cependant très inférieure aux attentes.

      En ce moment, les cultivateurs vietnamiens font de la rétention des précieux grains noirs pour faire grimper les prix, les acheteurs craignent qu'ils ne leur fassent défauts. Cette tension sur le marché devrait perdurer au moins jusqu'en juillet, lorsque sortiront les récoltes de la zone équatoriale : Indonésie, Malaisie, puis Brésil, des récoltes toutes estimées en baisse, selon l'Association internationale du poivre (International Pepper Community, IPC). 

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