Des gigantesques tortues illustrent ces jours-ci les affiches dans le métro parisien. C’est la publicité pour la Foire de Paris, qui ne jure cette année que par le « Slow ».
Le Slow, c’est un peu plus que la lenteur, c’est une révolution culturelle qui gagne toujours plus d’adeptes. Ralentir ! Trouver le rythme adapté ou prendre son temps, voici l’injonction dernier cri dans un monde qui s’essouffle.
Le « Slow » se pratique dans les domaines les plus variés. Les amateurs de bonne chère réclament du temps pour manger, des plats préparés avec patience, et des ingrédients de qualité.
Les musiciens du mouvement « tempo giusto » sont à la recherche du rythme inhérent de chaque partition. Il y a le «Super Slow», l’art de soulever lentement des haltères, le «Slow Sex» et le « Slow Thinkig », la pensée lente, riche et créative.
Et il y a les « Slow Citys » ou « Cittaslow » : Un réseau mondial de villes, qui portent ce label pour signifier à leurs habitants : Ici, on ralentit les rythmes trop effrénés et on privilégie la qualité de vie.
En France, une seule ville a pour l’instant obtenu le label « Cittaslow » : c’est la petite commune de Segonzac, près de Cognac, en Charente. Qu’en-est-il de la lenteur, à Segonzac? Qu’en pensent les gens?
Sites Internet liés au sujet:
http://www.slowfood-segonzac.com/
A lire: «Eloge de la lenteur : Et si nous ralentissions?» de Carl Honoré aux éditions Marabout.

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