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    A la Une : une élection loin de faire l’unanimité…

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Joseph Kabila réélu président de la RDC avec près de 49% des voix contre un peu plus de 32% pour Etienne Tshisekedi. « La majorité jubile, l’opposition conteste », s’exclame le quotidien Le Phare. Normal, sauf que de nombreuses voix s’élèvent, dans le pays et au dehors, pour contester les résultats du scrutin. Le site d’information Direct!CD résume la situation : « Joseph Kabila proclamé vainqueur a tenté hier de rassurer la communauté internationale en admettant des “erreurs” dans le processus électoral, mais pas plus. Etienne Tshisekedi, qui s’apprête à donner son “mot d’ordre” à ses militants, a reçu quelques bouffées d’oxygène émanant du Centre Carter et de l’Archevêque de Kinshasa, le cardinal Mosengwo, qui, ensemble, remettent en cause la crédibilité de la victoire du président sortant. »

    Alors quelle solution ? D’après Direct!CD, « à Kinshasa, les diplomates s’activent pour une issue pacifique de la crise. » Et selon, « selon toute vraisemblance, estime le site, nous nous dirigeons vers une médiation de la communauté internationale. Qui dit médiation, dit partage de pouvoir, gouvernement de large union. »

    Enième crise politique…

    On n’en est pas encore là… Pour l’instant, constate Le Potentiel, « la roue de l’histoire ne s’est pas arrêtée. Elle continue à tourner. Serait-ce dans le sens de l’histoire tel que souhaité par le Peuple congolais ? Là est la question fondamentale de l’après-élection dans la mesure où les grands défis de la paix, de la balkanisation, de la sécurité physique et sociale, de la relance économique, de l’éducation, de la santé… bref, de la promotion humaine pour un développement durable, sont toujours là. Implacables. » Et pour le quotidien kinois, ces grandes questions ne seront pas réglées de sitôt : « le pire est toujours devant nous, s’exclame-t-il, avec cette énième crise politique qui pointe à l’horizon. »

    De leur côté, Les Dépêches de Brazzaville, quotidien de l’autre Congo, s’interrogent : « maintenant, que va-t-il se passer sur l’autre rive du fleuve, en RDC, et plus précisément à Kinshasa qui apparaît à nombre d’observateurs comme un chaudron de sorcières ? La victoire de Joseph Kabila sera-t-elle reconnue par ses adversaires en dépit des défaillances de toutes natures qui ont marqué le scrutin ? Va-t-elle, au contraire, provoquer à travers le pays le déchaînement de violence que tout le monde redoute (…) ? La raison l’emportera-t-elle sur la passion même si la fraude a été indiscutable dans nombre de bureaux de vote ? Impossible, bien sûr, de répondre à ces questions, affirment Les Dépêches, alors que le rideau vient tout juste de s’abaisser sur la scène politique congolaise. » Les Dépêches qui appellent Kabila et Tshisekedi au dialogue : il faut, « garder des contacts étroits entre eux, fut-ce par des canaux invisibles, et éviter de bavarder inconsidérément pour se faire valoir. Parler, échanger, réfléchir n’est certainement pas facile dans un pareil moment, relève le quotidien du Congo Brazza, mais c’est la seule voie possible pour sortir du gouffre où les incidents présents semblent devoir précipiter la RDC. »

    Un parallèle avec la Côte d’Ivoire ?

    Dans la presse du continent, beaucoup de réactions… Pour L’Observateur au Burkina, « la messe est donc dite. Nul besoin alors d’attendre le 17 décembre, date de la proclamation officielle des résultats, pour savoir qui se succèdera à lui-même sans gloire et sans même avoir obtenu la moitié des suffrages de ses concitoyens. »

    Le Pays, toujours au Burkina, fait le parallèle avec la Côte d’Ivoire : « Comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire avec toutes les péripéties que l’on a connues, la RDC débouche sur un régime dyarchique où deux individus, qui se vouent une haine morbide, se proclament présidents dans un même Etat. Mutatis mutandis, la présidentielle du 28 novembre 2010, en Côte d’Ivoire, et le scrutin couplé du 28 novembre 2011 en RD Congo auront plus apporté aux peuples des deux pays misères et souffrances. »

    « L’opposition congolaise n’a qu’à s’en prendre qu’à elle-même », lance pour sa part Liberté au Togo. « Les oppositions doivent apprendre à faire douter les pouvoirs en place en faisant l’effort d’enterrer leur ego en mettant leur confiance sur un seul et unique candidat, affirme le quotidien togolais. Ce qui a toujours semblé être de la mer à boire pour ces gens qui disent se battre pour leur peuple, alors qu’apparemment ils ne se battent que pour eux-mêmes. (…) En Afrique, on doit apprendre à féliciter le vainqueur et abandonner la contestation (…). Cela commencera le jour où, courageusement les opposants mettront leur ego de côté en choisissant d’affronter le président sortant avec une candidature unique. Et là, affirme Liberté, le pouvoir, battu à plate couture, se verra contraint comme ce fut le cas il y a quelques années au Sénégal, de féliciter l’élu. »

     

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