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    A la Une : des marchés tout-puissants et… irrationnels !

    AFP

    Ils voulaient la peau de Berlusconi et ils l’ont eu… Pour autant, l’annonce de la démission du Premier ministre italien n’a pas calmé leurs inquiétudes… Les marchés sont au centre de tous les commentaires ce matin dans la presse.

    Berlusconi va s’en aller. « Rideau ! », s’exclame Le Monde. « Basta ! », lance L’Humanité. « Ciao ! », ironise Libération.

    Libération qui relève que « ce ne sont pas des foules de manifestants en colère, mais les agences de notation et les marchés financiers qui ont crié un retentissant 'dégage!' à Berlusconi et à Papandréou, ces deux dirigeants soudain discrédités. »

    « En somme, remarque Le Monde, les marchés ont réussi là où la droite italienne a échoué. »

    Finalement, constate Le Journal de la Haute-Marne, « les bulldozers des marchés réaménagent les espaces économiques à leur convenance, au détriment des décideurs politiques. Aujourd’hui, c’est le président du Conseil italien qui est évincé. Hier, c’était son homologue grec, Georges Papandréou. Et tout le monde connaît désormais l’importance de leur onction qui a pour nom 'Triple A'. L’inexorable avancée des marchés place au premier plan la question de la démocratie dans les pays développés. » Et Le Journal de la Haute-Marne de s’interroger : « les fonds de pension américains ou les capitaux venant de Chine ou des monarchies pétrolières sont-ils en train de nous dicter progressivement leur loi ? »

    En effet, complète La République du Centre, « sans l’accroissement devenu intolérable des taux d’intérêt des emprunts nécessaires au financement de la dette italienne (120 % du PIB), il est vraisemblable que Silvio Berlusconi aurait pu arracher un nouveau sursis. Beaucoup regretteront, une fois de plus, que l’impérialisme des marchés soit plus fort que le jeu de la démocratie politique. Cela dit, il ne se trouvera pas grand monde pour s’apitoyer sur le sort du Cavaliere. »

    En tout cas, désormais, constate Paris-Normandie, « ce sont donc les marchés qui défont les gouvernements choisis par les électeurs. (…) Evidemment, ils n’existent pas. Les marchés, ce sont des hommes qui spéculent face à des écrans d’ordinateur, qui jouent à un Monopoly risqué mais juteux avec les dettes dites 'souveraines', c’est-à-dire d’Etats qui ont fini par perdre peu à peu cette souveraineté… »

    La zone euro en feu !

    Des marchés tout-puissants donc, mais également irrationnels… La Montagne souligne ce paradoxe : « là où les mécanismes démocratiques échouaient depuis trop longtemps, les marchés financiers ont réussi en quelques semaines. » Mais, au final, « sans parvenir à se rassurer eux-mêmes puisque les taux d’intérêt atteignaient hier des niveaux records malgré l’annonce de la démission de Berlusconi. »

    En effet, « état d’alerte sur l’Italie », s’exclame Le Figaro en Une. « La dette italienne est entrée en zone rouge hier sur les marchés : les taux des bons du Trésor à 10 ans ont franchi le seuil des 7% de taux d’intérêt », précise le journal qui constate donc que « l’annonce de la démission prochaine de Silvio Berlusconi n’a pas suffi à calmer la tempête, faute de certitudes sur l’après-Cavaliere. »
    Qui plus est, l’effet de contagion est là : « l’Italie met le feu à la zone euro », s’exclame en Une La Tribune qui constate que l’ensemble des bourses européennes a plongé et que l’euro a touché son plus bas niveau depuis un mois.

    Verse une mutualisation des dettes ?

    Alors que faire ? « Face à cette crise, l’hypothèse d’une redéfinition radicale de la zone euro avec moins de pays et davantage d’intégration économique et fiscale, prend corps », relève La Tribune. La Tribune qui reprend la solution préconisé par l’essayiste Jacques Attali, longuement interviewé dans le journal : « la Banque centrale européenne doit être un instrument de croissance, affirme-t-il, et l’Europe doit lancer des eurobonds », c’est-à dire, mutualiser les dettes des pays de la zone euro.

    En attendant, c’est donc la crainte d’un effet domino, comme le souligne Le Républicain Lorrain : « cette accélération de la crise a désormais pour conséquence de faire douter de la viabilité de la zone euro. La France est maintenant en ligne de mire. Et des voix en Allemagne se font plus clairement entendre en faveur d’une recomposition du club de la monnaie unique. Mais le plus grave n’est peut-être pas là, relève Le Républicain Lorrain. Il est dans le risque d’une instabilité financière mondiale où l’Europe végéterait entre déclin économique face à l’Asie et décennie perdue, comme le Japon des années 90. Accrochez vos ceintures. »

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