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samedi 21 janvier 2012
Léonard Vincent, auteur de l'ouvrage «Les Erythréens»
© RFI
Par Sonia Rolley

« Le peuple érythréen est assez peu présent dans l’imaginaire collectif mondial. C’est un petit peuple discret dans son coin de la Corne de l’Afrique, indépendant depuis une vingtaine d’années seulement. »

Lire la version écrite de l'entretien ci-dessous.

Léonard Vincent s’est intéressé à l’Erythrée alors qu’il était le responsable Afrique de l'ONG Reporters sans frontières. Il n’a pas été en mesure de se rendre dans le pays. Mais c’est au travers des témoignages de ceux qui ont fui qu’il nous livre aujourd’hui le portrait de ce pays méconnu. Il faut savoir qu’un Erythréen sur cinq vit aujourd’hui hors des frontières de son pays. Léonard Vincent répond aux questions de RFI.

RFI : Léonard Vincent, bonjour. Vous venez de publier un livre aux éditions Payot & Rivages, intitulé Les Erythréens, un livre passionnant. Vous êtes connu de nos auditeurs car vous avez été longtemps le responsable Afrique de Reporters sans frontières. Et c’est notamment dans le cadre de cette fonction que vous avez eu l’occasion de travailler sur l’Erythrée. C’est un pays aussi fermé que la Corée du Nord, mais on en parle beaucoup moins. Comment peut-on aussi facilement oublier l’Erythrée ?

Léonard Vincent : D'une part, l’Erythrée n’a pas un intérêt géostratégique important en Afrique, en tout cas d’un point de vue des grands ensembles. Ce n’est pas le Nigeria et son pétrole. Ce n’est pas l’économie sud-africaine. Il n’y a pas de rapport particulier avec une grande puissance européenne, une puissance anciennement coloniale, comme peuvent avoir les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest. Il n’y a pas vraiment de points de crispation autour duquel des diplomaties internationales pourraient vraiment prendre la question de l’Erythrée à bras-le-corps. Par ailleurs, c’est une espèce d’ovni l’Erythrée. Personne ne connaît la culture, l’histoire, même récente de ce pays. Le peuple érythréen est assez peu présent dans l’imaginaire collectif mondial. C’est un petit peuple discret dans son coin de la Corne de l’Afrique, indépendant depuis une vingtaine d’années seulement. Ils se font tout petits et ils ne comptent pas pour grand-chose.

RFI : C’est un pays qui est extrêmement fermé avec un gouvernement qui contrôle l’information et il y a une anecdote frappante dans votre livre à ce propos. C’est le cas de Joshua [Fessehaye Yohannes, NDLR]. Il avait fait partie de la rébellion. C’est un célèbre journaliste. Il avait aussi créé un cirque qui avait sillonné les grandes capitales occidentales. En 2007, vous annoncez dans un communiqué sa mort et vous apprenez qu’en fait qu’il est mort depuis 2002. Comment est-ce possible que la mort d’un personnage comme Joshua peut mettre cinq ans à être reconnue ?

Les Erythréens, . Léonard Vincent. Editions Payot & Rivages.
© Editions Payot & Rivages

L. V. : En fait, Joshua est un personnage emblématique des prisonniers politiques érythréens. Depuis septembre 2001, une semaine après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, le pays est totalement fermé. Et toute la dissidence, toutes voix discordantes, tous les intellectuels, tous les réformistes sont en prison, dans des bagnes dans les montagnes, sans contact avec l’extérieur, et encore pire sans contact entre eux, à l’isolement. Joshua a passé le temps qu’il avait pu passer dans ces conditions absolument apocalyptiques pour un être humain. Et puis à un moment, il s’est suicidé. Mais il s’est suicidé comme d’autres, comme le général Ogbe Abraha qui était un grand général, un chef d’état-major de l’armée érythréenne. Joshua  Fessaye Yohannes était une personnalité assez proche du régime. Il n’avait pas été arrêté. Il s’est rendu à la police par solidarité avec ses confrères. Il voulait protester d’une manière existentielle profondément métaphysique ,contre ce que lui infligeait son frère d’armes, Issayas Afeworki, le président. Je pense que c’était un message tellement fort que tout a dû être fait pour garder sa mort secrète, y compris auprès de sa famille.

