Dans son livre «Chemins de traverse, Vivre l’économie autrement» (Albin Michel), Emmanuel Faber retrace l’itinéraire spirituel et philosophique qui l’a conduit à créer au sein de la multinationale de l’alimentaire une branche « social business ». Une action qui a réconcilié le financier et l’homme en quête d’absolu qui a rapidement découvert dans ses débuts professionnels au sein d’une banque d’affaires «Combien l’argent rendait fou».
Sa rencontre avec Muhammad Yunus, l’inventeur du microcrédit, a été décisive. C’est au Bangladesh qu’un partenariat entre Danone et la Grameen Bank du prix Nobel de la paix permet, en 2006, l’ouverture d’une usine de yoghourts à haute valeur nutritionnelle. Le concept d’usine agroalimentaire intégré à l’environnement local est exporté dans une dizaine de pays, dont le Sénégal.
Les figures spirituelles d’Emmanuel Faber : Saint-François d’Assises et son disciple du XXème siècle, le Franciscain Eloi Leclerc (frère d’Edouard Leclerc) qui, un jour, lui a dit «Travailler à réconcilier l’homme et l’économie, c’est faire œuvre d’éternité», une phrase fondatrice pour l’ancien élève d’HEC qui voit dans le social-business un lieu de sens et de rassemblement.

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J'ai découvert aujourd'hui
J'ai découvert aujourd'hui cette vidéo et pour partager en quelque sorte une des réflexions/sentiments d'E. Faber, en parlant de ses secondes de 'lumière' qu'il a vécu à la montagne en tant qu'enfant, il m'rappelé Heidegger quand il raconte deux de ses moments, un quand il était enfant, à l'église, en allumant le cierge et en aidant pour qu'il se consomme le moins vite possible tout en sachant qu'il va se consommer. Et l'autre, déjà adulte, à l'occasion d'une messe de nuit à laquelle il a assisté avec Elisabeth Blochman.