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    La crue du Mékong n’affecte pas les prix du riz

    AFP

    En Asie du Sud-Est, les grands pays producteurs de riz subissent de graves inondations. Mais les prix du riz, qui avaient augmenté avant cette catastrophe climatique, devraient rester stables.

    Le Mékong est en crue depuis des semaines, les pluies torrentielles ont été suivies d'une tempête tropicale et d'un typhon dans cette région d'Asie du Sud-Est, où les morts se comptent par centaines. Les rizières risquent de rester durablement sous les eaux en Thaïlande et au Vietnam, les deux principaux pays exportateurs de riz de la planète, ce qui pourrait endommager une partie de la récolte d'automne.

    Pourtant les prix mondiaux n'ont pratiquement pas réagi à la catastrophe climatique. Le prix de référence mondial, celui du riz blanc thaï de qualité supérieure demeure aux alentours de 600 dollars la tonne, après avoir il est vrai déjà augmenté de 25% depuis la promesse, au printemps dernier, d'un prix garanti au producteur thaïlandais qui portera à 800 dollars le coût de la tonne de riz blanc pour les exportateurs cet automne. Cette perspective avait déjà été intégrée dans les prix mondiaux, qui ne peuvent pourtant guère aller au-delà.

    Le marché du riz est très bien approvisionnée et malgré les pertes de récoltes anticipées, devrait le rester. La crue du Mékong n'affectera que la récolte d'automne et elle n'est pas la principale en Thaïlande et au Vietnam; qui font aujourd'hui trois récoltes par an, rappelle la FAO. « Si la Thaïlande perd 500 000 tonnes de riz dans les inondations, souligne Patricio Mendez del Villar, expert au Cirad, ce n'est rien comparé aux 20 millions de tonnes qu'elle produit et aux 8 à 10 millions de tonnes qu'elle exporte tous les ans ».

    Par ailleurs, les stocks mondiaux continuent de progresser depuis l'an dernier. Au point que l'Inde est de retour sur le marché mondial, elle a recommencé à exporter autre chose que du riz basmati après trois ans d'absence. Si tout se passe bien, la Chine pourrait aussi se remettre à exporter et elle dispose de 40% des réserves mondiales. Enfin la remontée du dollar plafonne toute augmentation du prix du riz exprimé dans cette monnaie.

    Ce qui suscite le plus d'interrogation sur le marché du riz, ce ne sont pas les pertes de récolte dues aux inondations, mais la façon dont le gouvernement de Bangkok va réussir à tenir sa promesse aux riziculteurs thaïlandais. De l'avis général, subventionner à un tel niveau les exportations de riz n'est pas tenable. Selon notre expert du Cirad, « le nouveau gouvernement pourrait limiter son prix garanti dans le temps ou par l'attribution de quotas ».

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