RFI : L'Erythrée est devenue indépendante en 1993. Et ensuite, il y a vraiment un moment où il y a une crispation totale du régime, quelques jours après le 11 septembre 2001. Qu’est-ce qui fait qu’à ce moment-là, à un moment propice d’ailleurs puisque le monde a les yeux tournés vers les Etats-Unis, le régime est à ce point dans une situation de stress qu'il fait arrêter tout le monde depuis les réformateurs jusqu’aux journalistes ?

L. V. : Pour une raison très simple : Issayas Afeworki, le président, allait tomber Ses plus proches alliés, ses amis d’enfance, ses amis de lycée, ceux qui avaient lancé la guérilla avec eux, les hommes les plus populaires et les plus puissants d’Erythrée, s’étaient ligués contre lui parce qu’ils se rendait compte qu’il était en train de devenir un despote autoritaire, irrationnel et alcoolique. C’est ce qu’on appelait le « groupe des 15 », le G 15. Les 15 personnalités importantes du pays ont cosigné en mai 2001 une lettre ouverte au parti unique et donc au président Issayas Afeworki pour lui demander d’ouvrir enfin le pays. La guerre avec l’Ethiopie de 1998 à 2000 avait été désastreuse et pour l’Erythrée et pour l’Ethiopie, particulièrement pour l’Erythrée et son économie. Les réformistes estimaient qu’il était temps maintenant d’ouvrir enfin le pays et de répondre à l’espoir qui avait été l’espoir érythréen pendant trente ans de guérilla de maquis contre la puissante machine de guerre éthiopienne. Sa chute imminente a précipité le président  Afeworki et son petit cercle de conseillers autour de lui, les plus cruels, les plus radicaux de la milice qu’il avait créée dans les montagnes, les plus maoïstes de son entourage, a fait incarcérer et jeter aux oubliettes ce que le pays comptait comme forces dynamiques qui pouvaient le porter vers un avenir que tout le monde espérait.

RFI : Depuis 2001, c’est l’hémorragie. Vous écrivez qu’un Erythréen sur cinq vit à l’extérieur des frontières de son pays et c’est d’ailleurs ce qui vous permet d’écrire ce livre, puisque ce livre est basé sur des témoignages de gens qui sont sortis lorsque vous, vous n’avez pas eu la possibilité de vous rendre en Erythrée ?

L. V. : Non. Tout ce qui est journaliste, étranger ou ONG –j’ai travaillé à Reporters sans frontières vous l’avez dit- est considéré comme une officine de la CIA. Non, je n’ai pas pu aller en Erythrée mais il était important quand même de parler de ce pays. Et la seule manière, c’était à travers les voix des Erythréens, de ceux qui étaient partis, de ceux qui étaient là avec leur pays dans leur poche, qui se cachaient parfois même d’être érythréen tellement ils avaient honte de la situation. C’est quelque chose que j’ai voulu rassembler pour eux et puis, pour nous, pour le public français francophone et pour tous ceux qui liront le livre, pour essayer de montrer qu’il y a un désastre éclaté en l’archipel aujourd’hui qui s’appelle l’Erythrée et que ce sont ces petits individus qu’on peut croiser dans la rue qui sont chauffeurs de taxis aux Etats-Unis, qui sont épiciers en Allemagne, qui sont porteurs de ces petits morceaux de leurs pays.

RFI : Dans votre livre, vous évoquez les rafles, en disant que les Erythréens ont peur de sortir pendant leurs jours de repos. Ils ont peur de se faire rafler par la police et de disparaître du jour au lendemain...

Organisation suisse d'aide aux réfugiés

L.V. : Les guifa. Vous êtes dans un quartier en train de faire vos courses. L'armée arrive et boucle tout. Plus personne ne bouge. Il s'agit d'enrôlement de force dans l'armée. Il faut savoir que pour valider sa dernière année de lycée, à 17 ans, on part en camp militaire et pas un camp militaire à l'occidentale ! Officiellement, vous ne pouvez être démobilisé qu'à l'âge de 45 ans. Vous entrez dans l'armée à perpétuité, vous n'êtes pas payé. Vous travaillez sur des chantiers, dans les champs au bénéfice des barons du régime, des mandarins du parti. On essaie donc d'échapper à tout prix à ça. Quand on est raflé pour un papier qui n'est pas en ordre, on est envoyé dans le camp d'Ad Abeito, dans la banlieue nord d'Asmara. Ce camp est une épouvante. Ce sont des cellules collectives de 200-300 personnes. Ceux qui meurent, on les jette à la poubelle, littéralement.

