jeudi 10 novembre 2011
Honduras, partir à tout prix!
Cette petite fille est sans nouvelles de sa mère depuis 3 ans.
Cette petite fille est sans nouvelles de sa mère depuis 3 ans.
RFI/Christine Zoe
Par Zoé Berri

Émigrer vers le Nord : ils ne rêvent que de ça. Depuis les années 90, des centaines de milliers de Centre-Américains ont quitté leurs pays, pour aller chercher du travail aux Etats-Unis. Beaucoup ont péri sur la route qui les mène à la terre promise.

C’est le phénomène migratoire le plus important au monde : plusieurs millions de Salvadoriens, Guatémaltèques, Honduriens vivent aux Etats-Unis, la plupart sans papiers. Pour s’y rendre, ils ont traversé le Mexique, cachés dans des camions ou perchés sur le dos du train de marchandises qui les amène tout près de la frontière. Victimes de ce train surnommé la bestia, la bête, parce qu’elle peut les broyer, ou piégés par le désert, les Centre-Américains sont aussi devenus la cible des cartels mexicains. Kidnappés, violés, forcés à travailler pour ces bandes ultraviolentes, nombreux sont ceux qui n’atteindront jamais leur but.

Le Honduras, avec 7 millions et demi d’habitants, dont plus d’un million d’illégaux aux Etats-Unis, est l’un des pays les plus touchés par l’émigration. C’est aussi celui qui a perdu le plus de clandestins sur la route vers le Nord. Ce pays réclame un assouplissement des politiques migratoires américaines. En vain : au bout de leur périlleux voyage, 25 000 Honduriens sont expulsés chaque année et rentrent de force dans un pays qui n’a plus rien à leur offrir.

Un groupe de clandestins expulsés, sur la piste de l’aéroport de Tegucigalpa, sur la piste de l’aéroport de Tegucigalpa.
RFI/Christine Zoe
87 % des Honduriens renvoyés par les Etats-Unis ont entre 16 et 30 ans.
RFI/Christine Zoe
Une grande partie de ces sans papiers retenteront le voyage.
RFI/Christine Zoe
Tegucigalpa, la capitale du Honduras est l’une des plus pauvres du continent.
RFI/Christine Zoe
Marleny Suarez a perdu son mari l’an dernier, tué par une bande criminelle à son passage au Mexique.
RFI/Christine Zoe
50 clandestins, toutes nationalités confondues disparaîtraient chaque semaine au Mexique.
RFI/Christine Zoe
Cette petite fille est sans nouvelles de sa mère depuis 3 ans.
RFI/Christine Zoe
Mary est tombée du « train de la mort », le train de marchandise emprunté par les clandestins pour traverser le Mexique. Elle est rentrée au pays amputée des deux jambes.
RFI/Christine Zoe
Le père Ademar Barilli dirige l’une des maisons d’accueil mises à la disposition des migrants sur la route vers le nord.
RFI/Christine Zoe
«Si tu es décidé à passer aux Etats-Unis, prends tous ces risques en compte (…) Ne traverse pas par les canaux ou rivières, beaucoup se sont noyés. Ne voyage pas seul», avertit une affiche près de la frontière mexicaine.
RFI/Christine Zoe
Radeaux sur le Rio Suchiate, frontière sud du Mexique par laquelle passent la plupart des clandestins centre-américains.
RFI/Christine Zoe

    tags : Honduras
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