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    Vers un retour de la stabilisation en Côte d'Ivoire pour mieux gérer la filière cacao

    Claire Fages.

    Le gouvernement ivoirien vient d'avaliser une réforme de la filière cacao. On s'achemine vers un retour de la stabilisation, après plus de dix ans de système libéral.

    Les autorités d'Abidjan ont annoncé qu'elles allaient fondre les quatre organisations qui s'occupent de la filière cacao en un seul organe public de régulation et de stabilisation. Ces mots évoquent l'ancienne Caisse de stabilisation, supprimée à la fin des années 1990. On ne sait pas encore exactement à quoi ressemblera cette nouvelle Caistab mais ce retour en arrière est un aveu d'échec du système « tout libéral », qui a duré plus d'une décennie en Côte d'Ivoire et au cours duquel les planteurs ont été directement confrontés aux acheteurs privés.

    Recevant à peine 20% à 30% du prix de marché du cacao, ils n'ont pas entretenu ni replanté suffisamment les vergers vieillissants. Ils ont même souvent abandonné le cacao pour l'huile de palme ou le caoutchouc, plus rentables. Si la Côte d'Ivoire a connu cette année une production record, malgré ce manque de motivation et le conflit ivoirien, c'est avant tout parce que la météo a été exceptionnelle !

    De l'autre côte de la frontière, le Ghana a été le seul à résister à la privatisation des filières. C'est l'organisme public du Cocoa Board qui achète, stocke et vend les fèves aux exportateurs. Il a ainsi la possibilité de mettre la récolte ghanéenne sur le marché par anticipation, avec une prime du prix éloigné par rapport au prix immédiat. La campagne 2012-2013 est déjà vendue. Grâce à ce matelas de devises, le Cocoa Board peut encadrer les producteurs, leur fournir les engrais et la formation nécessaires. Signe de réussite, les banques se battent pour financer le Cocoa Board, qui a permis au Ghana de dépasser la Côte d'Ivoire en qualité de production, et qui pourrait bientôt l'égaler en volume.

    Sans revenir complètement à ce modèle, Abidjan pourrait s'en inspirer en partie, c'est-à-dire donner la possibilité à la nouvelle Caistab d'acquérir 30% de la production ivoirienne et laisser les 70% restant aux acheteurs privés, qui seraient limités par des quotas, pour ne pas manipuler les prix. Les nouvelles autorités ivoiriennes se sont en tout cas engagées à ce que les planteurs reçoivent au moins la moitié du prix de marché pour leur cacao lorsque la réforme sera mise en œuvre, sans doute pas avant la prochaine campagne.

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