RFI : On comprend que dans ces conditions, il y a des candidats au départ. Ce sont eux que vous faites parler. Toute personne qui part fait peser la responsabilité du départ à sa famille.

L.V.: C'est un grand classique. J'ai un très bon ami qui vit à Paris, qui a vu ses deux soeurs jumelles incarcérées le jour où il a demandé l'asile politique en Europe. L'une d'elle est morte en prison. Il porte cette culpabilité. Le président Issayas Afeworki dit dans ses interviewes que ceux qui partent ont été leurrés par la CIA. Il a répondu d'une manière obscène à une remarque sur les raisons du départ de la jeunesse erythréenne du pays, qu'ils étaient partis en pique-nique et qu'ils vont revenir. Il les considèrent comme des traitres qui vont se mettre au service des Ethiopiens, des Américains ou des ennemis imaginaires.

 

 

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(22) Réactions

Étonnant tous ces messages

Étonnant tous ces messages ci-dessous qui critiquent l'auteur. Pourtant, si l'Érythrée était aussi ouverte que vous l'affirmez, l'auteur aurait pu s'y rendre. Il faut arrêter d'être hypocrite, Léonard Vincent a donné la parole à des réfugiés érythréens qui sont bien réels et qui ont du fuir une dictature terrible. Cela est indiscutable, c'est une réalité. Le fait que toutes les ONG soient interdites d'entrée est aussi un fait réel, quelle qu'elle soit, même des ONG apolitiques qui ne font qu’amener des soins.

Vincent

Visiblement, il y en a beaucoup qui parlent sans même avoir lu le livre, réagissant juste avec ces réflexes de "critiquer un pays d'Afrique, c'est mal" et "si un blanc parle de l'Afrique, il ment forcément". Eh ben, c'est du propre !
Lisez le livre, documentez-vous, et essayez de lire un minimum entre les lignes de l'interview du pro-Afeworki qui a été posté deux fois dans les commentaires, qui justifie notamment l'interdiction de la presse dans le pays car ça pourrait donner une voix d'entrée aux impérialistes de la CIA.
Si vous n'êtes pas capables de dépasser ces réflexes, certes compréhensibles (on a besoin de croire en son continent d'origine ou en un autre système), alors les dictateurs d'aujourd'hui, qui ne valent pas mieux que les précédents, ont encore de beaux jours devant eux.

ERYTHREENS POUR LA DEMOCRACY!

Alor tous dabord il n y'a pas besoin d'aller en érythrée pour savoir a quel point le pays va mal! Il suffit juste de savoir que si vous etes journaliste et que vous n'etes pas érythréens vous ne pouvez PAS aller là bas! Je suis érythréen et je suis aller en érythrée pour voir ma famille, je suis également aller au camp militaire qui se trouve au plein milieur du désert! JE TIENS A LE DIRE HAUT ET FORT LA SITUATON EST CATASTROPHIQUE!!!!!!!! LES GENS CREVENT DE FAIMS ET NE PEUVENT PAS PROTESTER PAR PEUR D'ETRE EMPRISONNER ET TORTURER!! La population gagne en moyenne 20frs par mois! QUE VOULEZ-VOUS FAIRE AVEC 20FR PAR MOIS??? C'EST MEME PAS SUFFISANT POUR 3JOURS! Certain dise que l'érythrée va bien et qu'il n y'a pas de souçis! COMMENT SA SE FAIT-IL ALOR QUE PAR JOUR IL Y'A ENVIRON 400 à 500 PERSONNES QUI RISQUENT LEUR VIE ET FUIENT DU PAYS????????!!!!! COMMENT SA SE FAIT QUE SUR LA CHAINE LOCAL ERITV IL NE MONTRE QUE LE COTé POSITIF DU PAYS!Lorsque il y'a eu la révolte dans les pays arabe LA CHAINE ERITV N'A RIEN DU TOU MONTRER PAR PEUR QUE LE PEUPLE NE SE REVOLTE! Enfin bref je remercie Léonard Vincent pour son article et son livre et souhaite de tous coeur que la situation change!

