2012. Année électorale… aux Etats-Unis ! Les Africains devraient, dès maintenant, s’intéresser aux primaires du Parti républicain, en vue de la désignation d’un challenger pour Barack Obama, dans la course à la Maison Blanche, en novembre prochain. L’organisation des primaires est à la fois artisanale et moderne, avec tous les outils qui font la transparence et la crédibilité d’une élection.
Au-delà de l’organisation elle-même, la transparence des primaires repose sur la publication des résultats, au fur et à mesure qu’ils tombent, comté par comté. Les citoyens peuvent donc suivre en direct, à la télévision ou sur internet, la progression des voix obtenues par chaque candidat, ainsi que le pourcentage de bulletins dépouillés. Le suspense, s’il y en a, est vécu en direct par les électeurs. Et personne ne peut, ensuite, sortir d’une lugubre cuisine, pour leur asséner des chiffres insolites.
Cette forme de transparence n’a rien de surhumain : c’est exactement ce qu’ont fait les Ghanéens, lors de la présidentielle de décembre 2008.
L’autre garantie de transparence est la présence, simple mais vigilante, des journalistes dans les bureaux de vote, au moment du dépouillement, et sur les lieux de compilation, pour capter les chiffres vrais. Cela non plus n’a rien de surhumain. En l’an 2000, au Sénégal, nos confrères (notamment de la presse privée) l’ont fait, de manière tellement convaincante que le président Abdou Diouf a dû reconnaître sa défaite, court-circuitant sa cour qui s’apprêtait à lui concocter une victoire sur mesure.
Peut-être avez-vous eu écho des actions coordonnées de dissuasion, à la fois économique et politique, des Etats membres de l’Union européenne, à la suite de l’entrée en vigueur, cette année en Hongrie, de certaines lois jugées liberticides. La pression est telle que, déjà, le gouvernement hongrois dit vouloir négocier. Dans cette Union-là, les valeurs démocratiques ne sont pas facultatives.
Cela nécessiterait, certes, un peu de courage. Mais si le président de la Commission de l’Union africaine osait initier des règles claires, opposables à tous les Etats, en matière de transparence électorale, l’Afrique l’acclamerait. Et il aurait le soutien des peuples et même de certains chefs d’Etats, pour imposer des règles qui ne laissent aucun espace aux prétendues spécificités nationales, qui sont autant de prétextes pour ériger des rideaux de fumée, visant à masquer la vérité des urnes.
En dissuadant toute tentation de maintien au pouvoir par des élections frauduleuses, l’Afrique pourrait, d’un seul coup, se soulager d’un bon tiers des fléaux qui la tirent vers le bas. Comment a-t-on pu n’y avoir pensé plus tôt ?

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Commentaires (2)
Vous avez dit ne sont pas facultatives!!!!
Autant de théories qui ne concordent pas avec la réalités africaines. Quand cette commission de l'union africaine reste muette sur le scandale électoral de la rep dem du Congo et le silence complice de la communauté internationale, il y a de quoi conclure que les valeurs démocratiques sont effectivement facultatives...
Pauvre analyse!!!
Encore une réflexion d'un journaliste qui est confite dans la sottise. Les États-unis sont à ses yeux un modèle démocratique. Wow!Comment Bush a-t-il été réélu? Les États-Unis gèrent-ils les affaires mondiales de façon démocratique? Les démocraties occidentales sont-elles sur la même longueur d'onde? Et d'ailleurs, lorsque les dirigeants sont élus, leurs décisions sont-elles pour satisfaire le peuple ou un groupe de mercenaires ou de bandits? Trop de morts. ...
Donc vigilance lorsqu'on est journaliste!!!
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