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    Pour une convergence de l’éthique

    Jean-Baptiste Placca Aurelia Blanc

    Trois cent soixante-quatre jours pour les dirigeants, un pour le citoyen. C’est le dernier. Et nous y sommes ! Dans l’organigramme touffu de la corruption et des incivilités diverses, qui contrarient l’essor des nations africaines, le sommet vit, certes, de la base, mais une partie de la base elle-même prospère à la faveur de ses compromissions avec le sommet. Et cette collusion cause plus de dégâts que l’on ne peut imaginer.

    Un célèbre avocat africain, qui consacre une partie de son temps à réfléchir – et à partager ses réflexions – sur les freins au développement économique et à l’état de droit, en Afrique, affirmait, il y a peu, que ce continent ne peut espérer s’en sortir, si chaque citoyen n’adopte une éthique en conformité avec sa position dans la société. « La morale, dit Maître Mamadou Ismaïla Konaté, est indispensable en politique, mais aussi dans les affaires, dans le sport et dans toutes les activités qui concourent à la vie de la cité ».
    Un peuple sérieux et travailleur a donc peu de chances de s’en sortir, avec des dirigeants qui vivent dans le culte de la vénalité. Mais la détermination des dirigeants les plus honnêtes n’offre pas davantage de chances de succès, si ceux-ci doivent composer avec un peuple de resquilleurs, à l’affût de tous les subterfuges pour tricher avec les règles communes.
    Oui, pour tous et pour chacun, il y a une éthique à respecter dans la société. Dans certains métiers, cela s’appelle la déontologie. Des règles, dont il faut savoir ne pas dévier, que l’on soit juge au Conseil constitutionnel, petit détaillant de cigarettes, au coin de la rue, ou vendeuse de poisson fumé, au marché.
    Les pays que l’on cite souvent en exemple, sur ce continent, connaissent, en général, cette convergence de l’éthique : chaque citoyen sait respecter l’autre, a le respect du travail de tous et de chacun, et le respect du bien commun. Il y a, bien sûr, toujours des nuances, des exceptions, mais la notion de peuple sérieux n’est pas sans fondements.
    Et aux peuples sérieux, il faut éviter de donner en exemple le triomphe de l’avidité et de l’opportunisme. Comment, par exemple, tel chef d’entreprise, tel architecte ou tel journaliste peut-il être, tour à tour, pro-Houphouët, pro-Bédié, pro-Guéï, pro-Gbagbo et maintenant pro-Ouattara, et toujours avec le même bonheur ?
    Le chemin de l’honneur, lorsque l’on s’est trompé, commande d’avoir la décence d’accepter au moins une petite traversée du désert.
    Après tout, même le « Dieu Tout-puissant et miséricordieux », que l’on mêle à tout, désormais, a prévu, pour le pécheur, le purgatoire, avant le paradis !

     

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