Commentaires irrationnels

Quelques précisions. Beaucoup de commentaires s'insurgent que MR Vincent ne se soit pas rendu dans le pays, que le service est obligatoire dans d'autres pays...
1) dans les autres pays le service est obligatoire (pas en France) mais limité dans le temps quelques mois à trois ans, ce qui n'est pas le cas en Érythrée.
2) Il est impossible aujourd'hui de se rendre dans ce pays. Pour celui qui aurait réussi à s'y rendre il faut un permis pour sortir de la capitale. En cas de difficulté les services consulaires des ambassades doivent attendre 10 jours pour obtenir un permis afin de sortir de la capitale. Pour un pays que vous citez un ex cela n'est pas très "transparent"...
3) Quant au pb de légitimité dénoncé. Je vois plusieurs commentaires qui s'insurgent qu'un occidental puisse écrire sur un pays d'Afrique. On appelle cela du racisme... En quoi un Sénégalais serait plus légitime qu'un Français pour écrire ? D'autant que Mr Vincent précise bien au début de son ouvrage (pour ceux qui l ont ouvert...) qu'il n'a pu s'y rendre et donne la parole à ceux qui ont fui. Le point de vu est orienté certes mais annoncé honnêtement.
4) Le discours du président est tiers mondiste et socialisant certes, cela suffit pour en faire un ex pour le reste de l'Afrique ? Drôle d'exemple : un pays ou l'opposition n'existe pas, l'armée domine tous les secteurs de l’économie phagocytant le secteur privé...
5) pays autosuffisant : oui la Corée du Nord également cela n’empêche pas la population de souffrir de la faim...
6) Vous rentrez dans le jeu du régime (ou vous l'approuvez ce qui rend vos commentaires tout aussi orientés), si on ne peut pas entrer dans un pays on ne peut donc pas en parler ?
Certes Aferworki a une légitimité historique, il a permis la libération du pays? la communauté internatinoale devrait se remettre en question : ne pas avoir soutenue l'Erythrée en 45, puis sur la délimitation de la frontière avec l'Ethiopie. Il n'empêche le discours victimaire et la défiance contre la communauté internationale entretient cette légitimité historique et la sacralisation de l'Etat contre un étranger forcément ennemi.

A différents degrés, chaque sécession a éprouvé des difficultés à passer d’une administration militaire à une administration civile. C’est cette capacité politique à changer de paradigme pour passer du statut d’homme militaire à celui d’homme politique, qui doit être analysée comme le fondement d’une sécession réussie. Or en Erythrée la constitution adoptée en 1997 reste suspendue, le Président gouverne par des décisions et concentre entre ses mains les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires. Les assemblées (nationale et locales) sont noyautées par le PFDJ. Les syndicats ont été supprimés, la presse libre n'existe pas.
....
Vous pensez toujours que c'est un exemple à suivre pour d'autres nation d'Afrique ?

Je suis outree par cet

Je suis outree par cet interview. Le journalisme n'existe plus. RFI a repris ce qui a ete ecrit sur le Nouvel Obs. Un journaliste qui n'a jamais mis les pieds en Erythree ne peut surement pas ecrire un livre sur ce pays. Le service militaire existe toujours en Israel. La France avait aussi son service militaire obligatoire. Pourquoi serait-il different pour l'Erythree?
Peut etre que M.Vincent est amoureux d'une "fighter" Erythreenne??

un héros qui tourne mal...?

La violence des réactions me surprend:
- Il est certain que Issaïas fut un homme droit, de valeur, de courage, avec une vraie vision, et que ces qualités ont permis au EPLF de stabiliser le pays; Il y avait un vrai "esprit de Nacfa" quand on organisait des écoles, des dispensaires, de la culture, de l'agriculture, c'était un espoir énorme! Issaïas tenait courageusement tête aux Occidentaux.
Mais comme cela arrive souvent, le héros s'est retourné contre son pays. Il y a un Afworki d'avant et un Afworki d'après..
- J'ai bondi aussi en entendant que l'Erythrée n'avait pas d'intérêt en ressources ni géostratégique. (cf autre commentaire supra).

Sur la situation actuelle:
- Le taux de croissance n'est pas un bon critère de bien être: en 1989 la Roumanie était le seul Etat sans dette en Europe, mais la vie y était très difficile.
- Le fait que des Erythréens aient fui en masse le pays témoigne de l'impossibilité d'y construire une vie stable.
- RSF place l'Erythrée tout en bas de l'échelle mondiale pour la liberté de la presse; oui, le pays est indépendant, mais la plupart de ses habitants vivent dans la peur et le dénuement.

Léonard Vincent (je vais lire son livre, car je le découvre aujourd'hui) a le mérite d'attirer l'attention sur un pays peu connu. ...

Qui est Dictateur?

Quand on est pas d'accord avec les idées de l'occident, on est Dictateur.
Afeworki ne veux pas baisser son froc pour que vs allez exploiter la richesse du pays comme ailleurs en Afrique. Donc c'est le peuple entier qui travaille dure.

honte pour qui vous travailler

Il faut arrêter de nous faire croire que vous savez mieux que les Africaine, C'est une honte d'écrire sans savoir de quoi on parle.
L'Erythrée c'est un exemple pour la nouvelle génération d'Afrique (autosuffisance)

La géostratégie de l'Erythrée

Le soi-disant spécialiste de l'Erythrée Léonard Vincent prétend que " l’Érythrée d'une part, n’a pas un intérêt géostratégique important en Afrique, en tout cas d’un point de vue des grands ensembles. Ce n’est pas le Nigeria et son pétrole. Ce n’est pas l’économie sud-africaine."Or, notre spécialiste ignore non seulement le peuple érythréen et son histoire, mais également l'importance géostratégique de l’Érythrée dans la Corne de l'Afrique, la Mer Rouge et le détroit de Bab-al-Mandeb, avec ses côtes de 1200 km et ses 261 îles et îlots, sans parler de ses mines d'or et d'autres ressources minérales précieuses...L’Érythrée fut un des pays africains très convoitée depuis la fin du XIX siècle par les grandes puissances à cause de sa position géostratégique fort sensible. Nul doute que Vincent ignore que l'Erythrée n’a pu arracher son indépendance à la fin du siècle dernier après un siècle de succession des puissances coloniales orientales et occidentales et après un demi-siècle de lutte politique et militaire sans merci. Il est grand temps que Léonard Vincent révise l'histoire de l'Erythrée et il faudrait qu'il sache préalablement que l'on ne devient pas spécialiste de l'Erythrée ou de n’importe quel autre pays sous prétexte que ce pays et peu ou mal connu en France. D'ailleurs Léonard Vincent ignore qu'en France il y a des journalistes, des écrivains et des universitaires qui connaissent parfaitement l'histoire ancienne et contemporaine de l'Erythrée.
Mais que faire si Vincent ignore aussi bien les vrais spécialistes de l'Erythrée en France que l’histoire de l'Erythrée, de son peuple, de son économie et sa géostratégie ?!

Ridicule

Un livre ridicule écrit avec un objectif de donner une mauvaise image a un pays qui est en plain croissance et développement. En 20 ans d'indépendance il faut voir ce que le pays a concrétisé.

un livre fait de bric et de broc

Leonard Vincent entame son ouvrage par une citation de Pasoloni "Je sais. Mais je n'ai pas de preuves" pour affirmer hasardeusement et dès la première page de son récit qu'en France "Personne ou presque ne connait l’Erythrée", avant de conclure qu'il ne s'est jamais rendu en Erythrée. Et pourtant, il prétend être le spécialiste de l'Erythrée dans un pays des "aveugles". Un livre fait de bric et de broc.

encore une histoire d'argent

je voulais juste savoir l'argent qu'il a toucher pour écrire cet ouvrage. et on connait la suite qui sera divulguer prochainement dans les médias.

L’Auteur : « Je n’ai pu aller en Erythrée » :O

Alors comment vous avez pu écrire sur le peuple de ce pays.
Un autre occidental qui veut se faire de l’argent facile en écrivant sur un pays de l’Afrique sans même y être été. Toutes les choses écrites sont vrai? No…je viens de rentrer d’un voyage en Érythrée, je vous assure que la plus parte des choses écrit sur ce livre sont loin de la réalité. Vous venez d’écrire un roman qui ne dessine pas le peuple Erythréen. Je suis désole pour les Erythréens et leur riche histoire que ne mérite pas du tout ce livre.

Les Erythréens

Rien de surprenant ni dans l'ouvrage ni dans l'entretien de Léonard Vincent avec RFI, car il joue maladroitement le rôle qui lui a été attribué dans une politique visant à dénaturer le régime érythrée qui fraye son propre chemin contre vents et marées loin du diktat de Washington.

Spécialiste en mensonges !

L auteur de ce recit prétend avec beaucoup d'arrogance qu'il est le grand spécialiste de l'Erythrée et pourtant il ignore complétement le pays, son peuple et son Président. A la fin de son "livre-récit" M. Léonard Vincent ne remercie même pas les personnes qui lui ont données toutes ces "fausses informations". D'ailleurs, vos contacts sont-ils réels?

Ni journaliste, ni ecrivain

Bien sur que non, tout les contacts de M. Vincent sont imaginaires, comme les "injuste" propos qu'il tiens sur l’Érythrée. Un vrai journaliste se rend sur place, vois ce qui se passe et se permet par la suite d'ecrire ce qu'il a vécu, ressenti, perçu!

Léonard Vincent

Vous ignorez tout de l'Erythrée, des Erythrées ,de son Président et vous écrivez tout et n,importe quoi sur eux sans avoir le moindre scrupule.

Nul n'est dupe !

Léonard Vincent se prend pour un borgne-roi dans le pays des aveugles. Or en vérité il incarne parfaitement le rôle d'un aveugle dans un pays oùil n'y a ni borgne ni aveugle, hormis lui-même bien évidement.

une vrai independence

Il faut aller voir le pays et comprendre son histoire avant d’écrire un livre. L'Erythrée a une vision qui est très claire pour son avenir
Mais les occidentaux ça ne nous arrange pas qu'un pays arrive seul sans dettes. Le pays a beaucoup d'avenir. Léonard Vincent ne sais même pas de quoi il parle car le pays a ressource naturelle qui n’est pas encore exploiter ou qui commence a l’être. (Or, pétrole, gaz, potassiums,….)
L’Etat Unis d’Amérique a essayé et essaye encore de déstabiliser ce payer car ne veux pas qui soit un exemple pour les autre pays Africain

Livre et interviews impartiaux! descrition errone.

Pourquoi ne dire que ce qu'une partie vous raconte? Tjrs prets a donner une image negative de l'Afrique. Bien sur que c'est un pays ferme mais pour quelles raisons?
Vous faites express de ne pas mentioner que ce pays a le luxe d'avoir le taux de croissance le plus eleve du monde.Sans l'aide du FMI ou de la banque mondiale. Bref un miracle realise en mode "ferme" et sans DETTE

Description errone. Peutetre

Es-ce que la raison pour 'le taux de croissance le plus eleve du monde' est par-ce que les soldats sont vraiment des esclaves?

Fidele a votre logique d'extrapolation n'est-ce pas?

Il ya aussi des soldats dans d'autres pays du monde ou le service militaire est obligatoire.....et pourtant! Tant que vous voyez les choses sous votre prisme raye on ne peut rien esperer de bien de vos ecris. Vous auriez peut-etre aime que ces soldats fassent des coups d'etats a la solde de l'occident au lieu de construire leur pays n'est-ce pas? Il est mentione dans L'interview que le pays n'accepte aucun journaliste etranger et pourtant le lien poste ci-dessus demontre le contraire. Je suis curieux de lire votre reference a l'esclavage, je n'ose le commenter car il me semble que ce mot a une definition qui vous echappe.
AU fait ou se situe votre incomprehension? Le taux de croissance ou le fait que les erythreens s'occupent eux-meme du developpement de leur pays?

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